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Grand synode à Babel et clôture du Talmud de Babylone.
Le Talmud comprend : la Michnah, la Guémarah, la Agadah, la Braïta et la Tossefta.
Empire Perse Sassanide : C’est aux alentours de l’an 427, que des centaines d’Amoraïm, les Maîtres et disciples des plus grandes académies talmudiques d’Israël, de Soura, de Néhardéa, de Poumbédita, de Perse et de tout l’Empire Romain se réunissent à Babel autour de la signature du Talmud Bably, soit le Talmud de Babylone. La signature est placée sous la direction de Ravyna II et de Rav Achi : «...Rav Achi et Ravyna ont ordonné les enseignements des amoraïm qui vinrent avant eux et ont fixé l’ordre des traités chacun sur la Michnah qui lui correspond..», traité Baba Métsia. Toutes les règles législatives qui émanent de la Torah - soit l'ensemble des connaissances issues de la Loi orale et la Loi écrite reçues au mont Sinaï par les Enfants d'Israël, sont exposées à l'étude, vérifiées et compilées au terme de plusieurs années de débats par les Académies des Amoraïm.
Tous ces enseignements écrits en araméen, sont prêts à être transmis dans un ouvrage en plusieurs volumes, complets et ordonnés, et édifiés selon la nomenclature des sources écrites qui constituent le corpus de Loi orale ; la Michnah. Les textes du Talmud sont composés des sources de la "Michnah", de la Guémara, et de la Halakha. Ce terme définit la "voix à suivre", c'est à dire, le comportement à adopter en telle ou telle circonstance. Une Halakha est généralement une loi explicite transmise telle quelle de génération en génération. Le Talmud comprend également des sources de la Agadah, des "Récits", ainsi que des apports de la Tossefta et de la Braïta (des "Braïtoth" au pluriel). Celles-ci sont des sources dites "extérieures" qui ont été rassemblées par Yéhoudah ha-Nassi, mais qui ne furent pas consignées dans le corpus définitif la Michnah. Elles sont rappelées en références à certaines occasions, notamment lors de débats divergents entre Maîtres ou écoles, ce sont les Makhlokèt. Le Talmud, sur lequel il est désormais interdit de rajouter ou de soustraire, clôt les études comparées et les discutions des Maîtres des Académies antérieurs sur tous les sujets émanants de la Loi orale et la Loi écrite.
Les discussions des Amoraïm sont introduites en générale par les expressions araméennes ; Matnitin, qui veut dire : « une Michnah nous a enseigné » ou " nous avons déjà appris dans une Michnah par le Maître untel..". Soit par l'expression au sens similaire de Tanya. L’ensemble des discussions et des débats, qui ont pour but de comprendre et d'approffondir les alinéas de la Michnah, porte le nom de Guémara, une expression qui vient du verbe enseigner en araméen. Le Talmud est essentiellement composé des sources de la Michnah et de la Guémara, se dit Souguya en araméen. Ce terme araméen définit l’exposé de la problématique d’un sujet ou d’un détail d’une loi.
Le Talmud de Babylone est composé de 12 volumes et compte 2 974 pages ou Dapim (un "Daf" au singulier). Il est aussi appelé - le Shas, acronyme de Shicha Sédarim, et qui fait référence aux Six Ordres. Ces six ordres sont classés et présentés à l'identique des thèmathiques cités dans la Michnah. Près de trois cent cinquante sept ans après la destruction du second Temple de Jérusalem par les romains, les Amoraïm entérinent et achèvent la compilation des concertations et des argumentations des Sages et jurisconsultes d’Israël et de Babel. C’est sur la base des enseignements du Talmud de Babylone que seront entrepris plus tardivement les ouvrages de "Halakha", " littéralement "la voie à suivre pour l'homme", base du code juridique des règles et coutumes du Judaïsme.
Le Talmud comprend une multitude d'enseignements, dont les 13 règles de déduction indispenssables à l’étude et à l'interprétation d'une loi - les Chaloch Héssré Midot ché ha-Torah nidréchèt bahèm. Celles-ci ont été enseignées par raby Ychmaël et sont au nombre de 13 principes fondamentaux. Le Talmud commente et développe tout ce qui est en rapport avec le droit privée, public et du culte, que ce soit pour les jours profanes et les jours de fêtes, applicable en terre d'Israël ou en dehors d’Israël, en Diaspora.
Le texte du Talmud comprend aussi un grand nombre d"Agadot", les Récits (une "Agadah" au singulier). Ces enseignements, dont les sources sont tirées du Tanakh - le Pentateuque, les Hagiographes et les Prophètes, entrent dans le cadre des sources écrites basées sur le sens homilétique ou Drach. Ces récits sont à l’origine d'enseignements philosophiques, de la pensée juive en générale, de la somme des connaissances scientifiques ou encore de la médecine, de la physique, des mathématiques, de la botanique, de l’astronomie, ainsi que des enseignements moraux et historiques du peuple juif. La clôture définitive du Talmud sera signée par Mar bar Rav Achi, en l’an 500.