• La Création du monde ou 'Briyat ha-Holam'• Le "Louah Hyvry" ou le Calendrier hébraique• Le "Chabat "et le "Yom Tov"• La "Kabbalah" ou la Sagesse Esotérique.• La Création du genre humain.• La Chaine de la Transmission du Judaïsme• Chroniques bibliques depuis la genèse de l'humanité• Ha-Maboul, le Déluge détruit l'humanité• 1948 / 2255 : Les Chlochah Avoth, les Trois Patriarches• 'Migdal Babel', la Tour de Babel• 'Brith ben ha-Bétarim' ou l'Alliance entre les Morceaux• La 'Brith Milah', la circoncision• 2048 / 2448 : De la naissance d'Isaac à la sortie des Hébreux d'Egypte• La 'Hakédah' ou le ligotage d'Isaac• Rébecca donne naissance à Jacob et Esaü• 2185 / 2205 : Jacob part en exil à Kharan• La rencontre entre Jacob et Esaü• Joseph est vendu par ses frères• 2238 / 2448 : Les Hébreux descendent en Egypte• 2332 / 2448 : La 'Galout Mitsraïm' ou l'exil d'Egypte• 'Yétsiat Mitsraïm', les Hébreux fuient l'Egypte• 'Chavouhot' ou le Don de la Torah• La 'Torah' ; la 'Torah ché-Bikhtav' ou la Loi écritte et la 'Torah ché-Béhalpé' ou la Loi orale• La 'Torah ché-Bikhtav' ou la Torah ecrite• La 'Parachat ha-Chavouah', la lecture hebdomadaire• Du Veau d'or au Grand Jour• Moïse fit assembler toute la communauté• Les Hébreux lèvent le camp• Les Hébreux achèvent quarante années dans le désert• La chaine de la Transmission de Maitres à disciples• Les "Tariag Mitsvoth" ou les 613 Commandements• 2488 / 3448 : Du Sanhédrine de Josué à la fin des Prophètes• La Nation d'Israël ; un peuple tripple, une Terre au 11 noms• Josué lance la conquête de la terre de Canahane• Les 'Choftim' ou les Juges• Les 'Mélakhim', les Rois• Le 'Beth ha-Mikdach' ou le Temple de Jérusalem• Les "Cohanim Guédolim" ou les Grands Prêtres• Les "Névyim" ou les Prophètes• Les "Korbanot" ou les Offrandes• Chroniques universelles d'Israël et des Nations• Le 'Tanakh' ou la Bible hébraïque• 3826 / 3830 : Jérusalem est assiégée par les romains• La Michnah, le premier codex de la législation hébraïqure• 219 / 460 : Les 'Amoraïm' ; les Maitres du 'Talmud'• Le Mizbéah• La "Beth ha-Knesset " ou la Synagogue• La "Téphilah" ou la Prière• Les "Tsitsit", et le "Talit" ou le port des franges.• Les "Téphilines" ou Phylactères• La "Hatounah" ou le mariage juif• Le "Lachon ha-Kodech" ou la Langue Sainte• Les "Chévah Mitsvot bné Noah" ou les 7 lois Noahides.



























































































































































































































Encyclopédie Page
HISTORIQUE DE VOS RECHERCHES

Les "Mélakhim" ou les Rois d'Israël.

Le prophète Samuel instaure la royauté.

L'année hébraïque 2881 marque la fin du gouvernement des Juges qui ont dirigé les tribus durant 365 années. Aux Juges, succèderont les Mélakhim, les Rois (2881/3338). Durant quatre cents cinquante septs années, le Grand Sanhédrine passera sous l'autorité du Roi, le Mélekh, appelé également Nassi. Talmud de Babylone traité Horayot 11-b La fondation d'une monarchie est clairement évoquée dans la Torah écrite : " Mettre tu mettras sur toi un roi, celui que l'Eternel ton D.ieu choisira, c'est un de tes frères que tois désigner comme ton roi. Tu ne pouras mettre à ta tête un étranger qui ne serait pas ton frère ", Deutéronome 17-15 comme le rappelle le Rambam dans son chapitre des Lois sur les Rois. La nomination d'un roi fut l'un des  trois premiers commandements à accomplir en entrant en Terre Sainte, avec celui d'éradiquer Hamalekh et de construire un Temple à l'Eternel. Traité Sanhédrine 20-b Les Sages rappellent que Moïse, ainsi que Josué, possédaient déjà les prérogatives d'un roi. Midrach Tanhouma section Tétsavé, siman B et Ramban sur Deutéronome chap. 33-5 Aussi, l'onction du roi devait être approuvée par le Grand Sanhédrine et confirmée par le Prophète, si celle-ci avait été contestée : " Samuel exposa au peuple les conditions de la royauté, et les consigna dans un document qu'il déposa devant le Seigneur ". Samuel I 10-25 Conformément à la Loi judaïque, la "halakha", le roi est la plus haute autorité de l'Assemblée législative. Toutefois, durant toute la période des Rois, deux autres personnes demeuraient des très hautes personnalités au sein du Sanhédrine, ce sont le Grand-Prêtre ou le Cohen Gadol, et le Prophète ou le Navy. Le roi est tenu d'écrire son propre Séfer Torah ou Rouleau de la Torah, dont il est le garant, et le porter avec lui en permanence, même durant les guerres. En règle générale, le roi ne peut ni juger, ni trancher les lois. Il doit être au service du peuple, inspirer la crainte de D.ieu et la justice, respecter certaines recommandations, mener les guerres conformément aux lois d'Israël, et faire appliquer les décisions du Magistrat suprême. Rambam, lois sur les Rois chap. 3, loi 6 Cependant, lors de la période des monarques d'Israël, l'historiographie juive distingue trois dynasties et deux royaumes.

2881 / 2892 : Royaume de Benjamin.

La première dynastie régnante est inaugurée par le règne de Saül ben Kich de la tribu de Benjamin : " Demain, à pareille heure, je ferais venir à toi un homme du pays de Benjamin, et tu l'oindras comme chef de mon peuple Israël, et il délivrera mon peuple de la puissance des Philistins ". Samuel 9-16 En 2881, au moment de son éléction par le prophète Samuel en tant que premier Roi de l'histoire d'Israël, Saül siège déjà depuis dix huit ans au Sanhédrine et seconde Samuel depuis 13 années. Il met un terme à la période d'anarchie et institue la première armée unifiée d'Israël. Celle-ci est composée d'hommes originaires de toutes les tribus et de réservistes, et son commandement est confié au général Avner fils de Ner. Au cours de son règne, Saül entreprend près de neuf guerres contre les Moabites, les Hamonites, les Hamalécytes, les Philistins, le roi de Tsovah et les Achourim. Toutefois, comme il fut prophétisé par Samuel, sa dynastie fut destituée de la royauté, qui échoie à David le fils de Ychaï. Celle-ci prendra fin tragiquement et rapidement avec l'assassinat en 2892 de son fils Ich-Bochet.

2884 / 3338 : Royaume de Yéhoudah ou de Judée.

La seconde dynastie est fondé par David, le fils de Ychaï. La lignée royale Davidique est issue du Yéhoudah, le fils du Patrriache Jacob, et compte vingt deux rois. (dessein : le lion, symbole de la tribu de Yéhoudah. Emblèm actuel de la ville de Jérusalem) En 2884, après avoir été reconnu et oint par Samuel, David régne sur Hébron, la capitale de la Judée, puis à partir de 2892 sur tout le peuple d'Israël sous le nom de Malkhout Yéhoudah, Royaume de Yéhoudah ou royaume de Judée. Uniquement les rois de cette dynastie ont régné sur Jérusalem et siégé à la tête du Sanhédrine. Tous les rois de la lignée Davidique furent oints avec le Chémène ha-Michkha, l'huile d'onction qu'avait fabriquée Moïse, mais pas les rois du royaume d'Israël. Un Prince de Judée qui hérite du trône sans rencontrer de contestataires parmi les membres de sa famille n'a pas besoin d'être à nouveau oint. Dans le cas contraire, l'héritier légitime devait être à nouveau oint et confirmer par le Sanhédrine. Il n'est pas obligatoire d'être le fils aîné pour régner mais d'en être apte et digne. Le compte des années d'un règne est définit selon le principe qui établit le début de l'année hébraïque à partir du mois de Nissan : " Comment établit-on le compte des années de règne : Si un roi est mort en adar, et un autre a été nommé le même mois, on compte un an à chacun. Toutefois il faut que le second ait au moins commencé le mois de nissan ". Traité Roch ha-Chanah 1 C'est en l'an 3338, à la suite des invasions babyloniennes et des guerres menées par Nabuchodonosor II, que prendra fin ce royaume, donnant lieu à la Galout Babel, c'est à dire, à l'exil de Babel. La Judée est définitivement conquise par le général Névouzaradan, Jérusalem tombe, le dernier roi de Judée, Sédécias, est exilé. Cette date historique marque : la fin de la royauté davidique et l'exil des princes héritiers à Babylone et à Néhardéa ; la destruction du premier Temple de Jérusalem et le jeûne du 9 Av ; la mort de Charya, le dernier Grand Prêtre, et de milliers d'israélites ; la déportation d'un grand nombre de Judéens jusqu'aux confins de l'empire babylonien, au terme de trois années de siège de Jérusalem (3336 / 3337 / 3338) et de nombreuses campagnes militaires.

2884 / 2924 - David

2924 / 2964 - Chlomo

2964 / 3205 : Royaume d'Israël.

