• La Création du monde ou 'Briyat ha-Holam'• Le "Louah Hyvry" ou le Calendrier hébraique• Le "Chabat "et le "Yom Tov"• La "Kabbalah" ou la Sagesse Esotérique.• La Création du genre humain.• La Chaine de la Transmission du Judaïsme• Chroniques bibliques depuis la genèse de l'humanité• Ha-Maboul, le Déluge détruit l'humanité• 1948 / 2255 : Les Chlochah Avoth, les Trois Patriarches• 'Migdal Babel', la Tour de Babel• 'Brith ben ha-Bétarim' ou l'Alliance entre les Morceaux• La 'Brith Milah', la circoncision• 2048 / 2448 : De la naissance d'Isaac à la sortie des Hébreux d'Egypte• La 'Hakédah' ou le ligotage d'Isaac• Rébecca donne naissance à Jacob et Esaü• 2185 / 2205 : Jacob part en exil à Kharan• La rencontre entre Jacob et Esaü• Joseph est vendu par ses frères• 2238 / 2448 : Les Hébreux descendent en Egypte• 2332 / 2448 : La 'Galout Mitsraïm' ou l'exil d'Egypte• 'Yétsiat Mitsraïm', les Hébreux fuient l'Egypte• 'Chavouhot' ou le Don de la Torah• La 'Torah' ; la 'Torah ché-Bikhtav' ou la Loi écritte et la 'Torah ché-Béhalpé' ou la Loi orale• La 'Torah ché-Bikhtav' ou la Torah ecrite• La 'Parachat ha-Chavouah', la lecture hebdomadaire• Du Veau d'or au Grand Jour• Moïse fit assembler toute la communauté• Les Hébreux lèvent le camp• Les Hébreux achèvent quarante années dans le désert• La chaine de la Transmission de Maitres à disciples• Les "Tariag Mitsvoth" ou les 613 Commandements• 2488 / 3448 : Du Sanhédrine de Josué à la fin des Prophètes• La Nation d'Israël ; un peuple tripple, une Terre au 11 noms• Josué lance la conquête de la terre de Canahane• Les 'Choftim' ou les Juges• Les 'Mélakhim', les Rois• Le 'Beth ha-Mikdach' ou le Temple de Jérusalem• Les "Cohanim Guédolim" ou les Grands Prêtres• Les "Névyim" ou les Prophètes• Les "Korbanot" ou les Offrandes• Chroniques universelles d'Israël et des Nations• Le 'Tanakh' ou la Bible hébraïque• 3826 / 3830 : Jérusalem est assiégée par les romains• La Michnah, le premier codex de la législation hébraïqure• 219 / 460 : Les 'Amoraïm' ; les Maitres du 'Talmud'• Le Mizbéah• La "Beth ha-Knesset " ou la Synagogue• La "Téphilah" ou la Prière• Les "Tsitsit", et le "Talit" ou le port des franges.• Les "Téphilines" ou Phylactères• La "Hatounah" ou le mariage juif• Le "Lachon ha-Kodech" ou la Langue Sainte• Les "Chévah Mitsvot bné Noah" ou les 7 lois Noahides.



























































































































































































































Chroniques Universelles : De l'an 2239 à 2515 du calendrier hébraïque Page
HISTORIQUE DE VOS RECHERCHES

La Nation d'Israël : le Cohen.

Les Cohanim (Cohen au singulier) représentent la première caste du peuple juif. Ils ont pour statut la Prêtrise et ses attributs. Le statut de Cohen est héréditaire, de père en fils uniquement, et valable pour tous les garçons d'une même famille, de génération en génération. La ramification familiale des Cohanim est uniquement issue des fils d'Aharon : Eléhazar et Itamar, dont nous présentons les héritiers successifs dans notre ouvrage. Cependant, on distingue également la lignée de Pinhas, fils d'Eléhazar, qui s'est illustré par des actes de bravoure, de justice et de piété. Cette caste prend naissance dans la tribu de Lévy. Le Grand Prêtre Aharon est le fils d'Hamram, fils de Kéhat, fils de Lévy, fils de Jacob.

