| Chroniques Universelles : De l'an 3455 à 3761 du calendrier hébraïque |
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| HISTORIQUE DE VOS RECHERCHES |
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3590 / - 171
3590 / 3592 - Antiochus IV soutient Ménélas le traître.
Empire des Séleucides : En 3590 à Jérusalem, Lisimaque ne reverse plus les taxes de vassalité aux séleucides et est accusé de détourner l'argent destiné au Temple. L'affaire provoque une révolte populaire et la lapidation de Lisimaque par la foule. Puis, une guerre fratricide éclate entre les partisans de Ménélas et ceux de Jason, entraînant des centaines de morts. En soutient à Ménélas, Antiochus IV se rend à Jérusalem avec son armée. Il réprime la révolte des opposants à Ménélas, puis, il pille l'argent et l'or du Temple : «..il osa pénétrer dans le sanctuaire le plus Saint de toute la terre avec pour guide Ménélas, qui en était venu à trahir les lois et la patrie », le livre des Maccabées II. Ménélas est nommé Grand Prêtre sous la protection des inspecteurs séleucides Philippe et Andronicus.
Les membres du Sanhédrine sont déstitués. Lors de cette période de terreur sous Ménélas, les lois de la Torah seront bafouées publiquement. Les autorités grecques interdiront désormais aux Juifs d'apporter les Offrandes des "Prémices", les Bikourim, et d'amener au Temple le bois nécessaire aux sacrifices quotidiens.
3591 / - 170
Les légions romaines entrent en guerre.
République romaine : Vers l'an 3591, les légions romaines écrasent les armées macédoniennes à la bataille de Pydna. Puis, partent au secours des légions lagides qui ont demandé leur aide. Ces derniers sont menacés par une campagne d'Antiochus IV qui tente d'étendre l'hégémonie de l'Empire des Séleucides. Les romains repoussent les armées séleucides et forcent Antiochus IV, par l'intermédiaire du représentant de Rome, Poblius Loenas, à abandonner ses prétentions sur Israël et l'Egypte.
A Jérusalem, le bruit court que le roi séleucide est mort au combat contre les romains. Jason profite de cette défaite et de la rumeur pour s'emparer de la ville avec 1 000 hommes. A la suite de cette guerre fratricide, les partisans de Ménélas seront anéantis. Ce dernier prendra la fuite et se réfugiera dans la forteresse de l'Acra.
3593 / - 169
3593 / 3596 : Antiochus IV souille le Temple de Jérusalem qu'il voue aux dieux de L'Olympe.
Autodafés et massacres des Juifs
Empire des Séleucides : En 3593, le peuple d'Israël est depuis plus de trente années vassal de l'empire séleucide, et Jérusalem, le théatre d'intrigues politiques. A cette date, Ménélas, des Juifs Hellénisants et des Cohanim inaptent à exercer la charge de Grand Prêtre, ont usurpé la charge pontificale aux mépris des lois du Judaïsme. Profitant des discordes, Antiochus IV charge les légions séleucides de s'emparer de la Judée et de Jérusalem. Ces derniers pénètrent par ruse dans le pays, durant le jour du repos, le Chabat, puis, massacrent durant trois jours près de 40 000 juifs opposants au culte gréc hellénisant. Leurs biens sont spoliés et leurs familles vendues comme esclaves sur les marchés de l'empire. Le roi séleucide décrète sous peine de mort l'interdiction des célébrations du jour de Roch-Hodech ou la néoménie, du respect des lois du Chabat et de la circoncision. Il souille le Temple de Jérusalem qu'il voue aux dieux de l'Olympe, instaure le culte de Zeus, place de faux prêtres au service du Temple de Jérusalem, et organise des orgies et des sacrifices de truies sur le Grand Autel.
L'Acra, la citadelle militaire des séleucides chargée de faire régner l'ordre, est construite face au Temple. Les sacrifices païens sont obligatoires dans toutes les villes et villages du pays, et Jérusalem est placée sous l'autorité du gouverneur Philippe. Antiochus IV charge le légat de Samarie Appolonius, d'interdire l'étude de la Torah et de procéder à un autodafé de tous les ouvrages hébraïques, puis, instaure dans tout le pays le droit de cuissage : « Le 15 kislèv 3593, le roi construisit l'abomination de la désolation sur l'autel des holocaustes. Quand aux Livres de la Loi, ceux qu'on trouvait étaient jetés au feu après avoir été lacérés ». Livre des Maccabées I. Le 25 kislèv, un sacrifice est offert en l'honneur du roi séleucide au Temple de Jérusalem, contre la volonté des membres du Sanhédrine qui sont arrêtés et torturés. De nombreux Juifs quittent la Judée, et certains s'installent à Alexandrie.