En 2964, au lendemain du décès du roi Salomon, le peuple d'Israël est confronté a une grave crise politique, donnant lieu à l'instauration de la troisième dynastie, introduite par des rois dissidents, dont le royaume est appelé Malkhout Israël, Royaume d'Israël ou encore Royaume d'Ephraïm. Cette dynastie est fondée en 2964 par Jéroboam I suite au schisme gouvernementale qui éclatera entre lui et Roboam, le fils de Salomon et l'héritier légitime issu de la lignée Davidique. Une fronde éclate entre des membres du gouvernement et les membres de la famille royale. Jéroboam I, qui était l'un des grands collecteurs du roi Salomon, avait déjà critiqué ouvertement le roi et provoqué une scission grâve aux seins de la classe dirigeante, des prêtres et des généraux d'armées. Ces derniers contestaient principalement les décisions prises par son héritier Roboam. Alors que Roboam monte sur le trone de Jérusalem et de Judée, Jéroboam I se détourne de celui-ci et se couronne roi sur un royaume composé de dix des douze tribus d'Israël, tel qu'il avait été prophétisé par Ahia de Chilo. Il instaurera des cultes païens, édifiera deux statues en or, qu'il placera l'une au nord et l'autre au sud, fermera les routes qui mènent à Jérusalem et construira des miradors. Au cours de l'histoire, les successeurs de Jéroboam I seront le plus souvent en conflit avec les rois de Judée. Cette dynastie illégitime règnera sur dix tribus et compte dix neuf rois. Ce royaume, dont le siège du roi sera déplacé à Sichem, à Tirtsa et enfin à Samarie, s'éteindra 134 années avant celui du roi David. C'est en l'an 3205 que les rois assyriens mettront un terme à ce royaume, à la suite déjà de deux grandes déportations de plusieurs tribus, donnant lieu à la Galout Achour, soit l'exil et la déportation des dix tribus hébreux dans l'empire assyrien. 

Les Rois dissidents d'Israël après Salomon :

2964 / 2985 : Yrbaham I ben Névat - 2985 / 2986 : Nadav ben Yrbaham I - 2986/3009 : Bahassa ben Ahyah - 3009/3010 : Elé ben Bahassa - 3010 : Zimri - 3010/3021 : Homry - 3021/3041 : Ahav ben Homry - 3041/3043 : Ahazyahou ben Ahav - 3043/3055 : Yéhoram ben Ahav - 3055/3083 : Yéhou ben Nimchy - 3083/3098 : Yéhoahaz ben Yéhou - 3098/3113 : Yéhoach ben Yéhoahaz - 3113/3153 : Yrbaham II ben Yéhoach - 3153/3154 : Zékaryahou ben Yrbaham II - 3154 : Chaloum ben Yavèch - 3154/3164 : Ménahem ben Guédy - 3164/3166 : Pékahya ben Ménahem - 3166/3187 : Pékah ben Rémalyahou - 3187/3205 : Hochéah ben Ela (photo : sceau du roi Hochéah) 

Le "Beth ha-Mikdach" ou le Temple de Jérusalem.

Son architecture, ses espaces, ses mesures.

Le 2 iyar 2928 à Jérusalem, quatre cents quatre vingts années après que les Hébreux soient sortie d'Egypte sous la conduite de Moïse, soit la quatrième année du règne du roi Salomon, les travaux d'édification du premier Temple de D.ieu, le Beth ha-Mikdach, commencent : " Salomon commença à bâtir la maison du Seigneur à Jérusalem, sur le mont Moria. Là-bas, le Seigneur était apparu à son père David, qui avait choisi l'emplacement de l'aire d'Ornan, le Jébuséen ". Chroniques II 2-3. A cette occasion, le Tabernacle ou Michkane, le Temple démontable qui avait servis depuis Moïse et le Grand Prêtre Aharon (2449/2928), fut démonté définitivement et caché. A l’inverse du Tabernacle qui était démontable et transportable, le Beth ha-Mikdach devait être une demeure fixe, construite avec des matériaux nobles, Bamakom acher Yivkhar, à l'endroit choisit par D.ieu.  Aussi, afin de financer l'édification du Temple, mais également la construction des murailles extérieures de Jérusalem et du Millo, emplacement prévu par le roi David à l'intention des pèlerins, les douze tribus d'Israël sont imposées. Les travaux vont s'étaler sur sept ans et six mois. Dans la Bible, le Premier Livre des Rois précise que le roi Salomon entretient, à cette époque, des relations pacifiques avec tous les peuples frontaliers. En cette circonstance, 150 000 ouvriers phéniciens sont envoyés par Hiram, roi de Tyr, pour participer aux travaux d'édification du Temple. Au mois de héchvan de l'année 2935, la construction du Temple de Jérusalem est achevée. Cependant, Salomon attendra encore onze mois avant de célébrer son inauguration, ou Hanoukat ha-Bayit, lors des festivités du mois de Tichri 2936. L'allégresse de cette cérémonie va dispenser les Israélites de jeûner le jour de Kippour, cette année-là.

Au cours de l’Histoire hébraïque, deux Temples ont été édifiés à Jérusalem. Le premier Temple est construit par le roi Salomon, perdure 410 ans, de 2928 à 3338, et sera détruit par le général babylonien Nébouzaradan et son roi Nabuchodonosor II. A cette date, la royauté de la dynastie Davidique s'éteind. Le second Temple est rebâti, à soixante-dix ans d’intervalle, sous la directive des derniers Prophètes et Hommes de la Grande Assemblée. Il subsiste pendant 420 ans, de 3408 à 3828, et sera détruit par les légions romaines commandées par l'empereur Vespasien et son fils Titus.

En règle générale, toutes les lois relatives aux travaux du Temple, aux services qui s’y déroulent, que ce soient les jours profanes ou les jours de fêtes, de sa sainteté, des sacrifices, de son espace ou des ustensiles ont été enseignées par les Maîtres Tanaïm dans la Michnah et développées par les Amoraïm dans le Talmud de Babylone. Dans son "Michné Torah", dans la partie intitulée "Séfer Havodah", raby Moché ben Maïmon présente 9 grands thèmes qui englobent toutes les lois relatives au Temple. Aussi, le premier grand thème évoque principalement les lois relatives à la construction du Temple, développées en 8 chapitres. Ces lois comprennent six préceptes majeurs qui font partis du compte des  613 commandements, dont trois appartiennent au groupe des commandements positifs, et trois, au groupe des commandements négatifs ; elles sont : 1/ Construire le Sanctuaire. 2/ Ne pas construire l’Autel en pierres de taille. 3/ Ne pas monter sur l’Autel par des marches. 4/ Vénérer le Sanctuaire. 5/ Monter la garde tout autour. 6/ Ne pas interrompre sa garde.

La construction d'un lieu de résidence terrestre à l'Eternel est un commandement positif de la Torah, ou "Mitsvath Hassé" : " Ils me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux ". Exode 25-8. La fonction de cet édifice est d'être un lieu d'Offrandes et de Sacrifices, ce sont les Korbanot, mais aussi un emplacement réservé aux fêtes religieuses et réjouissances nationales du peuple hébreu : " C'est un précepte positif de construire une maison pour ha-Chem, un lieu prêt pour y offrir des sacrifices.. ". Michné-Torah, Lois de la Maison d'Election, Chapitre 1, Halakha 1. Ce précepte était l'un des trois premiers commandements que le peuple d'Israël reçu en entrant en Terre Sainte, avec celui de nommer un roi et de mener la guerre contre Hamalek. Aussi, lors des trois grandes célébrations annuelles de Péssah, Chavouhot et Souccot (ou "Chaloch Régalim"), la cité de Jérusalem devenait la ville phare de tout le peuple d'Israël et le lieu de rassemblement de toutes les tribus israélites. Le Talmud de Babylone enseigne : " Jérusalem était le centre de l'interprétation et de l'enseignement de la Torah ". Traité Bérakhot ??? L'exégète Chimchon Raphaël Hirsch remarque que le mot hébraïque Hyr ou "Ville", a la même racine que le verbe "Hèr" ou "Réveiller". Ainsi, la Ville de Jérusalem, siège du Temple de D.ieu, est un lieu propice à l'éveil intellectuel et l'élévation spirituelle. C'est pourquoi le terme "Hyr", sans aucune autre distinction, désigne toujours la Ville de Jérusalem dans les textes bibliques. Ibid Traité Kétouvot 111-b (voir Rois II 19-34). L'application de nombreuses lois toraniques, comme la consommation de la seconde dîme des fruits, le "Maasser Chéni", la cérémonie des Prémices des fruits, les Bikourim, ou la consommation de la dîme du bétail ne sont applicables qu'à Jérusalem. En ces occasions de réjouissances, disent les Sages, chaque Israélite (toutes tribus confondues) devient un résident de Jérusalem à part entière, comme le mentionne le Psalmiste : " Nous irons jusqu'à la Maison de l'Eternel. Nos pas s'arrêteront devant tes Portes, ô Jérusalem, cité rebâtie et réunifiée... En ce lieu, monteront les tribus de Dieu, pour adresser des louanges à l'Eternel ".Psaumes 122, 1-4.

 

 

Le plan de construction du Temple a été conçu par le prophète Samuel et le roi David, sur la base d'éléments transmis par Josué et les Anciens. Ces éléments vont être remis par la suite entre les mains du roi Salomon, par son père, Samuel et Ahitofel : " Tout cela, les détails du plan sont consignés par écrit, telle que l'inspiration de Dieu me l'a fait connaître ". Chroniques I 28-19. Or, l'endroit même choisi par David et Salomon pour y édifier le Mizbéah ha-Gadol, le grand Autel des Sacrifices, n'est autre que l'emplacement de l'Autel construit jadis par Avraham pour y sacrifier Isaac, le lieu où Noé construisit un autel en sortant de l'Arche, le lieu où Kaïn et Habel apportèrent leurs offrandes, le lieu où Adam apporta un sacrifice après avoir été créé, et de l'endroit même où il fut façonné. Cette localité porte le nom de mont Moriah. Nos Sages enseignent : " L'homme fut créé avec la terre de l'endroit où il trouverait son pardon, dans la suite des temps ". Talmud de Babylone, Traité Zévahim 62-a.

Le Har ha-Bayit, ou esplanade du Mont du Temple, mesure 500 "amot" sur 500 "amot" (une ama mesurant environ 50 cm), soit 250 mètres sur 250 mètres. A l'intérieur des remparts de cette esplanade, se dresse le Temple de Jérusalem (photo ci-dessus). Les murailles du Mont du Temple possèdent cinq portails : les deux Chaharé Houlda (photo ci-contre), ou "Portes de [la Prophétesse] Houlda", le Chahar Kiponos, ou "Porte de la floriculture", le Chahar Tady, ou "Porte de la discrétion" et le Chahar ha-Mizrah ou Chahar Chouchan, soit la "Porte orientale", appelée aussi "Porte de Suze". Chacune de ces portes mesure cinq mètres de large et 10 mètres de haut. L'emplacement réel du Temple ne se situe pas au centre du Mont du Temple, mais près des murs nord-ouest du Mont du Temple. En outre, le Temple est construit à la frontière commune de deux territoires : celui de Judah et celui de Benjamin. La majeure partie du Temple est toutefois du côté du territoire de Benjamin, tandis que le Grand Sanhédrine, siège de la Cour suprême, est situé du côté du territoire de Judah, au nord-ouest du Temple. Le lieu où siègent les Maîtres et Sages de la Torah, membres du Sanhédrine (D), porte le nom de Lichkat Ha-Gazit, ou "Salle de pierres de taille". Les sièges du Sanhédrine sont disposés en forme d'hémicycle. Un préposé à la garde de ce lieu saint appelé Ich har ha-Bayit ou "Responsable du Mont du Temple" est nommé, afin de gérer les trois postes de garde des Cohanim, ou Michmarot, et les vingt-et-un postes de garde des Lévytes autour du Temple. Le Temple se divise en trois espaces distincts :

A / La Hazarah - l'Enceinte du Temple.