En règle générale, les Cohanim peuvent siéger au Grand Sanhédrine en tant que Jurisconsultes. Nombreux parmi eux se sont rendus célèbres par leurs enseignements et ont été cités dans les sources hébraïques. Le plus grand d'entre eux, le Grand Prêtre, est appelé le Cohen Gadol. Il lui est interdit de conjuguer son statut avec celui de Roi. Cependant, en raison du respect envers son rang, le Grand Prêtre est le seul homme pouvant refuser de se présenter devant le roi, lorsque celui-ci le convoque. Parmi leurs nombreuses charges, les Cohanim ont la responsabilité des Offrandes publiques et individuelles, dont le Korban ha-Tamid, soit les deux holocaustes quotidiens sacrifiés sur le Grand Autel du Michkane, ou Tabernacle, et plus tard sur le Grand Autel du Temple de Jérusalem. Ils sont également responsables de l'entretien et l'allumage de la Ménorah, ou Candélabre à 7 branches, ainsi que de l'offrande des Kétoret, ou encens, au nombre de onze, qui brûlaient sur le Mizba'h ha-Zahav, l'Autel d'or : " Aharon brûlera sur l'autel l'encens des engredients, chaque matin lorsqu'il procèdera au nettoyage des lumières, il le brûlera. Et vers le soir, lorsqu'Aharon rallumera les lumières, il le brûlera, ce sera un sacrifice d'encens perpétuel devant l'Eternel, pour toutes vos générations ". Exode 30-7,8

Les aptitudes des Cohanim à servir dans le Temple sont détaillées dans la Michnah et le Talmud de Babylone. Dans le langage du Talmud, le Grand Prêtre porte aussi le nom de Cohen Mashiah ou "Prêtre Oint". Aussi, seul le Grand Prêtre qui est oint, et choisi spécialement parmi tous les Cohanim, peut entrer dans le "Saint des Saints" (situé dans l'enceinte du Temple de Jérusalem), le jour du Kippour, ou Jour des Expiations. Il ne pourra exercer qu'après avoir obtenu l'accord du Grand Sanhédrine, seul habilité à déterminer son aptitude. Pendant la fête de Kippour, le Cohen Gadol porte quatre, puis huit vêtements spécifiques : " Et les vêtements sacrés d'Aharon seront à ses fils après lui, pour recevoir l'onction reposant sur eux pour les investirent ". Ibid 29-29. Les Grands Prêtres bénéficient d'un statut particulier et de nombreuses lois particulières : ils sont les seuls à pouvoir diagnostiquer les statuts d'impureté et de pureté, et leurs mariages sont dictés par des lois spécifiques à leur caste. Par exemple, si les Grands Prêtres ne peuvent se marier avec une divorcée, ni une veuve, le Cohen hédiot, ou "Cohen ordinaire", peut épouser une veuve, même avec des enfants. Cependant, il ne pourra jamais être élevé à la fonction suprême de Grand Prêtre, mais il pourra servir au Temple et effectuer des sacrifices. Un vice Grand Prêtre, ou Sgan Ha-Cohen ou Mémouné, est obligatoirement nommé dans le cas ou celui qui est en service décèderait lors d'un office. Talmud de Babylone Sanhédrine 19-a. Dans le Tanakh, celui-ci porte le nom de Cohen Michné. Dans tous les cas de figures, les prêtres doivent obligatoirement être mariés pour servir au Temple. Lors d'une guerre conforme au regard de la loi, ou Milhémet Mitsvah, un Cohen est nommé exceptionnellement. Il porte le nom de Machouah Milhamah.

Les Cohanim sonnent du Chofar, ou corne de bélier, lors des solennités : " Ce sont les fils d'Aharon, les prêtres, qui sonneront des trompettes. Elles resteront pour vous comme institution perpétuelle dans vos générations ". Nombres 10-8. Ils bénéficient de vingt-quatre catégories de présents appelés les Matnot Kéhounah. Celles-ci comprennent des parts sur les sacrifices et les peaux, des prélèvements sur les produits agricoles, sur la première tonte des animaux et sur les biens immobiliers : " L'Eternel parla à Aharon : Voici, Je vous donne la garde de mes offrandes, prélevées sur toutes les choses saintes des Enfants d'Israël, Je les assigne par prérogative, à toi et à tes fils, comme droit perpétuel ". Ibid 18-8. Un office au Temple de Jérusalem effectué par une personne qui n'appartient pas à la caste des Cohanim, soit un Zar, ou Israélite ordinaire, est strictement interdit par la loi.

