| Chroniques Universelles : De l'an 2 à 1657 du calendrier hébraïque |
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Témoignages sur les vestiges de l'Arche de Noé.
L'histoire de l'Arche de Noé a toujours suscité la curiosité des hommes, qu'ils soient religieux ou laïcs. De nombreux récits sur ce sujet ont traversés les siècles et sont parvenus à notre connaissance. De nos jours, plusieurs ouvrages en différentes langues traitent de sa localisation. L'Arche de Noé est devenue l'objet de recherche et de convoitise de nombreux archéologues du monde entier, dont voici les témoignages suivants. (photo : encre en pierre retrouvée par l'archéologue Ron Wyatt)
Dans la Haute Antiquité, les Perses appelaient les Montagnes d'Ararat “Khouhi-Noukh”, la "Montagne de Noé". En 400 av. l'ère vulgaire, Epiphane de Salamine écrit : "Aujourd'hui encore, on montre les restes de l'Arche de Noé dans le pays des Kurdes." Le Chaldéen Bérose écrit, en l'an 275 av. l'ère vulgaire : "On dit que l'on voit encore les restes de l'Arche sur la montagne des Cordiens. Certains ont rapporté de ce lieu des morceaux de bitume dont elle était enduite." Egalement : "Les habitants de la région du Caucase grattaient le revêtement de bitume de l'Arche de Noé, qu'ils avaient retrouvée, pour s'en faire des contrepoisons et des talismans." En l'an 30 av. l'ère vulgaire, l'Egyptien Hiéronymus, auteur des "Antiquités phéniciennes", mentionne l'Arche dans ses écrits. Dans les sources hébraïques, Yonathane ben Houziel atteste que l'Arche se trouve sur les monts Cardon. L'un de ces sommets porte le nom de Cardanya et l'autre Armanya, dans une région située au nord-ouest de l'Iran, entre la Turquie et le Kurdistan. Le "Targoum Onquélos", ou traduction araméenne de la Bible, cite les montagnes de Cardou, allusion au nom de Kurde ou Kurdistan. Lors de l'épisode de Pourim, les exégètes précisent que Haman et ses 10 fils furent pendus à l'une des poutres de l'Arche de Noé. L'ami d'Hérode I, Nicolas de Damas écrit : "Dans la province de Miniade, se dresse une haute montagne nommée Baris où, dit-on, plusieurs personnes se sauvèrent pendant le Déluge, et qu'une arche dans laquelle aurait vécu un homme a échoué sur cette montagne." Jérôme et Théophile d'Antioche évoquent successivement les restes de l'Arche demeurés intacts sur l'Ararat. L'historien Flavius Joseph (Ier siècle) relate dans ses écrits qu'il est notoire à son époque que les vestiges de l'Arche de Noé s'y trouvaient. Toujours selon Flavius Joseph, les Arméniens ont nommé ce lieu "descente" ou "sortie". Il note que le nom d'une ville proche de la montagne nommée Nakhchevan, veut dire en arménien "lieu d'accostage", et il ajoute : "Car c'est là que l'Arche a touché terre." On note aussi que le roi d'Adiabène Mounbaze donna à son fils Isitas la région de Céron où se trouvait l'Arche. En 330, le moine Jacob tente l'ascension de la célèbre montagne et en ramène un fragment qui sera conservé comme relique dans le monastère d'Etschmiadzin jusqu'en 1829, date de la destruction de ce monastère par un tremblement de terre. Benjamin de Tudèle, célèbre voyageur juif du XII ème siècle, écrit avoir entendu que des Arabes avaient transféré les restes de l'Arche dans un lieu de prières. On distingue aussi les témoignages écrits de l'évêque Epiphane de Constantinople, de Jean Chrysostome, de Faustus de Byzance, du roi Héraclius qui aurait visité le site, de l'évêque Isidore de Séville, de Marco Polo, et du roi d'Arménie Haithon qui, en 1245, témoigne de l'existence de l'Arche que l'on peut apercevoir lors des fontes des neiges.