L'Enceinte ou Hazarah est l'espace principal, situé à l'intérieur des murailles du Temple. Elle mesure environ 94 mètres de long, d'est en ouest, et 68 mètres de large, du nord au sud, et possède sept portes d'entrées : Chahar ha-Délek ou "Porte du combustible", Chahar ha-Békhorot ou "Porte des premiers-nés", Chahar ha-Mayim ou "Porte de l'Eau", Chahar ha-Nitsots ou "Porte de l'étincelle", Chahar ha-Korban ou "Porte des Sacrifices", Chahar beth-ha-Moked ou "Porte de la Chambre du Foyer" et Chahar Hélyion ou "Porte supérieure" (E), appelée également Chahar Nicanor, ou "Porte de Nicanor". Elle est appelée au nom d'un Juif qui offrit deux battants magnifiques en bronze (fabriqués à Alexandrie), pour la porte d'entrée orientale de l'Enceinte du Temple. A l'entrée du Temple, du côté Est, se trouve le Chahar ha-Mizrah, surmonté de douzes marches conduisant à l'enceinte des femmes, ou Hézrat Nachim (G). Cet espace-là mesure environ 68 mètres carrés et comporte quatre chambres, ou Lichkot (F), servant d'entrepôt aux divers matériaux du Temple. Toutefois, l'espace principal de la Hazarah commence au Chahar Nicanor. Cette porte, surmontée de quinze marches, sépare l'enceinte des femmes, de l'esplanade supérieure appelée Hézrat Israël ou "Enceinte des hommes" (H). Cet espace-là comporte huit chambres servant à diverses opérations de fonctionnement du Temple. L'enceinte des hommes mesure 68 mètres, du nord au sud, sur 6 mètres, d'est en ouest. Elle est pourvue de quatre marches conduisant à l'esplanade supérieure où se trouvent les Cohanim, et qui s'appelle Hézrat Cohanim, ou "Enceinte des Prêtres". Sur la première marche (haute de 50 cm), se trouve une estrade, appelée Doukhan, où se tiennent les Lévytes. Ils s'y tiennent debout, chantant un cantique quotidien et jouant de la musique, pendant l'offrande des sacrifices. L'esplanade des Cohanim comporte également plusieurs chambres. Puis, douze marches séparent l'esplanade des Cohanim de l'entrée d'un bâtiment, appelé Hékhal, ou "Sanctuaire". L'entrée de cet édifice mène au Oulam (I), ou "Vestibule", à l'intérieur duquel se trouve l'espace le plus saint du Temple, le Kodech ha-Kodachim, ou "Saint des Saints".

 

 

Le Grand Autel, ou le "Mizbéah ha-Gadol", porte trois noms :

Le premier Autel que Moïse fit construire pour le Tabernacle était en bois de cèdre recouvert de cuivre, c'est pourquoi il porte le nom de Mizbah ha-Néhochète, ou "Autel de Cuivre". Celui-ci mesure 2,5 mètres sur 2,5 mètres pour une hauteur de 5 mètres. L'intérieur de l'Autel est creux et rempli de terre lorsque celui-ci est posé sur le sol, durant une halte dans le désert. Le bûcher situé au centre, mesure environ 60 cm sur 60 cm. Afin de monter au niveau de l'Autel, une rampe ou Kévech, de 15 mètres de long sur 1,5 mètre de large, est construite, attenante à l'Autel, afin de permettre aux Prêtres d'accéder au niveau supérieur du  bûcher. L'Autel porte également les noms de Mizbéah ha-Hitson (étant situé à l'extérieur, soit dans la Hazarah), et Mizbah ha-Holah, car les Offrandes sont consummées sur cet Autel, dans tous les cas d'expiations et d'holocaustes. Durant quatre cent quarante ans, les sacrifices seront offerts sur l'Autel du Tabernacle. Mais, dès que le roi Salomon fit construire le 1er Temple de Jérusalem, en l'an 2928, c'est sur le Mizbéah ha-Gadol, ou "Grand Autel", que furent désormais apportées et consumées les Offrandes du peuple d'Israël : " L'Autel était construit sur un emplacement bien précis qui ne pourra jamais être changé, ainsi qu'il est écrit : c'est ici l'autel des sacrifices d'israël ". Michné-Torah, Lois de la Maison d'Election, Chapitre 2, Halakha 1. 

En outre, à la différence de l'Autel creux de cuivre du Tabernacle, l'Autel du Temple est construit avec des pierres brutes, non taillées ou découpées avec des outils de fer, comme l'ordonne la Torah : " Tu bâtiras au même endroit un autel destiné à l'Eternel ton Dieu, un autel fait de pierres que le fer n'aura point touchées ". Deutéronome 27-5 et Exode 20-22. En effet, le fer est destiné à fabriquer des outils de guerre et à donner la mort, alors que l'Autel est destiné à expier les fautes de l'homme et apporter la vie : " Toute pierre abîmée au point d’accrocher l’ongle comme lors de l’examen d’un couteau d’abattage est impropre à l’assemblage de la Rampe et de l’Autel, ainsi qu’il est dit : c’est en pierres intactes que tu construiras l’autel de l’Eternel. D’où extrayait-on les pierres de l’Autel ? D’un sol vierge, que l’on creusait jusqu’à arriver à un endroit dont on voyait qu’il n’avait jamais été utilisé ni exploité, et de là on extrayait les pierres, ou de la mer Méditerranée, et l’on s’en servait pour la construction. Les pierres du Heikhal et des Cours devaient également être intactes ". Lois de la Maison d'Election, Chapitre 1, Halakha 14 Dans ce but, Salomon utilisera des pierres vierges, d'extraction naturelle, ou employera le Shamir. Talmud de Babylone traité Sotah 48-b. Le Shamir est un élément mystérieux, unique dans toute la création, et dont l'origine remonte au sixième jour de la Création du monde, au crépuscule. Maximes des Pères 5-6. Il est doté d'un extraordinaire pouvoir radio-actif capable de fendre tout matériau rigide, permettant ainsi de produire des pierres de taille intactes en quantité nécessaire, et n'ayant eu aucun contact avec des outils en fer. Cependant, le Shamir se trouvait dans une cachette mystérieuse. Et Salomon chargea donc Bénayahou, général en chef des armées royales, de découvrir où se trouve le Shamir. Bénayahou s'acquittera de cette mission périlleuse et rapportera le Shamir. Talmud de Babylone traité Guittin 68-b. C'est au moyen de celui-ci que Salomon façonnera toutes les pierres de taille intactes destinées également à la construction du Temple. Rois I 6-7. Certes, se dit Salomon, si l'Autel seul, qui apporte la paix et la vie, doit être constitué de pierres intactes, a fortiori le Temple entier, siège de la Résidence divine ici-bas, doit-il lui aussi être construit en pierres intactes, dans tout son édifice. Traité Guittin 68-a.

Le point culminant de l'enceinte des Cohanim est le Mizbéah ha-Gadol, ou "Grand Autel" (J). Il est placé devant les marches menant à l'entrée du Oulam et du Hékhal. Sur cet Autel, sont apportées et consumées toutes les Offrandes : les deux holocaustes perpétuels quotidiens du matin et du soir, les Korban ha-Tamid, le sacrifice de Péssah, le Korban Péssah, le sacrifice de Kippour, ceux des divers jours de fêtes et de Roch-Hodech, les sacrifices expiatoires et rémunératoires des particuliers, appelés Zévahim, et les différentes oblations, appelées Ménahot. Entre le Oulam et l'Autel, est placé le Kiyor, ou "Bassin", un peu en retrait vers le sud. C'est un réservoir d'eau avec lequel les Cohanim effectuent les ablutions rituelles des mains et des pieds, avant chaque service. (photo : intérieur de l'espace des Cohanim ; au centre, le Grand Autel). L'Autel est posé à même le sol afin d'être relié directement à la terre du Temple. Certes, la terre ou "Adama" en hébreu, rappelle que Adam le premier homme de l'Histoire, a été créé par le Tout-Puissant sur le lieu même de son pardon, avec la terre du Mont Moriah : " Afin qu'il soit formé sur le lieu même de son futur pardon ". Midrach Tanhouma sur Exode 20-21. Il est désormais interdit aux Israélites d'apporter des offrandes sur les autels particuliers, comme cela était en vigueur jusqu'à ce jour, c'est-à-dire la tolérance des Bamot Yahid en dehors du Temple de Jérusalem : " Dès lors que le Temple fut construit à Jérusalem, tous les autres endroits furent interdits pour la construction d’une Maison à D.ieu ou pour l’offrande des sacrifices, et pour l’éternité, il n’y aura pas là bas de Temple, sinon qu’à Jérusalem, sur le Mont Moriah, dont il est dit " et David s’exclama - ceci est la Maison de l’Eternel D.ieu et ceci est l’Autel d’offrande pour Israël  " et il est dit " ceci est mon lieu de repos à jamais ". Lois de la Maison d'Election, Chapitre 1, Halakah 3

Le Grand Autel mesure environ 5 mètres de haut. Il se dresse sur trois niveaux distincts, superposés : 1/ Le socle, ha-Yéssod, mesure environ 16 mètres carrés et 50 cm de hauteur. (Le Grand Autel qui servit dans le Second Temple était légèrement plus grand que celui du 1er Temple qui, à sa base, mesurait environ 14 mètres carrés). 2/ La partie médiane, au-dessus du socle, mesure environ 15 mètres carrés sur 2.5 mètres de hauteur. 3/ La partie supérieure, reposant sur la partie médiane, mesure environ 14 mètres carrés sur 1.5 mètre de hauteur. Au sommet de l'Autel, se trouve le bûcher, ha-Maharakha, où sont consumées les Offrandes, ou Korbanot. Un couloir, ou Sovèv, fait le tour de l'Autel et facilite le passage des prêtres. La partie supérieure de l'Autel est séparée de sa partie médiane par un trait rouge, appelé Hout ha-Sikra. Pour accéder au sommet de l'Autel, les prêtres empruntent une rampe centrale de 15 mètres de long sur 1.5 mètre de large, placée au sud de l'Autel, et appelée Kévèch. Il est interdit aux prêtres d'accéder à l'Autel en gravissant des marches, en signe d'humilité. De chaque côté de la rampe, se trouvent deux autres rampes plus petites, l'une située à droite et l'autre à gauche ; et par lesquelles les Cohanim accédaient aux lieux des diverses taches qui leurs étaient attribuées.