Le chromosone des Cohanim : A la fin du XXème siècle, des études scientifiques de trois centres de recherches différents, l'un situé à Haïfa, l'autre à Londres et le troisième en Arizona ont prouvé que plus de 80% des descendants des Cohanim possèdent un chromosome Y spécifique et unique en son genre dans le sang. Il a été prouvé que les garçons issus d'une famille de Cohanim et d'un mariage mixte perdent cette caractéristique sanguine. Ces travaux ont été réalisés par le proffesseur Sakortsky du Technione de Haïffa et publiés en 1997 dans "Discover", aux Etats-Unis. Il est le chef du laboratoire de néfrologie et de médecine moléculaire. (photo : le Payis, ou tirage au sort qui était en vigueur, chaque matin, afin de fixer le service)

Les habits du "Cohen Gadol" et du "Cohen Hédiot".

Les prescriptions relatives aux habits portés par le Cohen Gadol et le simple Cohen, ou Cohen Hédiot, figurent dans le Pentateuque, livre de l'Exode, au chapitre 28. La tenue du Cohen Gadol, le Grand Prêtre, est composée d’une tunique à mailles, d’un pantalon, d’une tiare, d’une ceinture, d'un pectoral, d'un tablier, d'une robe et d'un diadème, soit au total huit vêtements. La tenue d'un simple Cohen est composée d'une tunique, d'un pantalon, d'une tiare et d'une ceinture, soit quatre vêtements au total. Michna, traité Yomah, Chapitre 7, Michna 5. " Tu feras des vêtements de sainteté pour Aharon ton frère pour l’honneur et la splendeur : un pectoral, un Ephod, une robe, une tunique à mailles, une tiare et une ceinture. Ils prendront de l’or, de l’azur, du pourpre, de l’écarlate et du lin retors ". Deutéronome 28, 2-5. Les habits du Cohen Gadol sont tissés de fils d'or, de fils de laine teinte en azur, pourpre et écalarte, et de fils de lin retors.

Les huit vêtements comprennent le "Hochen Michpat", "l'Ephod", le "Méhil, la "Koutonète Tachbets", "l'Avnet", les "Mikhnassayim", la "Mitsnéfet" et le "Tsits". Le Hochen Michpat, ou Pectoral du Jugement, est un ornement  carré placé sur le coeur, sur lequel sont enchassées douze pierres précieuses, gravées au nom de chacun des douze fils de Jacob. L'Ephod est un tablier recouvrant le dos et muni de deux bretelles qui redescendent sur le coeur et sont fixées au Héchev, ou "Ceinture". Il est équipé de deux Kitphot , ou "Epaulières", sur lesquelles sont fixées les pierres de Choham (onyx), gravées aux noms des douze tribus, soit six noms par pierre. Le Méhil, est une robe portée sur la Koutonète Tachbets. La Koutonète Tachbets est une tunique à mailles, confectionnée en lin et ressemblant à une large robe. Elle n'a pas de ceinture et ne comporte aucune ouverture sur les côtés.  L’ensemble de la tunique est tissé d’une seule pièce, et les seuls éléments cousus sont les manches, qui descendent jusqu’aux paumes des mains. Cette tunique se porte à même la peau. Le Cohen passe ensuite autour de la taille une ceinture, appelée Avnet. Les Mikhnassayim représentent un pantalon de lin que le Cohen met en premier. Il porte aussi une Mitsnéfet, ou coiffe de lin. C’est une sorte d’écharpe, longue d’environ huit mètres (Vérifier réfce ???), que le Cohen enroule autour de la tête comme un turban. Le traité talmudique Herkhin explique que cette tiare, placée au-dessus de la tête du Cohen, sert à racheter le péché d’orgueil. Le Cohen porte aussi le Tsits, plaque d’or de deux doigts de large sur laquelle est inscrit "Kadoch la-Hachem", ou "Consacré à l'Eternel". Celui-ci couvre tout le front du Cohen, d’une oreille à l’autre.

