| De l'an 3761 à 3861 : Chroniques Universelles du I er siècle |
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| HISTORIQUE DE VOS RECHERCHES |
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3788 / 28
3788 / 3830 - De Jérusalem à Yavné.
Empire Romain : En l'an 28 à Jérusalem, les membres du Sanhédrine présidés par rabban Gamliel I, ainsi que ceux qui siègent dans les tribunaux régionaux, perdent leur autorité juridictionnelle face à l'influence des mœurs païens et ont l'obligation de se soumettre aux lois des Romains. Le siège central du Sanhédrine, qui est désormais composé de 71 Sages et jurisconsultes, passe de Jérusalem à Yavné, qui devient l'un des principaux centres culturels. Le Grand Sanhédrine quitte la Chambre de la Pierre Taillé où les membres siégeaient depuis le roi Salomon, il est transféré hors de l'enceinte du Temple de Jérusalem. Depuis cet endroit, les membres continueront de répondre aux besoins matériels du peuple pour l'essentiel des Offrandes qu'ils étaient encore possibles de pratiquer. Face à l'augmentation de la criminalité, certaines lois furent abolies par le Tribunal suprême.
Jean-Baptiste est décapité.
Empire Romain : En l'an 28, le gouverneur de Galilée et de Pérée, Hérode Antipas ordonne la décapitation de Jean-Baptiste à la demande de Salomé, la fille d'Hérodiade. Portrait : personnage de l'iconographie chrétienne, Jean est appelé le "Précurseur". Il est supposé avoir été le cousin de Marie. Il annoncera dans ses prédications que Jésus est le Messie, et introduit une nouvelle forme de baptême, d'où son surnom Baptiste. Sa fête, la Saint-Jean, sera fixée le 24 juin, jour du solstice d'été. Cette date est associée depuis la Haute antiquité au culte du soleil ; les gens chantaient et dansaient autour d'un feu appelé la "Jouanée", et dans lequel ils jetaient des chats et des serpents afin de détruire l'esprit du mal.
3793 / 33
Les Apôtres ou les Envoyés de la Bonne Nouvelle
Le Crucifiement de Jésus et la succession de Pierre.
Empire Romain : Le vendredi 3 avril 33 (le 14 nissan 3793), selon la tradition chrétienne la plus répandue, Jésus le Nazaréen est crucifié par les romains sur ordre de Ponce Pilate, pour trouble à l'ordre public. L'Evangile de Saint-Jean écrit : «...ils prirent donc Jésus et l'emmenèrent. Et portant sa croix, il vint au lieu appelé Calvaire, en hébreu Golgotha. Là, ils le crucifièrent et deux autres avec lui...Pilate rédigea aussi une inscription qu'il plaça au dessus de la croix. Il y était écrit : "Jésus, roi des Juifs". Les textes évangéliques synoptiques des trois Apôtres proposent la date de l'événement le 15 nissan, soit le jour de Péssah. Lors de la crucifixion de Jésus par les soldats romains, Ponce Pilate fait apposer sur la croix une pancarte portant l'acronyme latin "INRI", c'est-à-dire: "Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum - Jésus le Nazaréen Roi des Juifs".
Pierre, le premier Pape de l'Eglise romaine.
Empire Romain : L'Eglise de Rome considère 12 Apôtres, les Envoyés, parmi lesquels et proches de Jésus on distingue le personnage de Pierre. Portrait : Pierre, connu aussi sous le nom de Simon bar Jonas, est considéré comme étant le premier Pape de l'Eglise catholique, le premier Vicaire. La date et le lieu de sa mort sont jusqu'à nos jours controversés. Il est cité dans les Evangiles comme le Prince des Apôtres pour avoir été désigné par Jésus pour pérenniser et fonder la nouvelle communauté religieuse catholique. Les 12 Apôtres sont les premiers prêcheurs de la "Bonne Nouvelle ou l'Evangile", nom tiré du grec "Evangelion", qui définit un ensemble de récits qui retracent la vie de Jésus. Toutefois, la doctrine dite catholique, nom tiré du grec "katholikos" et qui veut dire universel, ne sera tolérée dans l'empire romain et célébrée officiellement en 325 lors du concile de Nicée sous Constantin I. Le christianisme primitif n'imposera son message évangélique qu'après avoir écarté politiquement, suite à de multiples controverses publiques, les nombreuses sectes naissantes qui interprèteront différemment le "Mystère de Jésus", c'est à dire "son Incarnation et sa Résurrection". Leurs divergences et conflits sont toujours d'actualités.
Qui est Jésus ? un Messie que les Juifs ne reconnaissent pas et que Rome déteste.
Le nom Jésus tire sont origine du mot grec "Iesous" qui signifit "Dieu sauve", traduction du nom hébraïque "Yéshoua". L'Evangile de Matthieu présente le personnage de Jésus comme ayant été respectueux des lois fondamentales du Judaïsme, tout en le qualifiant de "Fils de Dieu". A ce titre, celui-ci est considéré comme le fondateur du christianisme. Le mot chrétien est la traduction du terme grec "christos" qui signifit "oint". Celui-ci est une traduction du mot hébraïque Machiah, littéralement celui qui est oint, soit le Messie.
Plusieurs Jésus, entre mythe et réalité historique.