B / Le Hékhal - le Sanctuaire.

Il comprend trois espaces : le Oulam, le Hékhal interne et le Kodech-ha-Kodachim. Ce bâtiment, d'environ 50 mètres carrés et 50 mètres de hauteur, comporte des étages, plusieurs pièces attenantes et plusieurs portes. Ses murs intérieurs sont recouvert d'or pur. Son entrée (menant au Oulam) est munie d'une porte, dans le 1er Temple, et d'une tapisserie ou Parokhèt, dans le deuxième Temple. Cette entrée mesure 20 mètres de haut et 10 mètres de large. L'intérieur du Oulam débouche sur le "Sanctuaire interne", nommé aussi Hékhal, espace où se trouvent les ustensiles les plus précieux du Temple : la Ménorah ou Candélabre d'or pur à 7 branches, le Mizbah ha-Kétorèt ou Mizbah ha-Zahav - petit autel en or pur où sont brûlés les 11 Encens appelés Kétorèt, les Choulhanot ha-Panim ou "Tables des Pains de Proposition" sur lesquelles sont servis chaque semaine 12 pains, de Chabat en Chabat, appelés Léhém ha-Panim. En outre, dans le premier Temple, le roi Salomon fit construire 10 candélabres supplémentaires qu'il fit placer au Sud du Sanctuaire, et 10 autres Tables qu'il fit placer au Nord du Sanctuaire. Talmud de Jérusalem, Traité Chékalim, Chapitre ???, Halakha ??? 17-18.

L'Autel des Encens

L'Autel sur lequel sont consumés les 11 Encens, ou Kétorèt, se trouve à l'intérieur du Sanctuaire, côté sud, à 5 mètres de l'entrée. Il est fait en bois de cèdre recouvert d'or pur. Il est entouré dans sa partie supérieure d'une bordure d'or pur. C'est pourquoi il porte le nom de Mizbah ha-Zahav. Il mesure environ 1 mètre de haut, et  50 cm sur 50 cm de côté (il est carré). Cet Autel porte également les noms de Mizbéah ha-Pénimi, car il est placé à l'intérieur du Hékhal, et Mizbah ha-Kétorèt, au nom des 11 encens qui y sont consumés : " L'Eternel dit à Moïse, prends des épices...et tu en feras des encens...et tu en mettras devant l'Arche, dans le Tabernacle, où Je me ferai connaitre à toi. Il sera pour vpus des plus saints ". Exode 30-34;36

Dans le Talmud les Sages donnent la composition des 11 encens, ils sont ; 1/ Ha-Tsary - le baume. 2/ Ha-Tsiporene - la girofle. 3/ Ha-Hélbénah - le galbanum. 4/ Ha-Lévonah - l'encens. 5/ Mor - le myrrhe. 6/ Kétsihah - le cassis. 7/ Chibolèt Néred - le nard. 8/ Karcos - le safran. 9/ Ha-kochét - le costus. 10/ Kiloupha - de l'écorce aromatique. 11/ Kinamone - du cinamone. On utilisait également pour embellir ou pour une bonne odeur, l'herbe de karchinah, du vin de chypre ou du vin blanc fort, du sel de Sodome et de l'herbe qui produisait de la fumée. La quantité d'encens pour toute l'année était de 368 manim, soit 365 manim pour les 365 jours de l'année et 3 manim était gardé pour le jour de Kippour.

La "Ménorah" à 7 branches.

En nissan, Moïse reçoit l'ordre de fabriquer une Ménorah, le Candélabre en or pur à 7 branches : " Tu feras aussi un candélabre d'or pur. D'une seule pièce sera fait le candélabre ; sa base et sa tige, ses coupes, ses pommeaux et ses fleurs viendront de lui ". Exode 25-31. Puis, il transmet à Aharon, le premier Grand Prêtre du peuple hébreu, l'ordre d'allumer les lampes de la Ménorah : " Parle à Aharon et  dis lui : quand tu allumeras les lampes, c'est vis-à-vis de la face de la Ménorah que les sept lampes éclaireront. Ainsi fit Aharon : vis-à-vis de la Ménorah, il alluma ses lampes, comme l'Eternel l'avait ordonné à Moïse ". Nombres 8-2,3  Dans le Tanakh, la Ménorah porte également les noms de Ménorat ha-Maor ou le "Candélabre du Luminaire", et Ménorah ha-Téhorah ou le "Candélabre pur". Exode 35-14 et 31-8. Elle s'appelle aussi Ner Elokim ou la "Lumière de D.ieu. Samuel I 3-3. Rachi précise qu'il est interdit de fabriquer ce candélabre en plusieurs pièces que l'on souderait ensemble. Il faut, au contraire, prendre une seule masse d'or, Mikchah Ahat en hébreu, que l'on sculpte jusqu'à en dégager les branches, de part et d'autre de la branche centrale : " Voici comment sera fabriqué le Candélabre : il sera taillé dans un seul bloc d'or, jusqu'à sa base, jusqu'à sa fleur ; le tout sera taillé dans un seul bloc. Conformément au modèle montré par l'Eternel à Moïse, ainsi fit-on le Candélabre ". Nombres 8-4.

La Ménorah est placée à l'intérieur du Sanctuaire, du côté sud, face à la Table des Pains de Proposition. Elle est composée de 7 branches, 22 coupes, 9 fleurs et 11 pommeaux. Les trois branches de chaque côté de l'axe central sont tournées vers la flamme du milieu. La flamme du milieu est inclinée vers l'espace du Saint des saints (à l'ouest) et porte le nom de Ner ha-Maharavi ou "Lumière Occidentale". La Ménorah mesure environ 1,80 mètre et repose sur trois pieds. Afin d'allumer les lumières, le Cohen monte sur une estrade en pierre de trois marches. Chaque jour, à la tombée de la nuit et au petit matin, le Grand Prêtre allume la Ménorah, avec de l'huile d'olive pure ou Chémèn Zayit Zakh, en hébreu. Le feu qui sert à allumer la Ménorah provient du feu éternel brûlant sur le Grand Autel. (Dessin de la Ménorah réalisé par le Rambam). Selon le Rambam et la majorité des Sages, les branches de la Ménorah n'étaient pas de forme arrondie, mais rectiligne. De nos jours, la Ménorah est devenue le symbole incontournable de l'Etat d'Israël.

C / Le Kodech ha-Kodachim - le "Saint des Saints".

Ce troisième espace interne, situé le plus à l'Ouest du Sanctuaire, représente l'endroit le plus sacré du Temple, où seul le Cohen Gadol ou le Grand Prêtre pouvait entrer, pendant le jour saint de Kippour. Il est construit au niveau le plus élevé de l'édifice du Temple. Sa porte d'entrée est à l'opposé de la Porte orientale du Temple, où éclaire chaque matin le premier rayon de soleil, venant de l'Est. L'entrée du Saint des Saints fait donc face au soleil, à l'issue de chaque aurore. Au centre du Saint des Saints est placée l'arche du Témoignage, le Aron ha-Edout, appelée aussi "Arche d'Alliance" ou "Arche Sainte", le Aron ha-Kodech surmontée de deux Chérubins d'or pur, les Kerouvim, d'où émane l'inspiration prophétique. A l'occasion de sa fabrication, D.ieu avait ordonné à Moïse de choisir Betsalel ben Oury, de la tribu de Judah, pour diriger la construction du Tabernacle, de ses ustensils, et de l'Arche Sainte. Voir année 2448.

Les 10 Miracles, à l'époque du premier Temple : " Dix miracles se produisaient en faveur de nos ancêtres dans le Temple : L'odeur de la viande des sacrifices ne faisait jamais avorter une femme enceinte. Jamais, les viandes des sacrifices ne s'avariaient. On ne voyait jamais de mouche dans les abattoirs. Aucun accident nocturne ne rendait impur le Grand Prêtre, le Jour de Kippour. La pluie n'éteignait pas le feu qui brûlait sur le Grand Autel. Le vent n'arrivait pas à disperser la colonne de fumée qui s'élevait des sacrifices. Acune défectuosité ne se déclarait dans le Homer, ni dans les deux pains (de la fêtes des Prémices), ni dans les pains de Proposition. Debout, le peuple était pressé, et se prosternait dans la largesse. Jamais serpent ni scorpion ne blessa quelqu'un à Jérusalem. Personne ne disait à son compagnon : je suis à l'étroit pour passer la nuit à Jérusalem ". Maximes des Pères, 5-5 ; Talmud de Babylone traité Yomah 21-b.

Les "Cohanim Guédolim" ou les Grands Prêtres.

Mille trois cent quatre-vingts ans au service de D.ieu et d'Israël.

De l'époque d'Aharon ha-Cohen, qui fut le premier Grand Prêtre de l'histoire d'Israël, au règne du roi Salomon, treize Grands Prêtres (Cohanim Guédolim au pluriel) se sont succédés et distingués au sein du Tabernacle, le Michkane. Cependant, en 2829, du temps du Gouvernement des Juges (2516/2881), le Cohen Gadol Bouzi ben Boukri issu de la descendance d'Eléhazar fils d’Aharon ben Hamram décèdera. La Grand Prêtrise, soit la Kéhounah Guédolah, passera à la postérité des fils d'Itamar, le quatrième fils d'Aharon, et dont le Juge Hélie sera le premier Grand Prêtre. Aviyatar sera le dernier Grand Prêtre de cette lignée, au temps du roi David. Lors des règnes des rois David et Salomon, en 2924, la Grand Prêtrise reviendra aux descendants de Pinhas ben Eléhazar, notamment lors de la nomination du Grand Prêtre Tsadok fils d'Ahitouv. Il est le premier à avoir servi dans le premier Temple de Jérusalem.