Le Hochen Michpat et les Ourim vé-Toumim : Le Hochen Michpat est posé sur la poitrine du Cohen Gadol. Douze pierres précieuses, gravées aux noms des douze tribus d'Israël, y sont enchâssées. Aharon et ses successeurs le portent en entrant dans le Saint des Saints : " Tu mettras sur le pectoral de jugement les Ourim et les Toumim, qui seront sur le cœur d'Aharon lorsqu'il entrera devant D.ieu. Aharon portera le jugement des Enfants d'Israël sur son cœur, devant D.ieu, perpétuellement ". Exode 28-30. Les Sages enseignent : " Par l'intermédiaire des Ourim vé-Toumim, on adressait une requête ". Ainsi, seul le Grand Prêtre revêtu des huit habits peut consulter les Ourim vé-Toumim. En présentant une requête, le Grand Prêtre tourne le visage vers l'Arche d'Alliance, et le demandeur tourne la face derrière le prêtre, et demande : "Dois-je faire ceci ou non ?" Le prêtre répond alors : "Fais" ou : "Ne fais pas", selon ce qu'il voit sur le Pectoral. Sur celui-ci, l'ensemble de l'alphabet est inscrit, par le biais des noms des Patriarches ainsi que ceux des douze tribus, accompagnés de la mention "Tribus de Dieu". Pour être consulté, le Cohen doit posséder expressément les qualités de Prophète, pouvoir attirer sur lui la Présence Divine et parler par "Rouah ha-Kodech", ou "Esprit de Sainteté".

Raby Ynyany ben Sasson enseigne : pourquoi le chapitre traitant des sacrifices est-il juxtaposé à celui traitant des vêtements du Cohen ? Pour enseigner que les habits du Cohen procurent l'expiation, tout comme les sacrifices. La tunique (Kétonète) fait expiation pour le meurtre, comme il est écrit : " Ils immolèrent un chevreau et trempèrent la tunique dans son sang ". Genèse 37-31. Le caleçon (Miknassayim) fait expiation des unions interdites, comme il est écrit : " Fais des caleçons de lin pour couvrir la nudité de leur chair ". Exode 28-42. La tiare (Mistnéfète) fait expiation de l'orgueil, comme l'enseigne Raby Hanina : "Ce qui se trouve au sommet du corps fait expiation du regard hautain". La ceinture (Avnète) fait expiation des mauvaises pensées, car elle se porte au dessus des organes génitaux. Le Pectoral (Hochen Michpat) fait expiation des injustices, comme il est écrit : " Tu feras un Pectoral de Jugement ". Exode 28-15. Le tablier (Ephod) fait expiation de l'idolâtrie, comme il est écrit: "Sans éphod, et idoles". Osée 3-4. La robe (Méhil) fait expiation de la mauvaise langue, comme l'enseigne Raby Hanina : " Il est normal que l'élément qui fait du bruit efface les mauvais bruits ". Certes, il y avait 72 clochettes en or ainsi que 72 grenades d’or, chacune entre chaque clochette, cousues en bordure de la robe. La plaque en or (Tsits) fait expiation de l'effronterie, comme il est écrit : "Il sera sur le front d'Aaron". Exode 28-38. Il est écrit également : " Tu avais le front d'une prostituée ". Jérémie 3-3. Talmud de Babylone, traité Zévahim 88-b. Vér Réfce ???

La "Birkat Cohanim" - la bénédiction des Cohanim : Au temps du Beth ha-Mikdach, le Temple de Jérusalem, les Cohanim avaient aussi pour fonction de bénir le peuple en différentes occasions : il s'agissait de la Birkat Cohanim. Celle-ci se déroulait sur l'estrade, dans l’Enceinte du Temple, entre les deux colonnes appelées "Yakhin" et "Boaz". Depuis la destruction du Temple, cette bénédiction est encore récitée par les Cohanim dans toutes les synagogues. Aujourd'hui, les Cohanim se couvrent le visage avec leur Talith, pour réciter cette bénédiction. A l'époque du Beth ha-Mikdach, les Cohanim avaient le visage découvert. Ils étendaient leurs mains, doigts écartés. Cette bénédiction est prononcée chaque jour, lors de l'office du matin, par le Hazan ou le Ministre officiant, même si celui-ci n’est pas un Cohen. Il récite la bénédiction suivante : " Béni soit Tu, Eternel notre Dieu, Roi de l'univers, qui nous a sanctifiés par la sainteté d'Aharon et nous a ordonné de bénir ton peuple Israël avec amour ".  Puis, il dit : " Que l'Eternel te bénisse et te préserve ! Que l'Eternel t'éclaire de sa Face et te soit favorable ! Que l'Eternel tourne sa Face vers toi et te donne la paix ! "  Nombres 6-24. A l'époque du Temple, le Grand Prêtre se tenait sur les trois marches au-dessous de la rangée la plus haute, en signe d’humilité vis-à-vis des autres Cohanim.