Au XIX ème siècle, l'explorateur Claudius James Rich, le Dr Freidrich Parrot et Haji Yearam entreprennent une expédition. En juillet 1840, suite à une éruption sur les flancs de l'Ararat, les autorités turques envoient des équipes d'ouvriers. L'une d'elles découvre alors les restes d'un très grand navire dont la partie accessible est divisée en trois chambres. En 1856, trois savants britanniques font l'ascension de l'Ararat, tombent sur les vestiges d'un très grand navire bloqué dans les glaces, mais gardent le silence durant 62 ans. En 1918, un journal à grand tirage publie un récit évoquant le témoignage de l'un des trois savants britanniques corroborant les faits. En 1872, l'assyriologue anglais Smith découvre des traces écrites du récit du Déluge dans la littérature cunéiforme. En 1876, James Bryce, membre de la Société de Géographie Royale de Londres, fait l'ascension du Mont Ararat et aperçoit parmi des blocs de glace une pièce de bois d'environ 1 mètre de long et 20 cm d'épaisseur, visiblement taillée. En 1883, suite à une avalanche, le gouvernement turque ordonne une enquête et fait appel à un glaciologue britannique nommé Gascoyne. Lors d'une excursion, l'explorateur observe les restes d'un antique vaisseau pris dans la glace. En 1887, l'archidiacre Nourri découvre les vestiges de l'Arche, formée de poutres de bois très épais et de couleur rouge sombre. Il rend compte de sa trouvaille au congrès du Parlement Mondial des Églises.
En août 1916, un aviateur russe, Vladimir Roskovitsky, observe lors d'une mission de reconnaissance à la frontière turque un lac gelé sur le versant oriental du Grand-Ararat et reconnaît la carcasse d'un gigantesque navire. Le capitaine Koorbatoff survole à son tour la région et confirme les faits. Il fait son rapport au tsar Nicolas II qui ordonne immédiatement une expédition terrestre. Celle-ci est dirigée par Roskowitsky et l'italien Angelo Palego, accompagnés de 150 hommes. En 1914, Arno Poebel publiera le récit du Déluge d'après des plaquettes de la littérature sumérienne trouvées dans la cité de Guilgamesh, premier roi d'Ourouk, une ville de la Basse Mésopotamie.(photo ci-contre : tablette écrite en akkadien. Le texte évoque la célèbre épopée du roi Guilgamesh, ainsi que le récit du Déluge et du Noé sumérien.) En 1943, le journal de l'armée américaine "Stars and Stripes" publie : deux pilotes de l'armée de l'air qui ont décolé d'Erivan, en Russie, pour se rendre en Tunisie, ont aperçu, en passant au-dessus de l'Ararat, un grand bateau à moitié immergé dans un petit lac à très haute altitude. Vers la même époque, le major Jasper Maskelyn, chef des services soviétiques de camouflage, cite les exploits de l'un de ses hommes qui a repéré les décombres d'un antique navire sur l'Ararat. En 1952, suite aux témoignages d'un arménien nommé Alin, l'alpiniste Fernand Navarra entreprend sa première expédition et scrute les flancs de la montagne Ararat. En juillet 1953, Navarra et son camarade Seker trouvent une étrange masse sombre. Ils parviennent à s'en approcher d'une centaine de mètres et prennent des photos. Navarra fait des conférences au Palais de Chaillot à Paris, suite à quoi, le visa d'entrée dans la zone militaire de l'Ararat lui sera refusé par les turcs. En 1955, Navarra découvre finalement des morceaux de poutres en bois sculpté. Il procède à plusieurs analyses scientifiques au carbone 14 dans différents laboratoires européens, qui les datent entre 3000 à 5000 ans, représentant l'époque approximative du Déluge. Il publie un compte-rendu de ses premières découvertes dans un volume intitulé "J'ai touché l'Arche de Noé", paru en 1956. Le 31 Juillet 1969, avec l'équipe américaine SEARCH, Navarra découvre à nouveau du bois provenant de l'Arche. En 1974, Harold Cumming publie une photographie prise par un satellite de la Technologie des Ressources Terrestres (ERTS), à 720 kilomètres au-dessus du mont Ararat. Le cliché montre un objet non identifié sur le flanc de la montagne. D'après l'ancien sénateur Franck Moss, alors président du comité sénatorial pour les questions spatiales, “l'objet aurait sensiblement la taille et la forme de l'Arche de Noé”. On distingue aussi les travaux et témoignages de l'archéologue Hardwidke Knignht, de Ray Lubeck, d'Ed Davis, du pilote Vince Will, du colonel Walter Hunter, de David Duckworth, du photographe William Todd, de Charlie Mc Callen, et de l'alpiniste James Corbin, auteur de : "Les Explorateurs de l'Ararat".