Lors de la période du premier Temple de Jérusalem, soit durant 410 ans, dix-huit Grands Prêtres se sont succèdés. Talmud de Babylone traité Yomah 10-a. Tsadok est le premier d'entre eux. Rois I 2-35. Charya est le dernier à servir dans le 1er Temple. Son fils Yéhotsadak n'a pas été Grand Prêtre après lui, bien que son nom apparaisse dans les Ecritures. Néanmoins, son second fils Yéhochouah deviendra le premier Grand Prêtre qui servira dans le deuxième Temple de Jérusalem. Selon un avis, tous les Grands Prêtres du 1er Temple sont issus de Pinhas ben Eléhazar ben Aharon ha-Cohen. Tous les Grands Prêtres qui ont servi dans le premier Temple de Jérusalem ont été oints par l'huile d'onction sainte, ou Chémène ha-Michha, fabriquée par Moïse lors de l'inauguration du Tabernacle. Cependant, cette huile sera cachée à l'époque du roi Josias et les futurs Grands Prêtres ne pourront plus recevoir son onction. Seul le port des huit vêtements sacrés, ou Chemoné Bégadim, les consacrera désormais à leur fonction. Rachi, traité Makot 12-a.

En outre, si la royauté de la dynastie davidique n’existe plus depuis la destruction du 1er Temple (3338) et ne sera plus jamais instaurée pendant la période du second Temple de Jérusalem, soit 420 ans (à l'exception de la période éphémère de la dynastie hasmonéenne de 103 ans), le Grand Prêtre occupe cependant un poste d'une importance extrême dans la société hébraïque. Près de 310 Grands Prêtres se succèdent pendant cette période, et aucun d'eux n'est consacré à son rang avec l'huile d'onction sainte de Moïse. Talmud de Babylone traité Horayot 11-b. Ils n'accèdent donc à la fonction de Grand Prêtre que par le port des huit vêtements sacrés. Or, durant cette période, le peuple d’Israël doit luter contre les royaumes environnants, mais combattre aussi de nombreuses intrigues menées par des courants de réforme. Leurs instigateurs convoitent la charge prestigieuse de Grand Prêtre qui leur permait d'étendre leur influence négative sur l'ensemble des Israélites. Ils réussiront par la suite à attribuer ce poste à des individus inaptes à la sainteté de cette fonction, voir même étrangers à la caste des prêtres, provoquant ainsi des tensions au sein du peuple hébreu (en majorité conservateur) et même des guerres fratricides. Lors de cette période, l'ascension à cette haute dignité est souvent achetée à prix d'or aux gouverneurs de puissances étrangères dominatrices. Bon nombre de ces faux "Grands Prêtres" est invalidé par le Sanhédrine, au cours de l'Histoire. Seuls quelques rares parmi eux se sont distingués par leurs qualités authentiques, leur piété et leur vertu.

Le Talmud en cite quatre, uniquement : Simon le Juste, Yohanane, raby Yichmaël ben Fiavi et raby Eléhazar ben Harsoum. Cependant, la désignation de ces quatre Grands Prêtres du second Temple montre uniquement que leur service atteignait la qualité de leurs prédécesseurs de l'époque du premier Temple. Ils avaient tous mérité d'entrer dans le Saint des Saints, le Kodech ha-Kodachim, et en ressortir vivants. Ce ne fut pas toujours le cas de ceux de l'époque du deuxième Temple, où la présence d'un second prêtre était exigée. Toutefois, parmi les Grands Prêtres aptes à servir dans le second Temple de Jérusalem, conformément à la loi, se sont distingués : Yéhochouha ben Yéhotsadak, Hézra, Matityahou ben Yohahane, raby Ychmaël ben Elichah, Ben Katin, Yohanane ben Nerbaï, Elihouhani ben Hakof, Hanamël ha-Mitsri, les sept fils de la famille Ben Kimhit et Pinhas Ich Havata, ayant officié le dernier dans le second Temple de Jérusalem. Après sa destruction totale par les Romains, la charge de Grand Prêtre disparut. (photo : tombe d'un Grand-prêtre retrouvé à Jérusalem)

Les habits du "Cohen Gadol" et du "Cohen Hédiot".

Les prescriptions relatives aux habits portés par le Cohen Gadol, le Grand Prêtre, et le simple Cohen, ou Cohen Hédiot, figurent dans le Pentateuque, livre de l'Exode, au chapitre 28. La tenue du Cohen Gadol est composée d’une tunique à mailles, d’un pantalon, d’une tiare, d’une ceinture, d'un pectoral, d'un tablier, d'une robe et d'un diadème, soit au total huit vêtements. La tenue d'un simple Cohen est composée d'une tunique, d'un pantalon, d'une tiare et d'une ceinture, soit quatre vêtements au total. Michna, traité Yomah, Chapitre 7, Michna 5. " Tu feras des vêtements de sainteté pour Aharon ton frère pour l’honneur et la splendeur : un pectoral, un Ephod, une robe, une tunique à mailles, une tiare et une ceinture. Ils prendront de l’or, de l’azur, du pourpre, de l’écarlate et du lin retors ". Deutéronome 28, 2-5. Les habits du Cohen Gadol sont tissés de fils d'or, de fils de laine teinte en azur, pourpre et écalarte, et de fils de lin retors.

Les huit vêtements comprennent le "Hochen Michpat", "l'Ephod", le "Méhil, la "Koutonète Tachbets", "l'Avnet", les "Mikhnassayim", la "Mitsnéfet" et le "Tsits". Le Hochen Michpat, ou Pectoral du Jugement, est un ornement  carré placé sur le coeur, sur lequel sont enchassées douze pierres précieuses, gravées au nom de chacun des douze fils de Jacob. L'Ephod est un tablier recouvrant le dos et muni de deux bretelles qui redescendent sur le coeur et sont fixées au Héchev, ou "Ceinture". Il est équipé de deux Kitphot , ou "Epaulières", sur lesquelles sont fixées les pierres de Choham (onyx), gravées aux noms des douze tribus, soit six noms par pierre. Le Méhil, est une robe portée sur la Koutonète Tachbets. La Koutonète Tachbets est une tunique à mailles, confectionnée en lin et ressemblant à une large robe. Elle n'a pas de ceinture et ne comporte aucune ouverture sur les côtés.  L’ensemble de la tunique est tissé d’une seule pièce, et les seuls éléments cousus sont les manches, qui descendent jusqu’aux paumes des mains. Cette tunique se porte à même la peau. Le Cohen passe ensuite autour de la taille une ceinture, appelée Avnet. Les Mikhnassayim représentent un pantalon de lin que le Cohen met en premier. Il porte aussi une Mitsnéfet, ou coiffe de lin. C’est une sorte d’écharpe, longue d’environ huit mètres (Vérifier réfce ???), que le Cohen enroule autour de la tête comme un turban. Le traité talmudique Herkhin explique que cette tiare, placée au-dessus de la tête du Cohen, sert à racheter le péché d’orgueil. Le Cohen porte aussi le Tsits, plaque d’or de deux doigts de large sur laquelle est inscrit "Kadoch la-Hachem", ou "Consacré à l'Eternel". Celui-ci couvre tout le front du Cohen, d’une oreille à l’autre.

Le Hochen Michpat et les Ourim vé-Toumim : Le Hochen Michpat est posé sur la poitrine du Cohen Gadol. Douze pierres précieuses, gravées aux noms des douze tribus d'Israël, y sont enchâssées. Aharon et ses successeurs le portent en entrant dans le Saint des Saints : " Tu mettras sur le pectoral de jugement les Ourim et les Toumim, qui seront sur le cœur d'Aharon lorsqu'il entrera devant D.ieu. Aharon portera le jugement des Enfants d'Israël sur son cœur, devant D.ieu, perpétuellement ". Exode 28-30. Les Sages enseignent : " Par l'intermédiaire des Ourim vé-Toumim, on adressait une requête ". Ainsi, seul le Grand Prêtre revêtu des huit habits peut consulter les Ourim vé-Toumim. En présentant une requête, le Grand Prêtre tourne le visage vers l'Arche d'Alliance, et le demandeur tourne la face derrière le prêtre, et demande : "Dois-je faire ceci ou non ?" Le prêtre répond alors : "Fais" ou : "Ne fais pas", selon ce qu'il voit sur le Pectoral. Sur celui-ci, l'ensemble de l'alphabet est inscrit, par le biais des noms des Patriarches ainsi que ceux des douze tribus, accompagnés de la mention "Tribus de Dieu". Pour être consulté, le Cohen doit posséder expressément les qualités de Prophète, pouvoir attirer sur lui la Présence Divine et parler par "Rouah ha-Kodech", ou "Esprit de Sainteté".

Raby Ynyany ben Sasson enseigne : pourquoi le chapitre traitant des sacrifices est-il juxtaposé à celui traitant des vêtements du Cohen ? Pour enseigner que les habits du Cohen procurent l'expiation, tout comme les sacrifices. La tunique (Kétonète) fait expiation pour le meurtre, comme il est écrit : " Ils immolèrent un chevreau et trempèrent la tunique dans son sang ". Genèse 37-31. Le caleçon (Miknassayim) fait expiation des unions interdites, comme il est écrit : " Fais des caleçons de lin pour couvrir la nudité de leur chair ". Exode 28-42. La tiare (Mistnéfète) fait expiation de l'orgueil, comme l'enseigne Raby Hanina : "Ce qui se trouve au sommet du corps fait expiation du regard hautain". La ceinture (Avnète) fait expiation des mauvaises pensées, car elle se porte au dessus des organes génitaux. Le Pectoral (Hochen Michpat) fait expiation des injustices, comme il est écrit : " Tu feras un Pectoral de Jugement ". Ibid 28-15. Le tablier (Ephod) fait expiation de l'idolâtrie, comme il est écrit: "Sans éphod, et idoles". Osée 3-4. La robe (Méhil) fait expiation de la mauvaise langue, comme l'enseigne Raby Hanina : " Il est normal que l'élément qui fait du bruit efface les mauvais bruits ". Certes, il y avait 72 clochettes en or ainsi que 72 grenades d’or, chacune entre chaque clochette, cousues en bordure de la robe. La plaque en or (Tsits) fait expiation de l'effronterie, comme il est écrit : "Il sera sur le front d'Aaron". Exode 28-38. Il est écrit également : " Tu avais le front d'une prostituée ". Jérémie 3-3. Talmud de Babylone, traité Zévahim 88-b. Vér Réfce ???

