| De l'an 3761 à 3861 : Chroniques Universelles du I er siècle |
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| HISTORIQUE DE VOS RECHERCHES |
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La révolte des Germains.
Empire Romain : En 70, des sources hébraïques témoignent d'une coalition militaire qui aurait été organisée par un chef franc nommé Datyri. Ce dernier, suite aux succès des romains en Judée, craindra que ces derniers ne s’attaquent aux tribus germaniques. Il réunira des milliers de Barbares, autochtones des régions du Rhin, de la Wesphalie et de la Saxe, puis déclaront ensemble ne plus vouloir payer les taxes de vassalité à Rome.
3831 / 71
Rome humilie les Juifs et célèbre le Triomphe.
Empire Romain : En juin 71 à Rome, Vespasien, Titus et Domitien célèbrent leur Triomphe sur les Juifs. Ils exposent les trésors et ustensils en or volés dans le Temple de Jérusalem qui sont déposés dans le palais de la déesse de la Paix. Simon bar Guiora est exécuté en public.
Flavius Joseph témoigne de la magnificence et des spectacles créés lors de la célébration de la destruction du Temple de Jérusalem : « Des théâtres mobiles sont montés à cet effet, où se mêlent la joie des Romains et l'humiliation faite aux Juifs...les vaincus tendant des mains suppliantes, le feu mis au Temple, des maisons que l'on faisait crouler sur leurs occupants et après une dévastation et une désolation générales, les fleuves coulant non au travers des champs cultivés, ni pour désaltérer les hommes et les bêtes, mais à travers un territoire encore en feu de tous les côtés ; voilà en effet ce que les Juifs étaient destinés à souffrir quand ils s'abandonnèrent à la guerre. L'art et la magnificence de ces tableaux donnaient à ceux qui n'avaient pas vu ces événements l'impression d'y assister. Sur chacun de ces décors mobiles était placé le général de la ville conquise dans la posture où il avait été pris, de nombreux navires suivaient. Les dépouilles dans leur ensemble étaient transportées pêle-mêle mais on remarquait, parmi toutes celles qui avaient été prises dans le Temple de Jérusalem, une table en or pesant plusieurs talents, un chandelier également en or, mais conçu autrement que ceux dont nous nous servons habituellement. Il comportait une tige centrale fixée à un piédestal et d'où partaient des branches minces, disposées en trident et ayant chacune une lampe en métal forgé à son extrémité. Il y en avait sept, pour manifester l'honneur dans lequel est tenu ce chiffre chez les Juifs. La Loi des Juifs venait après et fermait le défilé des dépouilles. Elle était suivie de nombreux porteurs de statues de la Victoire, toutes faites d'ivoire et d'or, derrière lesquelles venait Vespasien sur son char, suivi de Titus ; Domitien, dans une tenue splendide, était à côté d'eux sur un cheval qui valait vraiment d'être vu..». Guerre des Juifs.
Le Carnaval de Rome.
Les événements liés à cette période sont rapportés également par le "Séfer Haharoukh" et évoqués dans la préface de l'ouvrage "Eïkha Rabaty". Le Talmud rappelle que suite à la destruction du Temple de Jérusalem, les romains instituèrent un jour de fête qui avait lieu tous les 70 ans à Rome. Talmud de Babylone traité Havodah Zarah 11-b. Lors de ce Carnaval, des acteurs représentaient le père du peuple d'Israël Jacob. Celui-ci était montré tel un "boiteux" asservi finalement par son frère Esaü, symbolisant "l'homme parfait". A cette occasion, la peau du visage de raby Ichmaël ben Elichah était sortie et montrée au public dans un coffre de verre.
Les romains avaient reçu la tradition que Judah, le fils de Jacob, était celui qui avait tué Esaü leur ancètre. Aussi, une fois le Temple de Jérusalem détruit, le Sénat de Rome avait décrété par vengeance que chaque soldat romain tue obligatoirement un juif, sous peine de mort. Et, un peu plus tard, que chaque soldat reçoive 4 pièces pour l'assassinat d'un juif. Ainsi, de nombreux juifs donneront leurs terres et maisons en échange de leur vie, donnant lieu à loi dite "Sikrikous", du nom de Sikra, le poingnard des romains. Cette loi sera instituée par le Sanhédrine plus tardivement, une fois ces assassinats interdits par Rome. Celle-ci traite des lois relatives aux actes de propriété face à ces cas de force majeure et des conditions de retour des biens aux propriétaires. Aussi, concernant la mort d'Esaü et la tradition romaine, ce serait Houchim, le fils de Dan, qui aurait violemment frappé à la tête Esaü, et Judah qui l'aurait tué. Talmud de Babylone traité Guittin 55-b, voir Rachi et Tossafot.