Les "Bné Noah" ou les Enfants de Noé.
Les descendants de Chem, Ham et Japhèt après le Déluge.
Raby Don Itshak Abrabanel écrit : " La part de Chem fut l'Asie, celle de Ham l'Afrique, celle de Japhèt l'Europe ". Ezéchiel 32-26. Les trois fils de Noé, Chem, Ham et Japhèt sont à l'origine des premières civilisations et des peuples appelés les 70 Nations, les 70 peuples fondateurs de l'humanité, tels qu'ils sont présentés dans la Bible hébraïque : "Et voici la descendance des fils de Noah, Chem, Ham et Yaphèt, à qui des enfants naquirent après le Déluge...Ce sont là les familles des fils de Noah selon leurs générations et leurs peuplades, et c'est de là que les nations se sont divisées sur la terre après le Déluge". Genèse 10-1;32 Aussi à propos du verset : " Quand le Souverain donna aux nations leur héritage, quand Il sépara les enfants de l'homme, il fixa les frontières des peuples d'après le nombre des enfants d'Israël ", Deutéronome 32-8 Rachi commente : " D'après le nombre des enfants d'Israel qui devaient descendre de Chem, selon le compte des 70 âmes des enfants d'Israel qui sont descendus en Egypte Qu'Il fixa les frontières des peuples en 70 langues ". (dessein : figuration du monde par Heinrich Bunting (1545-1606). En son centre : Jérusalem, autour trois continents : l'Asie, l'Europe et l'Afrique). Abba Yssi a enseigné, au nom de Chmouel ha-Katan : "Le monde ressemble au globe de l'oeil : le blanc de l'oeil, c'est l'océan qui entoure l'univers ; l'iris représente la terre ; la pupille symbolise Jérusalem ; quant à l'image formée au fond de la rétine, c'est le Temple". Traité Dérekh Erets Zouta, Chapitre 9.
Noms des descendants de Ham, les Hamites : 32 pères fondateurs et environ 730 hommes issus des tribus de Ham : Kouch, Mitsraïm, Phout et Canahan. Canahan engendre 11 fils : Tsidon, Heth, Yévoussi, Amori, Guirgashi, Hivi, Harki, Arvadi, Sini, Tsémari, Hamati. Les Amorites ou Emorites et les Hittites sont d'antiques peuplades de la région d'Anatolie (la Turquie actuelle). Ils pénètreront jusqu'en Mésopotamie. Les régions appelées dans le Pentateuque Aram-Naharayim ou Paddan-Aram forment la Mésopotamie. Ce nom est formé à partir des expressions "Miso" et "Potamia", signifiant "le Pays entre les deux fleuves". Ces deux fleuves sont le Tigre ou "Hidékel" et l'Euphrate ou "Prath". Ils font partie des quatre fleuves cités dans la Bible hébraïque : ils arrosent le pays d'Eden, le berceau de l'humanité. Les Tsidonites représentent un peuple polythéiste et ont pour dieu principal Hastarté. Ils s'installeront en Phénicie. Kouch, fils de Ham, instaurera sa royauté dans le sud de l'Egypte (Mauritanie / Somalie / Ethiopie). Ses fils : Sava, Savta et Rahma.Ils formeront les tribus de l'Arabie septentrionale du Golfe persique et du sud de l'Arabie. Kouch engendrera trois autres fils : Havila, Savtékha et Nemrod, le plus célèbre d'entre tous. Sont issus de Rahma : Chéva et Dédane. Mitsraïm, fils de Ham, est le fondateur de l'Egypte antique, pré-dynastique et pré-pharaonique. Sont issus de Mitsraïm : Loud, Hénam, Lahav, Naftoah, Patros, Kaftor et Kaslouah. La première royauté suprême et héréditaire en Egypte sera détenue par Kaftor, duquel sont issus quatorze rois successifs, avant de laisser la royauté aux Kévatim. Les fils de Kaslouah s'uniront avec des descendantes de Patros et donneront naissance aux Philistins. On distingue aussi les familles des Kaftorim, des Guerrarim, des Hahazatim, des Guitim et des Hékronim. Sont issus de Phout : Guéval, Hadan, Khané et Héden.