La Nation d'Israël : le Lévy.

Le Lévy représente la deuxième caste du peuple juif (Lévytes, ou Lévyim, au pluriel). La tribu des Lévytes, soit les descendants directs de Lévy, fils de Jacob, n'apparaît plus dans le compte des douze tribus d’Israël, puisqu'elle a été consacrée à D.ieu : " Et Aharon fera le balancement des Lévytes devant Dieu de la part des Enfants d’Israël, pour qu’ils soient consacrés au service de Dieu ". Nombres 7-11. Les Lévytes accèdent à des fonctions annexes à celles des Cohanim. Ils sont assignés au service du Temple et au transport du Tabernacle, ou Michkane, et des ustensiles saints. Ils sont également appelés "Chantres d'Israël", ayant la charge de chanter des louanges lors des cérémonies sacrées : " Ceci concerne chaque Lévyte, à partir de l’âge de vingt-cinq ans. Il viendra exercer une activité pour le service de la Tente d’Assignation mais, passé l’âge de cinquante ans, il se retirera du service actif et ne travaillera plus. Il servira ses frères dans la Tente d’Assignation en veillant à sa garde, mais n’exécutera point de travail ". Ibid 9, 24-26. Le statut de Lévy se transmet de père en fils uniquement, et de nombreuses lois leurs sont spécifiques.

Le Premier Livre des Chroniques, ainsi que le Rambam, dans son Michné-Torah (Lois des ustensiles du Temple), décrivent comment le prophète Samuel et le roi David ont organisé les offices et services des Lévytes dans le Tabernacle. Plus tard, dans le Temple de Jérusalem, les Lévytes vont être regroupés en Michmaroth, ou Gardes. Ils auront pour tâche ; de garder jour et nuit, et d’ouvrir et de fermer tous les jours, les portes du Temple de Jérusalem ; de chanter des cantiques et de jouer de la musique au moment des Offrandes quotidiennes, notamment pendant le trois grandes fêtes annuelles de Péssah, Chavouhot et Souccot. Lorsqu'ils gravissent les 15 marches de l'esplanade où ils se tiennent debout, le Doukhan, les Lévytes entonnent 15 psaumes qui commençent tous par les mots "Chir ha-Mahalot", ou "Cantique des degrés". Ils auront pour fonction principale l’enseignement des préceptes de la Torah. Malgré qu'ils ne reçurent aucun territoire lors du partage des terres entre les 12 Tribus d'Israël, quarante huit villes en Israël leurs furent réservée.

En rétribution, les Lévytes perçoivent de l'ensemble du peuple le Mahasser Richon, ou première dîme : " Car la dîme que les Enfants d’Israël prélèveront pour D.ieu comme tribut, Je la donne aux Lévytes comme patrimoine. C’est pourquoi Je leur déclare qu’ils n’auront point de patrimoine entre les Enfants d’Israël ". Ibid 18-24. Ils ne sont pas astreints à la loi du rachat du premier garçon qui est obligatoire pour tous les premiers-nés d’Israël : " Or, J’ai pris les Lévytes en échange de tous les Enfants d’Israël, et Je les ai donnés à Aharon et à ses fils, entre les Enfants d’Israël, pour faire l’office des Enfants d’Israël dans la Tente d’Assignation ". Ibid 8-19.