71/ 395 / 622 - L’Arabie devient une province romaine.
Empire Romain : En 71, les légions romaines s’emparent de la péninsule arabique et pacifient les peuples qui y résident. Vespasien fonde la nouvelle capitale de la province Arabe à Botsra.
3832 / 72
72 / 120 - La Judée prend le statut de province Prétorienne
72 / 73 – Le siège de Massada.
Empire Romain : En 72, Vespasien fonde sur les ruines de l'antique Sichem, la colonie romaine de Néapolis. Lucillius Bassus s'empare des forteresses de l'Hérodion (au sud-est de Jérusalem) et de Machéronte (au sud de la Judée), puis, il massacre plus de 3 000 Juifs qui, après avoir fui Jérusalem, se sont réfugiés dans la forêt de Yardi. A cette date, l'ensemble de la Judée change de statut et devient une province Prétorienne romaine autonome au nom de "Judaea ou Judée". Les prétoriens sont associés à un légat et à un questeur qui sont nommés par l'empereur. La région, qui est désormais pacifiée, est placée sous la garde de la 10 ème légion Fretensis. La ville de Césarée, capitale administrative des romains, prend le nom de Colonia Prima Flavia Auguste Caesariensis.
Cette même année, quelques résistants juifs s'emparent de la forteresse de Massada qui est sous le commandement de Eléhazar ben Yaïr, le petit fils de Judah le Galiléen. Massada est assiégée par les romains commandés par Lucillius Bassus. Cette même année, le prétorien Lucillius, suite à son échec face à la résistance des Juifs de Massada, est remplacée par Flavius Silva. Celui-ci est nommé par Vespasien prétorien de la Judée et de la Samarie, une fonction qu'il gardera jusqu'en 81. Il prend la tête de la 10 ème légion Fretensis et de 15 000 mercenaires recrutés à cet effet, puis organise le siège de Massada.
3833 / 73
La chute de Massada
Empire Romain : En avril 73 à Massada, après deux ans de siège et de rudes combats avec les romains, (le 15 nissan), les Juifs au nombre de 960, choisissent de se donner la mort plutôt que de se rendre : « Laissons seulement les vivres, afin qu'ils témoignent pour nous que nous ne sommes pas morts de détresse ni de faim, mais que librement nous nous sommes concertés pour subir la mort avant la servitude.Ayant tiré au sort les dix d'entre eux qui seraient chargés d'égorger tous les autres, ils se couchèrent, chacun près de sa femme et de ses enfants étendus morts et, les tenant serrés dans leurs bras, tendirent leur gorge au glaive de ceux qui s'acquittaient de ce funeste office...», la Guerre des Juifs de Flavius Joseph. D'après la version du livre « Yossiphoun », les hommes seraient morts suite aux combats.
Dècés de rabban Yohanane. Rabban Gamliel II à la tête de Yavné.
Le 18 iyar 3833, le 23 mai 73, rabban Yohanane ben Zakaï décède, il est enterré à Méron près de Tibériade. Rabban Gamliel II ben rabban Chimhon de Yavné lui succède au poste de Nassi, Président du Sanhédrine. Il est assisté de raby Yéhochouah ben Hanania nommé Av-Beth-Din. Ce dernier accomplira plusieurs missions diplomatiques auprès des autorités romaines à Rome, à Alexandrie et à Athènes, afin de racheter aux gouverneurs locaux les prisonniers juifs de la guerre de 68/70. Dès 77, et pendant trois années, les Sages et jurisconsultes de Yavné reprendront tous les enseignements antérieurs relatifs aux lois et coutumes d'Israël, ainsi que toutes les controverses des académies d'Hillel et de Chamaï, afin de déterminer l'exactitude de la loi.
Portrait : Rabban Gamliel II est le fils de Rabban Chimhon ben Gamliel I, le petit-fils de Rabban Gamliel I, ainsi que le beau-frère de raby Elyhézer ben Horkénos. C'est sous sa direction et avec sa signature que seront complétées et rédigées par raby Chmouel ha-Katan, les 18 bénédictions de la "Hamidah" dites lors de la Téphilah, la prière quotidienne. Rabban Gamliel II est à l'origine des lois et des coutumes relatives à la fête de Pâques, Péssah. A son sujet, le Talmud relate ses rencontres et discussions avec des philosophes romains lors de ses divers voyages dans l'Empire.
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