Noms des descendants de Japhèt, les Japhétistes : 15 pères fondateurs et environ 460 hommes issus des tribus de Japhèt : Gomer, Magog, Madaï, Yavan, Touval, Méchekh et Tiras. Parmi les descendants issus de Gomer : Aschkénaz, Rifat et Togarma. Sont issus de Magog : Elihoreph et Lovav. Sont issus de Madaï : Ahvane, Zila, Honaï et Lotaï. Sont issus de Yavan ou Ionie : Elisha, Tarchiche, Kitim et Dodanim. Sont issus de Touval : Arifaï, Késhed et Taaraï. Sont issus de Méchekh : Redon, Zedon et Chévchani. Sont issus de Tiras (Perse) : Béniov, Guéra, Khizione, Lophérione et Guilak.
Noms des descendants de Sem, les Sémites : 23 pères fondateurs et environ 370 hommes issus des tribus de Chem ou Sem : Arpakhchad, Hélam, Achour, Loud et Aram. Parmi les descendants de Hélam : Chouchan, Mahol et Hermon. Parmi les descendants d'Achour : Méros et Mokil. Sont issus d'Arpakhchad : Chélah, Haner et Eschcol. Sont issus de Loud : Phétor et Haziyon. Parmi les descendants d'Aram : Houts, Houl, Guéter et Mash. Parmi les descendants de Chélah : Pélèg et Yoktane. De ce dernier, seront issus les peuples d'Almodade, Chélèph, Hatsarmavet, Yérah, Hadoram, Ouzal, Dikla, Hoval, Avimael, Chéva, Ophir, Havilah et Yovav.
Le Dieu d’Israël n’est pas un Dieu national, mais le Dieu de tous les hommes.
" L’Eternel, Créateur du ciel et de la terre, exerce une puissance éternelle, infinie et unique. Il est un Dieu miséricordieux et clément, juste et bon, sévère mais non inexorable. Les prières d’Abraham et de Moïse arrêtent ou diminuent les effets de sa vengeance, et s’Il punit le mal jusqu’à la quatrième génération, Il tient compte du bien jusqu’à la postérité la plus reculée. Il préfère la pureté de l’âme à tous les sacrifices ; " Et maintenant, ô Israël, qu’est-ce-que l’Eternel te demande, sinon de Le craindre, marcher dans ses voies, L’aimer et Le servir de toute son âme et de toutes ses forces ". La circoncision du corps, signe matériel de l’alliance, ne suffit pas, il faut aussi celle du cœur. " Vous circoncirez votre cœur et vous n’endurcirez plus votre tête, car l’Eternel est le Dieu grand, fort et redoutable qui ne fait acceptation de personne, et qui ne reçoit point de don corrupteur, qui accorde droit à l’hôte, l’orphelin et la veuve, qui aime l’étranger, l'habille et le nourrit ". Ces derniers mots montrent que le Dieu des Juifs n’est pas seulement, comme on l’a prétendu, même aux yeux des Hébreux, un Dieu national, une Divinité locale. L’Eternel est dans les cieux et sur la terre. En dehors de Lui il n’y a rien. Il est juge de toute créature, le Dieu de tout esprit et de toute chair. C’est parce que l’idolâtrie s’est répandue sur la terre qu’Il s’est choisi un peuple à part, dont la mission sera de conserver son culte et son nom jusqu’au jour ou toutes les nations reviendront à son Temple. Moïse proclame clairement cette mission : " Vous êtes, dit-il aux Hébreux, un peuple saint, un royaume de prêtres. Observez mes commandements, ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des nations qui, entendant ces lois, diront de vous : cette grande nation est véritablement un peuple intelligent et sage ". Les Juifs sont, pour l’humanité entière, comme la caste sacerdotale du culte de l’Eternel, le Dieu universel, qu’elle doit révéler au monde quand les temps seront venus, et vers Lequel, en attendant ce grand jour, elle appelle tous ceux qui viennent au milieu d’elle. Les Hébreux, en effet, ont accueilli de tout temps l’étranger qui voulait vivre selon leur loi, et ce droit de cité dont les républiques anciennes étaient si avares, ils le donnaient à qui croyait comme eux". Victor Duruy Ministre de l'Instruction (France - 1867)
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