Le Livre des Psaumes : La compilation du livre des Psaumes, les Téhilim, a été attribué au roi David. Bien qu’il ne soit pas le seul auteur des 150 Psaumes, l’ouvrage est nommé en son nom ; "Psaumes du roi David".  (Détail peinture, David jouant de la harpe de Jean de Bray, 1626/1697) Les auteurs du livre des Psaumes sont au nombre de dix, ils sont ; Adam le premier homme, Chem, Avraham, Moïse (les psaumes 90 à 100), David, Héman, Yédoutoune, Assaf (à qui on attribue 12 psaumes), les trois fils de Korah dont Assir. Le livre des Chroniques I rapporte : " David avec les chefs des armées, assigna une place à part dans le service du culte aux fils de Assaf, de Héman et Yédoutoune, qui pratiquaient l’art de la harpe, du luth et des cymbales ". Raby David Kimhi (le Radak) rajoute qu’ils sont tous considérés comme ayant été des prophètes. Le Lévyte Assaf, le fils de Birkhiyaou, fut l’un des trois chantres les plus importants, et Héman était le fils de Yoël. Les Psaumes de David ont été commentés par bien d’exégètes, et leurs versets composent la majeure partie des ouvrages de prières lues lors de la Téphilah.

La Nation d'Israël : l'Israélite.

Le nom Israël est un terme générique qui définit l’ensemble des familles des Hébreux qui n’appartiennent ni à la caste des Cohanim ni à celle des Lévytes, toutes origines confondues. Un Israélite ne peut donc jamais accéder aux fonctions des Cohanim ou des Lévytes. Ce nom tient son origine du Patriarche Jacob, qui fut nommé aussi Israël : " D.ieu lui dit; ton nom est yahacov, ton nom ne sera plus yahacov mais Israel sera ton nom. Et il lui donna ainsi le nom d'Israel ". Genèse 35-10 Les enfants nés de l’union d’une femme appartenant aux tribus d’Israël avec un Lévyte ou un Cohen, prennent le statut de leur père. Inversement, les filles issues d’une famille de Cohanim ou Lévytes perdent leur statut familial d’origine lors d’une union avec l’un des membres d’une des tribus d’Israël. Chaque citoyen du peuple d’Israël peut siéger au Conseil du Sanhédrine s'il y révèle une certaine aptitude, ou même mieux devenir un Juge.

En règle générale, toutes les tribus des Hébreux participent selon une gestion établie au Mahasser Chéni, ou à la deuxième dîme, ainsi qu’aux prélèvements des récoltes redistribuées aux Lévytes et aux Cohanim. En outre, la Torah écrite stipule que chaque famille juive est astreinte au commandement positif du Pidyon ha-Ben - le Rachat du 1er né. De nos jours, tous les Juifs sont appelés au nom de leur ancêtre Israël. Ainsi, les castes du Cohen, du Lévy et de l'Israélite forment le Peuple d’Israël, la Nation hébraïque, ou encore plus tardivement le Peuple Juif.

Le Rachat du 1er né : Toutes les familles juives sont astreintes au précepte du Rachat du 1er né, soit le "Pydione ha-Ben", comme il est écrit  : " L’Eternel parla à Moïse en disant : Consacre-Moi ton premier né, toute prémices des entrailles parmi les Enfants d’Israël, soit homme, soit animal, il est à Moi. Et Moché dit au peuple; qu'on se souvienne de ce jour où vous êtes dortis de l'Egypte...Et tu cèderas à l'Eternel tout premier né qui ouvre la matrice.....le premier né d'un âne tu le rachèteras par un agneau...et tout premier né d'un homme parmi tes fils, tu le rachèteras....". Exode 13-1;16 Cependant, ce précepte ne concerne que l'Israélite et non les premiers-nés issues des castes des Cohanim et des Lévytes, de par leur consécration au service divin, comme le transport du Tabernacle. Ce précepte se rattache au contexte historique de l'histoire des Hébreux, lorsque D.ieu a fait périr les premiers-nés des Egyptiens, lors de la dixième plaie de la sortie d'Egypte, tandis qu’Il a épargné les premiers-nés d’Israël. (photo Myriam Tangi, le père rachète son Békhor au Cohen) Ce commandement s'applique uniquement au premier-né mâle de chaque famille, le Békhor, et ne peut s’accomplir qu'à partir du 31 ème jour de la naissance. Lors de cette cérémonie, le père, a qui incombe le devoir du rachat, est tenu de présenter son fils à un Cohen. Puis, il le rachète avec un montant de cinq sicles bibliques d’argent qu'il reverse au Cohen : " Quant au rachat tu l'accorderas à partir de l'âge de un mois, au taux de cinq cicles d'argent, selon le sicle du sanctuaire ". Nombres 16-18 Dans le cas ou ce jour tombe un Chabat ou un jour de fête, on reporte la cérémonie du rachat. Pour que ce précepte soit effectif, il faut que l’enfant soit le premier-né de la mère et que celle-ci accouche normalement et non par césarienne. Tout premier-né apprenant tardivement que ce commandement n'a pas été réalisé sur sa personne a le devoir de l'appliquer lui-même, quel que soit son âge. Ce précepte est rappelé dans la section Korah (Ibid 18-15), au moment où D.ieu mentionne les biens qui appartiennent selon la loi aux Cohanim.