Le Talmud de Babylone évoque bien plusieurs personnages du nom de Jésus. Cependant, il n'ait rien mentionné de particulier à leurs sujets ou en rapport avec les théories chrétiennes. Il est même difficile pour les chrétiens d'identifier celui qui aurait été l'inspirateur du christianisme, car il n'existe aucune trace en ce sens : «..les chrétiens n'ont aucune référence, que se soit sur sa naissance, sa vie, sa mort, ni même sur cette période, etc...», Encyclopédia Britannica, tome 12, p.1016. Jusqu'à nos jours sa date de naissance est sujet a controverse. C'est le moine Denis le Petit au VI ème siècle, et sur des hypothèses, qui fixera la date de naissance de Jésus en décembre de l'année juive 3761 et du crucifiement de celui-ci en l'an 33 de l'ère vulgaire. Cette tradition ancrée dans la tradition chrétienn aura pour principale effet de ridiculiser les Juifs, de fonder l'accusation de déicide, mais de soutenir l'accusation principale que les Juifs sont la cause de nombreux maux : « selon laquelle les Juifs n'ont pas accepté Jésus comme rédempteur ». Ce refus des Juifs de suivre Jésus expliquerait pourquoi le Temple de Jérusalem aurait été détruit, et justifierait les raisons pour lesquelles les Juifs furent massacrés et dispersés aux quatre coins du monde par les romains en l'an 70 de l'è-v. Ceci justifierait également leur condition de Juifs errants, rejetés de tous, enfermés dans des ghettos, sans droits, sans terre et sans patrie. Certains historiens soulignent, qu'il apparaît que les premiers détracteurs du Judaïsme traditionnel auraient adapté une légende de ce personnage et créé le mythe de Jésus de toutes pièces.
En règle générale, les premiers judéo-chrétiens, soit les "nouveaux chrétiens", étaient de souche familiale juive. Certains abandonneront le Judaïsme traditionnel au profit des réformes de Paul. Les judéo-chrétiens sont appelés dans les sources hébraïques les Mynimes ou MYN au singulier, acronyme de Mahamine Yéchou Notzry - Croyant en Jésus le Nazaréen. Ce terme est généralement utilisé dans les sources hébraïques pour désigner des hérétiques. Par ailleurs, les noms de Mataï alias Mathieu, Nakaï alias Luc, Neter, Bonaï et Todah alias Thaddée, sont cités dans le traité talmudique Sanhédrine 43-a. Plus tardivement, et suite aux controverses engagées de force par les chrétiens, tous ces textes seront censurés de toutes les éditions du Talmud de Babylone par le Vatican.
Les Livres du Nouveau Testament.
L'ensemble du Testamment catholique est composé : des Evangiles synoptiques de Mathieu, de Mark, de Luc et des évangiles de Jean-Baptiste. Du livre historique des Actes des Apôtres. Des Epîtres de Paul adressées aux Romains, aux Corinthiens I et II, aux Galates, aux Ephésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, aux Thessaloniciens I et II, à Timothée I et II, à Tite et à Philémon. De l'épître aux Hébreux. Des Epîtres dites catholiques de Jacques, de Pierre I et II, de Jean I, II et III, et de Jude. Et de l'Apocalypse de Jean.
Une histoire vieille de 86 ans.
Le Talmud de Babylone, traité Sanhédrine, rapporte une affaire dont le personnage central est un juif du nom de Yéchouha. Celui-ci était le fils de Papos ben Yéhoudah et était appelé par dérision "ben Satada - le fils de Satada". Le "Séfer Yohassin" et le "Séder ha-Doroth" rapporte que ce dernier serait né en 3671 et aurait été un disciple de raby Yéhochouah ben Pérahiah, un Enseignant de la deuxième génération des Paires. Ils auraient fuit en Egypte lors de la prise du pouvoir à Jérusalem par les Saducéens. Par la suite, ce Yéchouha aurait été excommunié par son maître suite à l'affaire de l'aubergiste rappelée dans le Talmud. Lors de cet épisode, il aurait mal interprété les paroles de son maître et révélé de mauvais moeurs. Aussi rappelle le texte, ce Yéchouha était le fils d'une certaine Miriam et d'un soldat assyrien nommé Pandira. Les traités talmudiques Sanhédrine et Sota rappellent que ce Yéchouha avait étudié et pratiqué la sorcellerie en Egypte. Et que le quolibet de "ben Satada", en araméen, veut dire : "le fils de celle qui s'est écartée de son mari", c'est à dire, qui a trompé son mari. Toutefois, nullepart il n'est fait allusion à son sujet quant à une quelconque révélation. "Ce" Yéchouha est identifié comme étant "un" Jésus possible parmi tant d'autres. Par ailleurs, le texte souligne que ce dernier fut condamné pour incitation publique à l'idolâtrie et pratique de l'idolâtrie par le Sanhédrine de Lod et qu'il fut lapidé en l'an 3707 à l'âge de 36 ans la veille de Pâques. Durant des siècles, au cour des nombreuses controverses publiques organisées par des théologiens chrétiens, et bien qu'il n'existe aucun rapport direct entre ce Jésus et un autre, les Juifs seront accusés d'offenser l'Eglise et traités de perfide.
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