La "Birkat Cohanim" - la bénédiction des Cohanim : Au temps du Beth ha-Mikdach, le Temple de Jérusalem, les Cohanim avaient aussi pour fonction de bénir le peuple en différentes occasions : il s'agissait de la Birkat Cohanim. Celle-ci se déroulait sur l'estrade, dans l’Enceinte du Temple, entre les deux colonnes appelées "Yakhin" et "Boaz". Depuis la destruction du Temple, cette bénédiction est encore récitée par les Cohanim dans toutes les synagogues. Aujourd'hui, les Cohanim se couvrent le visage avec leur Talith, pour réciter cette bénédiction. A l'époque du Beth ha-Mikdach, les Cohanim avaient le visage découvert. Ils étendaient leurs mains, doigts écartés. Cette bénédiction est prononcée chaque jour, lors de l'office du matin, par le Hazan ou le Ministre officiant, même si celui-ci n’est pas un Cohen. Il récite la bénédiction suivante : " Béni soit Tu, Eternel notre Dieu, Roi de l'univers, qui nous a sanctifiés par la sainteté d'Aharon et nous a ordonné de bénir ton peuple Israël avec amour ".  Puis, il dit : " Que l'Eternel te bénisse et te préserve ! Que l'Eternel t'éclaire de sa Face et te soit favorable ! Que l'Eternel tourne sa Face vers toi et te donne la paix ! "  Nombres 6-24. A l'époque du Temple, le Grand Prêtre se tenait sur les trois marches au-dessous de la rangée la plus haute, en signe d’humilité vis-à-vis des autres Cohanim.

L'ordre des travaux au sein du Temple

Dans le traité talmudique Yomah, relatif aux services du Grand-Prêtre dans le Temple de Jérusalem le jour de Kippour, les Sages débattent également de l'ordre dans lequel les taches devaient être établis tout au long de la journée, pour tous les jours de l'année. Aussi, c'est par la voix d'Abayé, au nom de Aba Chaoul, et sous l'autorité de la tradition, qu'est mentionnée l'ordre des fonctions quotidiennes du prêtre, le Cohen : Ha-Maharakha, l'organisation du bûché, composé de grosses buches de bois, était disposé sur l'Autel avant les buches de bois du second bûché, Maharakha Chényia chel Kétorèt (qui servaient à l'Autel des Encens). Le second bûché des Encens était disposé avant de mettre les deux planches sur la grosse pile de bois, Chné Guizré Hétsim. Ces deux planches étaient diposées avant de rétirer les cendres de l'Autel intérieur, Dichoun Mizbéah ha-Pénimi. Les cendres de l'autel intérieur étaient retirées avant le nettoyage des cinq lampes du Candélabre (Ménorah), Hatavat Hamech Nérot. Les cinq lampes étaient néttoyées avant l'aspersion du sang du sacrifice perpétuel (Korban ha-Tamid), le Dam ha-Tamid. L'aspersion du sang du sacrifice perpétuel avait lieu avant le nettoyage des deux lampes restantes du Candélabre, Hatavat Chté Nérot. Les deux lampes du Candélabre étaient néttoyées avant l'offrande des Encens, les Kétorèt. L'offrande des Encens précédait la combustion des membres de l'holocauste quotiden, les Evarim. La combustion des membres précédait l'oblation, la Minha. L'oblation précédait l'offrande des pains, les Havitin. L'offrande des pains précédait les libations de vin, les Néssakhim. Les libations du vin précédaient les sacrifices supplémentaires (Chabat et fêtes), les Moussafim. Les sacrifices supplémentaires précédaient la mise en place de l'encensoir, les Bazikin. La mise en place de l'encensoir précédait le sacrifice perpétuel de l'après-midi, Korban ha-Tamid chel ben Haharbayim, ainsi qu'il est dit : " Et il y préparera (sur l'autel) l'holocauste (du matin), suite à quoi, il brûlera les graisses des sacrifices de paix ", c'est à dire, qu'après l'holocauste (du matin), on achevait d'offrir tous les sacrifices. Traité Yomah 33-a

A propos du verset : " Et toi, tu ordonneras aux Enfants d'Israël qu'ils prennent pour toi une huile pure d'olives concassées pour le luminaire, pour faire monter la lumière perpétuelle", Exode 27-20. raby Yahacov ben Acher interprète ainsi le mot "concassées", celui-ci se dit "katyt", en hébreu. Ce mot se scinde en deux syllabes : "kat" et "yit". La valeur numérique, ou Guématria, de "kat" est 420, et celle de "yit" est 410. Or, la durée de vie du premier Temple de Jérusalem a été de 410 ans. Celle du deuxième Temple de Jérusalem a été de 420 ans. Ces deux temps réunis totalisent 830 ans, correspondant à la Guématria de "katyt", soit 830, temps au cours duquel l'allumage de la Ménorah fut assuré avec de l'huile d'olives pure !

Les "Névyim" ou les Prophètes.

La Prophètie ; D.ieu parle aux hommes.

Le Judaïsme affirme que D.ieu révèle sa volonté au peuple d'Israël par l'intermédiaire d'individus privilégiés qui ont atteint les niveaux spirituels les plus élevés. Cette forme de communication est appelée Névouah, ou Prophétie, elle représente le plus haut degré de dialogue entre D.ieu et l'homme. Les grands sages qui manifestent des aptitudes à la prophétie, et qui sont reconnus par le Sanhédrine en tant que tel, portent le nom de Névyim, ou Prophètes (Navy, ou Prophète au singulier). Le Rambam énonce le commandement relatif à la Prophétie : " C'est un des fondements de notre foi de savoir que D.ieu communique avec l'homme par la prophétie ". Michné-Torah, Lois des Fondements de la Torah, chapitre 7, Halakha 1. Celui qui ne croit pas à la prophétie, ajoute le Rambam, est un hérétique. Certes, une telle forme de communication avec le Créateur remonte à l'origine de l'humanité, avec Adam, le premier homme et premier prophète. Toutefois, ce n'est qu'à l'époque d'Avraham que le mot Prophète, ou Navy, sera mentionné dans la Torah écrite pour désigner le premier des Patriarches, lors de l'épisode avec le roi Avimélekh. Quant à la Névouah, il existe plusieurs qualités et niveaux de contemplation chez un prophète, Moïse a atteint le plus haut niveau de Prophétie de toute l'histoire de l'humanité, notamment, lors du Don de la Torah : " Face à face, D.ieu à parlé ". Exode 33-11. Pour cette raison, il porte le nom de Roch ha-Névyim, ou "Tête des Prophètes". Pour parvenir à ce degré de communion avec le Divin, tous les textes sont unanimes quant à l'intégrité de l'homme dans sa pratique de la Torah : " Ce qui mène à la prophétie, c'est l'accomplissement des préceptes de façon intègre et de tout son intellect. Si les actions de l'homme sont agréées, alors pourra se répandre sur lui la lumière prophétique ". "Yaharot Dvach" de raby Yonathan Eybeschutz.

Le Rambam ajoute que, si la prophétie était simplement un fait historique, une révélation n'existant que dans les temps antiques, elle n'aurait pas eu sa place dans un livre de lois destiné aux générations futures. Le verset suivant s'applique en vérité à chaque génération : " L'Eternel ton D.ieu élèvera pour toi un prophète au sein de toi. Il fera partie de tes frères, comme moi (Moïse), et vous devrez l'écouter ". Deutéronome 18-15. Chaque prophète est en fait un "héritier" de la prophétie de Moïse. Toutefois, il existe plusieurs niveaux de révélation : " Il existe des hommes aux qualités si exceptionnelles et qui ont atteint une si grande perfection que leurs âmes sont prêtes à recevoir la sagesse spirituelle pure. Leur intellect peut alors se lier à l'esprit du Créateur et en recevoir une émanation inspirée : il s'agit de la prophétie, et les hommes qui y parviennent sont appelés des prophètes ". Rambam, Commentaire de la Michnah, traité Sanhédrine, chap ???.

La Prophétie est toujours d'actualité. Du point de vue de l'histoire biblique, l'année 2871 du calendrier hébraïque marque le début d'une période appelée Tékoufat ha-Névyim - "Epoque des Prophètes", bien que des prophètes aient prophétisé avant cette date. Chmouel "ha-Navi", le Prophète Samuel, (photo : tombe du prophète Samuel) inaugure cette période : " Et tout Israël, de Dan à Béer-Chévah, savait que Samuel était reconnu comme un prophète de Dieu ". Samuel I 3-20. Ainsi, à l'approche de la fondation de la royauté en Israël (en l'an 2881), les prophètes sont, au sein du Sanhédrine, des vecteurs indispensables à la vie politique et spirituelle du peuple d'Israël. A Jérusalem, se dévoilent toutes les prophéties (sauf exception). D'après les Tanaïm, le peuple d'Israël a connu des myriades de prophètes, dont le nombre était égal au double du nombre des Hébreux sortis d'Egypte. Talmud de Babylone traité Méguilah 14-a. Cependant, seul 55 prophètes et prophétesses figurent dans les 24 livres du Tanakh, ou Bible hébraïque, leurs prophéties ayant une portée d'intéret collectif pour toutes les générations futures. Les autres prophéties, elles, n'ont été révélées qu'à une époque bien déterminée. L'année hébraïque 3448, soit 1000 ans après le Don de la Torah, marque la fin de la période des prophètes, avec la disparion des trois derniers prophètes d'Israël : HaguaïZakharie et Malakhie. Le monde connaît, à ce moment-là, non pas une disparition totale de la prophétie, mais une diminution momentanée. Le Rambam écrit : " La prophétie reviendra en Israël, en tant qu'étape préparatoire à la venue du Messieou Machiah ". "Iguéret Téman", ou la "Missive adressée aux Juifs du Yémen".

Les qualités requises pour accéder à la Prophétie.