2489 / - 1272

2489 / 2881 : Des Anciens à la Monarchie : 392 ans.

2489 / 2494 / 2503 : Les guerres hébrao-canahanéennes.

En nissan 2489, Josué fils de Noun fait parvenir des missives aux 31 rois canahanéens, leur annonçant le retour des 12 tribus d'Israël sur la terre de leurs ancêtres, les descendants d'Avraham, Isaac et Jacob. Depuis l'événement de la Tour de Babel en 1996, les fils de Canahan avaient occupé illicitement cette terre qui était tombée dans l'héritage des fils de Chem, après le partage des descendants de Noé. Dans ces lettres, Josué leur demande préalablement de vivre en paix avec les tribus des Hébreux, conformément au précepte suivant de la Torah : " Quand tu approcheras d'une ville pour lui faire la guerre, tu commenceras par lui proposer la paix »" Deutéronome Réfce ??? Il propose trois possibilités aux rois canahanéens : " Quiconque veut faire la paix avec nous, qu'il vienne et fasse la paix. Quiconque veut faire la paix avec nous ne sera pas inquiété. Quiconque veut nous combattre nous trouvera prêts au combat ". Josué Réfce ??? Mais les peuples canahanéens refusent le retour des Hébreux, ne leur laissant que l'option militaire. Lors des 14 années de guerres de conquêtes, Josué fils de Noun n'attaquera pas les autochtones de la région de Jérusalem. Celle-ci est habitée alors par des Jébuséens, des Philistins, des Hittites et des Amoréens. Par ce geste, il confirme son respect des traités conclus jadis entre Avraham, le roi philistin Avimélekh et le général Ephron. Cette période de 392 ans couvre tous les évements de l'histoire du peuple d'Israël depuis le debut des conquêtes, jusqu'à l'instauration de la Monarchie, en la personne de Saül, premier roi d'Israël.

Jéricho, la clef du pays : Le 5 nissan, depuis la vallée de Chitim, Josué charge Pinhas ha-Cohen et Kalev ben Yéphouné d’explorer la ville de Jéricho. Celle-ci est une forteresse importante, édifiée depuis l’époque de Nemrod, et dont la conquête représente une priorité. Tous les chefs de guerres des peuples canahanéens s’y sont rassemblés avec leurs armées pour empêcher les Hébreux d’entrer en terre d’Israël, car sa conquête est la clef qui ouvre la voie à tout le pays. Puis, après s'être introduits à l'interieur de la ville, Pinhas et Kalev trouvent refuge chez une courtisane du nom de Rahav, qui va les cacher, malgré la présence d'officiers dépéchés en sa demeure, sur ordre du roi de Jéricho : " Elle dit à ces hommes : je sais que Dieu a livré la terre entre vos mains, que nous sommes terrifiés par vous et que tous les habitants du pays fléchissent devant vous ". Josué Réfce ??? Rahav aura la vie sauve ainsi que toute sa famille, après la conquête de Jéricho. Josué 2-9. Le Talmud rapporte que Rahav était d’une grande beauté, et qu’elle s'est convertie au Judaïsme. Elle épousera, à l’âge de 51 ans, Josué. D'eux, sortiront les huit Prophètes suivants : Nériah, Baroukh, Charya, Mahasya, Jérémie, Hilkya, Hanamel et Chaloum. Talmud de Babylone traité Méguilah réfce ???. Le "Séder ha-Doroth" rapporte que Rahav ne faisait pas partie des peuples canahanéens. Elle descendait de Yoktane et n’enfantera que des filles. Pinhas et Kalev reviennent de leur mission le 8 nissan.