Dans son code de lois intitulé "Michné-Torah", le Rambam énumère les conditions essentielles par lesquelles certains hommes accèdent au rang des Prophètes, et comment se révèle à eux la Prophétie. Ces lois tirent leurs sources du Talmud de Babylone Traité Nédarim 38-a. Le Rambam expose les qualités requises et les niveaux spirituels qu'une personne doit atteindre au préalable pour recevoir la "Névouah", ou "Prophétie" : " La Prophétie n'est accordée qu'à un sage éminent, au caractère fort, qui n'est jamais soumis à ses pulsions naturelles, et qui parvient à maîtriser son instinct avec son esprit, et à tout moment. Il doit être doté d'une intelligence supérieure et de connaissances sacrées extrêmement vastes ". Michné-Torah, Lois des Fondements de la Torah, Chapitre 7, Halakha 1

Le Talmud de Babylone enseigne que seuls les membres du Sanhédrine étaient aptes à distinguer un vrai prophète d'un faux, après l'avoir soumis à un examen approfondi. Il fallait vérifier si les prophéties et les signes que le prophète révélait étaient conformes aux enseignements de la Torah ou s'ils n'étaient que le fruit de la sorcellerie ou de la divination. Le Rambam explique longuement que même les miracles que fit Moïse, le Maître de tous les prophètes, ne suffirent pas à le légitimer. Mais, après que le peuple hébreu eut reçu la Torah au mont Sinaï, il accepta la révélation prophétique de Moïse et eut foi en lui : " Là-bas, nous avons vu de nos propres yeux, et non de ceux de quelqu'un d'autre ; nos propres oreilles ont entendu, et non celles d'une autre personne. Aussi, nous ne devons pas considérer comme prophète n'importe quel faiseur de miracle. En outre, il doit être un homme éminent dans sa génération, être reconnu pour sa sagesse et sa piété extraordinnaires, et doit suivre la sainte voie de la prophétie. Après quoi,lorsqu'il produira un signe prophétique ou lorsqu'il accomplira un miracle en affirmant être un prophète envoyé par Dieu, alors nous l'accepterons comme tel, comme cela est écrit : "C'est lui que vous écouterez". Deutéronome 18-15. Cela signifie que nous ne croyons pas en lui uniquement à cause des signes qu'il produit, mais principalement en vertu du commandement que Moïse nous a transmis, à son sujet, dans la Torah ". Michné-Torah, Lois des Fondements de la Torah, Chapitre 8, Halakha 1 Les Prophètes étaient souvent des membres du Sanhédrine, qui siégeait à Jérusalem, lieu d'élévation suprême élu par D.ieu. Là-bas, la plupart des prophéties furent révélées, comme le cite raby Yéhoudah ha-Lévy dans son oeuvre intitulée "Kouzari", en référence à l'enseignement du Talmud de Babylone Traité Mohèd Katan 25-a" Tous ceux qui ont prophétisé ne l'ont fait qu'en Terre Sainte ou pour la Terre Sainte ". Les prophètes Ezéchiel et Jonas restent des exceptions. Les visions prophétiques contenues dans la Bible hébraïque, ou Tanakh (à l'exception des paroles de Moïse), sont généralement des métaphores dont l'interprétation pouvait être divulguée au prophète ou non, et également à d'autres prophètes de sa génération. Le roi Salomon se révéla être un prophète dans l'année de son règne (soit à l'âge de 12 ans), notamment lors de l'épisode des deux femmes qui se disputaient la maternité du même bébé.

Le Rambam rappelle qu'un certain degré de prophétie pouvait éventuellement être révélé à un individu particulier afin d'approfondir ses connaissances personnelles et s'élever spirituellement, sans que cette prophétie soit forcément d'intérêt collectif pour le Peuple d'Israël. Cette inspiration, qui n'est pas du même niveau que la prophétie classique, porte le nom de Rouah ha-Kodech, ou "l'Esprit émanant de la source de sainteté". Certaines générations ont eu le mérite de compter plus du double du nombre d'hommes qui sont sorties d'Egypte, soit 600 00 âmes, qui possédaient cette élévation spirituelle. En outre, les qualités d'un prophète ne peuvent être requises et utilisées pour trancher la loi. Seuls les membres du Tribunal suprême peuvent entériner la loi. Cependant, le prophète peut intervenir dans une situation d'urgence et proposer une décision, comme il est écrit : "Vous l'écouterez". Deutéronome 18-15. Les prophètes ont la charge d'inscrire et de transmettre au peuple les enseignements et les règles d'étude reçues depuis le Don de la Torah sur le mont Sinaï, avec l'aval des membres de la Cour suprême. Il faut croire, sans aucune restriction, un prophète reconnu par tous ou un prophète certifiant qu'untel est prophète, comme ce fut le cas pour Elichah (appelé aussi "Elisée"). Le Rambam ajoute : " Les prophètes ne prophétisent pas à n'importe quel moment, ou lorsqu'ils le désirent. Ils doivent se concentrer, s'isoler et solliciter la révélation prophétique. Malgré toutes ces préparations, elle pourra se révéler ou ne pas se révéler  à eux. Michné-Torah, Lois des Fondements de la Torah, Chapitre 7, Halakha 4-5. En outre, dit le Talmud, presque tous les prophètes ont été des hommes riches. Talmud de Babylone, Traité Nédarim 38-a. Les Sages enseignent : " Toutes les fois que le nom d'un prophète est mentionné, accompagné de celui de son père, il s'agit d'un prophète, fils de prophète. Toutes les fois qu'un prophète est mentionné sans être accompagné de celui de sa ville d'origine, il était originaire de Jérusalem ". Ibid Traité Méguila 15-a.

Les 55 Prophètes énumérés dans la Bible : Le Tanakh, ou Bible hébraïque, dénombre cinquante-cinq Prophètes dont quarante-huit sont des hommes et sept des femmes : Avraham, Isaac, Jacob, Moché (Moïse), Aharon, Yéhochouah (Josué), Pinhas, Elkanah, Hélie ha-Cohen, Chmouel ha-Ramati (Samuel), Gad ha-Hozé, Nathan ha-Navy, David, Ahia ha-Chyloni, Chlomo (Salomon), Hido ha-Hozé, Eliyahou ha-Navy, Mikhiyah ben Yimalé, Hovadiah, Hanani ha-Roéh, Yéhou ben Hanani, Hazrihou ben Hodéd, Yéhaziel ha-Lévy, Elyhazar ben Dodohou, Elichah ben Chafat (Elisée), Yonah ben Amitaï (Jonas), Hochah ben Bééri (Osée), Zékhariah ben Yéhoyadah ha-Cohen, Hamos, Amots, Yéchayahou ben Amots (Isaïe), Mikha, Yoël ben Pétouël (Joël), Nahoum ha-Elkochi, Ourihou ben Chémahyahou, Habakouk, Tséphania ben Kochy, Yrméyahou ben Hilkyahou (Jérémie), Yéhezkel ben Bouzy ha-Cohen (Ezéchiel), Nériah, Baroukh ben Nériah, Daniel, Chariah, Mahasiah, Mordéhaï (Mardochée), Haguaï (Aggée), Zékharyah (Zacharie) et Malakhy (Malachie). Ibid Méguilah 14-a. Les sept prophétesses sont : Sarah, Myriam, Déborah, Hannah, Avigaïl, Houlda et Esther.

Les "Korbanot" ou les Offrandes.

Les noms des différents sacrifices, et les espèces autorisées à la consommation.

Les Korbanot (Korban au singulier), ou Offrandes, désignent tous les types et/ou catégories de sacrifices que l'homme offre à D.ieu en diverses circonstances, tout au long de l'année. Depuis la genèse de l'humanité, la Torah écrite relate dans plusieurs versets, à des moments différents, des offrances que firent Adam, Noé, les Patriarches, Moïse et Aharon sur des Autels. Les offrandes sont inscrites au nombre des 613 Commandements reçus au mont Sinaï. Dans le code des lois juives, la Michnah, toutes les lois relatives aux Offrandes sont exposées par les Maitres Tanaïm dans le "Séder Kadachim", dans les traités Zévahim, Ménahot et Kinim. Et développées par leurs successeurs les Maîtres Amoraïm dans le Talmud de Babylone, dans les traités aux même noms.

Du temps du Tabernacle (2449/2928), le Michkane, et ensuite, du temps du premier ou du second Temple de Jérusalem, certains sacrifices étaient obligatoirement consumés sur le Mizbéah ha-Gadol, soit le Grand Autel, en différentes occasions et conformément aux lois de la Torah. Cependant, bien avant que le premier Temple de Jérusalem ne soit construit (en 2928 par le roi Salomon), certaines offrandes relatives à la reconnaissance ou gratitudes pouvaient être sacrifier par les particuliers en dehors du Tabernacle, ce sont les Bamot Yahid. Durant tout le temps que le Tabernacle ou le Temple de Jérusalem était édifié, les "Korbanot" étaient l'essentiel du service de l'homme envers l'Eternel : " Parles aux enfants d'Israël et dis leur ; si l'un d'entre vous veut apporter une offrande pour l'Eternel parmi le bétail.." Vayikra 1-2. Ce service est appelé Havodat ha-Korbanot, car certains actes accompagent obligatoirement le sacrifice collectif ou individuel, afin qu'il soit valide.

1 / Il existe 7 variétés de "korbanot" relatifs aux diverses circonstances et types d'expiations ; ils sont le Korban Holah, le Korban Hattat, le Korban Acham, le Korban Chlamim (dont le Todah), le Korban Békhor, le Korban Mahasser Béhémah, et le Korban Péssah.

2 / Les "Korbanot" se distinguent en deux catégories : les Zévahim et les Ménahot.

A/ Les "Zévahim", au singulier Zévah, sont les sacrifices d'animaux immolés et consumés sur le Grand Autel. Ceux-ci proviennent du règne animal et de cinq espèces uniquement ; 1/ Pour la catégorie Béhéma (espèce bovine, animaux domestiques) on distingue ; le Hégel soit le veau (depuis le huitième jour jusqu'à la fin de la première année). Le Par et la Parah soit le taureau et la vache (depuis le début de la deuxième année jusqu'à la fin de la troisième année). Pour la catégorie Tson (espèce ovine et capriné, menu bétail), celle-ci se divise en deux espèces ; 2/ le Kévès (race des Moutons) et 3/ le Hèz (race des Chèvres et boucs), et parmi lesquels on distingue ; le Taleh soit le mouton, la Kisbah soit la brebis et le soit l'agneau (depuis le huitième jour jusqu'à la fin de la première année) Le Ayil soit le bélier, et la Rahel soit la brebis adulte (depuis le 31ème jour jusqu'à la fin de la deuxième année). Pour le Hof, la catégorie des volatiles, on distingue 4/ les Torim soit les tourterelles adultes et 5/ les Bné Yonah soit des jeunes colombes. Ces offrandes devaient obligatoirement être immolés à l'intérieur du Temple et consumés sur le Grand Autel, conformément aux lois sur les Korbanot.

Les "Zévahim" nécessitent 4 travaux pour que ceux-ci soient "cacher", agréés et aptes à être consumées et/ou consomées ; 1/ La Chéhita, soit l'égorgement avec un couteau, pratiquée obligatoirement le jour et non la nuit. 2/ Kabbalat ha-Dam, la reception du sang dans un ustensile. 3/ Holakhat ha-Dam, apporter le sang sur l'Autel. 4/ Zérikat ha-Dam, asperger l'Autel avec le sang. Ce travail devait obligatoirement être fait le jour de la "Chéhita". A l'exception de la "Chéhita", qui peut être faite par un israélite s'il ne se trouve pas un Cohen, tous ces travaux doivent obligatoirement être fait par des Cohanim. En règle générale, la viande de tous les "Zévahim", à l'exception du "Korban Holah", pouvait être consommé. Toutefois, la viande de certains sacrifices ne pouvait être consommé que par des Cohanim et d'autres par les propriétaires de ces offrandes. Des temps déterminés étaient également propice pour leurs consommations. Aussi, une viande qui a dépassé son temps de consommation est appelée Notar. Celui qui procède à l'un des 4 travaux ci-dessus, à condition de consommer la viande en dehors du temps impartit ou à condition de consumer les membres le lendemain est appelé Pigoul. Cette viande ne peut plus être consommé. Il existe également de nombreuses autres raisons pour que ces offrances soient invalidées et impropre.

Les offrandes provenant des volatiles se nomment Korbanot ha-Hof appelées également Kinim (les nids) ; ceux-ci sont des tourterelles, Torim, et des petites colombes, Bné Yonah. Il existe deux catégories ; 1/ Holat ha-Hof. Il est consumé entièrement sur l'Autel et il est interdit de le consommer. 2/ Hattat ha-Hof. Il est consommé par les Cohanim et seul son sang est aspergé sur l'Autel. Aussi, il existe de nombreuses différences dans l'application de ces deux différents types d'offrandes. Par exemple, la façon dont est tué l'oiseau est appelée Mélikat ha-Hof. Cela consiste à une torsion du cou de l'oiseau afin que le Cohen sectionne avec l'ongle de son pouce droit, au niveau de la nuque, la trachée artère et l'oesophage. Cependant, pour le "Hattat ha-Hof", le Cohen sectionne soit l'un soit l'autre. Les cas qui nécessitent ces sacrifices sont ; la Yolédèt, le Métsorah, le Zav, la Zavah, le Nazir, Hover chévouhat Hédout, Hover chévouhat Bitouï, Toumat Mikdach véKadachav.

B/ Les "Ménahot", au singulier Minha, sont les offrandes qui proviennent du blé et de l'orge. Il existe 9 types d'offrandes de "Minha" : 1/ Minhat Néssakhim. Cette offrande est essentiellement du blé pétrit avec de l'huile d'olives, et nécessite la libation du vin. Celle-ci accompagne généralement certains types d'offrandes de "Zévahim", qu'ils soient individuel ou public. 2/ Minhat ha-Homer ou Minhat Bikourim. Cette offrande est apportée le 16 nissan, soit une quantité d'un Hissaron d'orge mélangée à de l'huile. 3/ Chété ha-Léhem. Ces deux pains sont pétris avec du blé de la nouvelle récolte. Ils sont apportés le jour de Chavouhot. 4/ Léhém ha-Panim. Ce sont les 12 pains posés de Chabat à Chabat sur les Tables de Proposition. (Les offrandes "Minhat ha-Homer", "Chété ha-Léhem" et "Léhem ha-Panim" appartiennent à la catégories de "Ménahot" quil incombe à toute la communauté d'offrir). 5/ Minhat Hoté. Une offrande qui est apportée par un pauvre dans certains cas. 6/ Minhat Sotah ou Minhat Kanahout. Cette offrande est apportée par les hommes qui ont mis en garde leurs femmes devant un tribunal après des soupçons d'adultère. 7/ Minhat Cohen Machiah ou Minhat Havitin. Cette offrande est consumée chaque jour, une partie le matin et une partie le soir, et apportée par le Grand Prëtre, le Cohen Gadol. 8/ Minhat Hinoukh. Cette offrande est apportée essentiellement par des Cohanim qui débutent leur apprentissage dans le Temple. 9/ Minhat Nédavah. Cette offrande est apportée par ceux qui ont dit des voeux ou offerts des dons. Il existe cinq sortes de "Minhat Nédavah".

En règle générale, tous les "Ménahot" nécessitent quatre travaux. 1/ Kémitsat ha-Minha, soit, prélever une quantitée avec la main, "Komets", une poignée. 2/ Nétinat ha-Komets bécéli charet. Poser la poignée de "Minha" dans un ustensil. 3/ Halikhato léMizbéha. Apporter la "Minha" sur l'Autel. 4/ Haktarah. Consumer la "Minha" sur l'Autel. Concernant leur validité ou non, ou leur consomation ou non, ces quatre travaux possèdent les mêmes lois relatives aux quatre travaux des "Zévahim".

3/ Par ailleurs, si les "Korbanot" sont offertes à D.ieu en diverses circonstances tout au long de l'année, les offrandes peuvent être également selon les cas, soit ;

A / Des offrandes individuelles, les Korbénot Yahid ; elles sont apportées par des particuliers soit comme don, soit pour remercier D.ieu de Sa générosité pour une miséricorde personnelle, soit pour une expiation, soit pour réparer une transgression faites par inadvertence.

B / Des offrandes collectives, les Korbénot Tsibour ; on distingue les deux sacrifices perpétuels apportés matin et après-midi par le Peuple Juif en tant qu'entité, les Korbanot Tmidim (au singulier Korban ha-Tamid ou Holat-Tamid) et ordonnées par la Torah : " Dis leur...ceci est le sacrifice que vous aurez à offrir à l'Eternel; des agneaux âgés d'un an, sans défaut, deux par jours, holocauste perpétuel. Un des agneaux tu l'offriras le matin, le second, tu l'offriras vers le soir ". Nombres 28-1;8. Au moment de leurs sacrifices se tenaient trois rassemblements, les Mahamadot (Mahamad au singulier) ; un de Cohanim, un de Lévyim et un d'Israël. Lors de la libation du vin sur le sacrifice, Nisoukh ha-Yayin, les Lévytes chantaient le cantique du jour (livre des Psaumes), le Chir chel Yom. Les deux sacrifices du matin et soir sont des moutons ou agneaux âgés de un an (Kévassim au pluriel, Kéves au singulier). Et aucun sacrifice, comprenant les sacrifices supplémentaires, les Moussafim, ne pouvait être consumé avant celui du matin et après celui du soir. Rachi sur Vayikra 3-5 Dans ce même ordre, on distingue les offrandes relatives au 1er jour du mois, le Roch-Hodech : " Et lors de vos néominies, vous offirez pour holocauste...". Ibid 28-11. Et ceux du Chabat : " Holocauste de Chabat, offert chaque Chabat...", Ibid 28-10 et de Yom Tov, les jours de fêtes. Ces offrandes étaient achétées au nom du peuple, par un fond commun auquel chacun contribuait annuellement par le don du Mahatsit ha-Chékel, le demi-sicle.

Des Offrandes à la Prière : Sur un plan historique, les deux "Korbanot Tmidim" ont été sacrifiés tous les jours, jusqu'au jour du 17 tamouz 3338, jour où les Babyloniens sous le commandement de Nébouzaradan ont fait une brêche dans le 1er Temple de Jérusalem et que ces sacrifices ont stoppé. Ils reprendront suite au "Chivat Tsion", le retourd des éxilés à Sion, sous Cyrus II, le 1er Tichri 3391. Ces deux sacrifices cesseront d'être apporter définitivement le 17 tamouz 3829, soit le 25 juin 69, suite à la pacification de la Judée par les Romains et la destruction du IIème Temple de Jérusalem. Depuis que le Temple de Jérusalem n'est plus, et qu'il n'est plus possible aux Prêtres d'apporter des Offrandes à D.ieu sur le Grand Autel, ainsi que les Encens, il est enseigné que la "Havodat ha-Korbanot" a été substituée par la Téphilah, la prière, comme il est écrit : "..les prières de nos lèvres acquitteront les taureaux " Osée 14-3 Aussi, les trois offices quotidiens ne sont qu'une contrepartie des offrandes collectives. Raby Yéhochouah ben Lévy a dit : " les prières ont été instituées en rapport avec les deux holocaustes perpétuels quotidiens ". Talmud de Babylone traité Bérakhot 26-b. Aussi, étymologiquement, le terme de "Korbanot" provient de la racine du verbe "léhitkarèv", se rapporcher. Par ces offrandes, qu'elles soient collectives ou individuelles, d'ordres féstives ou expiatoires, l'homme prend consciense de sa dimension réel et de ses actes. Dans un rapport profond et intime avec le sacrifice, et par le biais duquel il se substitue, il montre sa volonté d'honorer et de se rapprocher de son Créateur. Il est également enseigné que l'expression de repentance s'applique aux trois habits de l'âme ; Mahchavah, la pensée, Dibour, la parole et Mahassé, l'action. Raison pour laquelle trois actes accompagnent le sacrifice ; la Kavanah, soit la concentration mentale, le Vidouï, la confession orale de la faute, et la Sémikha, l'imposition des mains sur la tête du sacrifice : " Il appuiera sa main sur la tête de l'holocauste, et il sera agréé en sa faveur pour lui obtenir expiation " Vayikra 1-4. (photo) 

   
     
 
Archéologie
 
 
Ephémérides du mois
 
 
SOMMAIRE
 
Faites-vous connaitre !
7 pour 70 Nations
lois noé
Stats
Visites:
Pages:

Partenaires
Hassidout.org
UNIFAN
Israel Magazine
History Media
Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, du texte ou de la nomenclature de ce site
est strictement interdite, étant la propriété de l'Institut de Recherche Francophone d'Histoire Juive ©
Meïr ben David direction@hebraica.org © Déclaration CNIL 1160452 - Webmarketing SO : réalisation du site et référencement