En 1868, les premières fouilles archéologiques à Jéricho ont été effectuées par Charles Warren, un ingénieur anglais. De nombreux archéologues par la suite ont effectués d'autres fouilles comme Ernst Sellin et Carl Watzinger (1907 à 1909 et 1911), John Garstang (1930 à 1936), Kathleen Kenyon (1952 à 1958), Lorenzo Nigro et Nicolo Marchetti (1997) et Bryant Wood (1997). L'archéologue John Garstang placera la prise de Jéricho aux alentours de - 1400 av. Cependant, Kathleen Kenyon placera la prise de Jéricho en - 1550 av.

2489 / 2928 : De Guilgal à Jérusalem : 440 ans.

2489 / 2503 - Le Tabernacle est dressé à Guilgal.

Le 10 nissan 2489, au terme des quarante années passées dans le désert, les Enfants Israël traversent le fleuve du Jourdain sous la conduite de Josué Bin Noun. Le chapitre 3 du livre de Josué relate la traversée miraculeuse du Jourdain par les Prêtres, transportant l'Arche Sainte, ou Haron ha-Kodech. Lors de leur passage, au niveau de la ville d'Edem près de Tsartan, à Jéricho, le fleuve du Jourdain interrompt miraculeusement son cours et ses eaux se dressent comme une muraille, de part et d'autre. En souvenir de ce miracle, Josué donne l'ordre aux 12 Néssyim, soit à chacun des princes des 12 tribus, de prendre une pierre du Jourdain asséché et de dresser un Autel à Guilgal. Les Hébreux foulent alors pour la première fois Eretz Israël, ou la terre d'Israël, la terre que Dieu a promise à leurs ancêtres, les Patriarches. Après avoir franchis le Jourdain, la Torah écrite est de nouveau traduite en 70 langues. Josué dépèche des émissaires afin que les ouvrages soient transmis aux rois des 70 grands peuples, dont une missive leur demandant d'abandonner la pratique de l'idolâtrie et de se repentir.

Le 11 nissan, à Guilgal, Josué organise la circoncision de tous les hommes du Peuple d'Israël. En effet, les Hébreux n'avaient pu pratiqué la circoncision durant les quarante années passées dans le désert, à cause de leurs nombreux déplacements et des mauvaises conditions climatiques. Talmud de Babylone traité Yébamot 10-b. Certains avis soulignent que leur circoncision n'était pas complète, conformément à la loi, la Halakha. Seuls les Lévytes au grand complet et quelques anciens avaient pratiqué la circoncision dans le désert.

De Guilgal à Jérusalem : En 2489, Guilgal devient le lieu où les Cohanim dresseront le Michkane, ou Tabernacle, pendant 14 ans. Désormais, c'est en ce lieu que seront sacrifiés les deux holocaustes quotidiens offerts matin et soir (ou Holat-Tamid) sur le Mizbéah ha-Gadol, ou Grand Autel. Y seront aussi apportées les Offrandes collectives et individuelles, ainsi que celles des jours de fêtes, ou Chaloch Régalim. Dès leur entrée en terre d'Israël, les Hébreux sont réunis à Sichem, sur le mont Guéryzim et le mont Eyval. Là-bas, ils reçoivent à nouveau les bénédictions et malédictions concernant le respect des lois reçues au Mont Sinaï, lors du Don de la Torah. La Torah écrite est alors gravée sur des stèles de pierres par les Anciens. Durant cette période de 440 années, le Tabernacle sera érigé en trois autres endroits : Chilo, Nov et Guivhone. En 2928, il sera démonté et caché pour toujours par le roi Salomon, pour laisser place au premier Temple de Jérusalem.

Dès leur entrée en Terre Sainte, les Hébreux sont immédiatement astreints à trois ordonnances : la Horla, la Hala et le Hadach. La Horla est l'interdiction de consommer des fruits d'un arbre durant les trois premières années. La loi du Hadach est l'interdiction de consommer de la nouvelle récolte de blé avant le 16 nissan. La loi de la Hala est l'obligation de prélever une partie de la pâte à pain au bénéfice des prêtres : "Parle aux enfants d'Israël et dis leur, à votre arrivée dans le pays où Je vous conduirai. Et ce sera, lorsque vous mangerez du pain du pays, vous en prelèverez une partie à l'Eternel. Comme prémices de vôtre pâte, vous préleverez un morceau en prélèvement, comme le prélèvement de la grange, ainsi vous le prélèverez." Bamidbar 15-18;21

   
     
 
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