Lors de cette période de trouble et de terreur, l'historiographie juive rapelle l'épisode héroïque de Hana et de ses sept fils. Ils seront tués publiquement l'un après l'autre par les autorités séleucides pour avoir refuser d'abjurer leur foi ; "Hal Kidouch Ha-Chem", pour la "sanctification du nom de Dieu". A ce célèbre récit, les sources témoignent aussi de l'épisode du vieux prêtre Eléhazar qui mourut lui aussi en martyre. Aussi, les Samaritains de la région de Sichem informeront les autorités séleucides que ces derniers n'ont aucun lien de parenté avec le peuple juif, et affirmeront descendre des Perses et des Mèdes. Ils consacreront leur Temple aux dieux grecs et feront serment d'allégeance au régime des séleucides, tout en conservant leurs rites. C'est suite à ses événements que vont se révolter les Juifs sous la banière des Hasmonéens, que sera célébrée la fête de Hanoukah, et que naîtra le Royaume des Hasmonéens en 3622.
3595 / - 166
3595 / 3622 - La révolte des Hasmonéens.
La révolte de Matityahou de Modin.
Empire des Séleucides : En l'an 3595, les villes de Judée, de Samarie et de Galilée vivent depuis plusieurs années sous le coup de rudes persécutions des gouverneurs séleucides. L'état de servitude, l'interdiction de la pratique du culte, d'apporter en holocauste les sacrifices quotidiens au Temple de Jérusalem, le Korban ha-Tamid, ainsi que les assassinats arbitraires orchestrés par Antiochus IV provoquent la colère et la révolte des Juifs. Celle-ci est conduite par Matityahou, le fils de Yohanane Cohen Gadol. Il est le père de cinq fils nommés Yohanane alias Jean, Yéhoudah alias Judah I, Eléhazar I, Yonathane alias Jonathan I et Chimhon I alias Simon I. Ils donneront tous leurs vies pour que cèsse l'oppression des séleucides et des Juifs Hellénisants, et qu'à nouveau, le peuple juif soit indépendant et libre de pratiquer leurs lois. Yohanane, le père de Matityahou, est l'ancien Cohen Gadol, le Grand Prêtre Onias III. Cette famille est célèbre sous le nom générique des Hachmonaïm, les Hasmonéens, elle est issue de la caste des Cohanim et est originaire de la région de Modin. Les Hasmonéens sont aussi appelés les "Macabim" ou "Maccabee", acronyme de leur devise inscrite sur leur drapeau ; Mi Khamokha Ba-Hélim ha-Chem, littéralement : « Qui (est comme Toi Dieu !!!) t'est comparable parmi les puissants », acronyme de MaKaBhY, d'ou leur surnom de Maccabee. Ils constituent la première armée juive face aux puissantes armées séleucides. Ils mettront fin aux persécutions des grecs et de leurs complices juifs héllénisants après plusieurs années de conflits armées. A la tête des opérations militaires, Judah I et ses frères écraseront toutes les légions séleucides auxquelles s'étaient alliés des mercenaires originaires d'Anatolie, de Gaule, d'Egypte, de Macédoine et de Perse. Ils exécuteront Appolonius, qui avait été dépêché sur place afin de rétablir l'ordre et de superviser la conversion forcée des Juifs.
Matityahou charge Judah I de recruter des hommes dans tout le pays, tandis que des juifs hellénisants informent le gouverneur Philippe et les autorités de l'insurrection qui se prépare. Lors d'un premier conflit, les Hasmonéens repoussent quelques soldats séleucides dirigés par Philippe, ainsi que des mercenaires nubiens à leur solde, puis, ils entrent dans le maquis, où ils organisent la résistance. Puis, ils lancent des campagnes visant à libérer le Temple de Jérusalem qui avait été souillé, et également, à ce que la circoncision qui avait été interdite sous peine de mort soit de nouveau pratiquer. C'est à la suite à vingt six années de durs combats et de négociations, puis suite au miracle des 8 bougies de Hanoukah, que se dressera à nouveau un royaume juif sous l'autorité politique des "Prêtres-Rois", le Royaume des Hasmonéens. Celle-ci débutera en 3622 par le règne de Simon I et perdurera durant 103 ans
A Beth-Horon lors d'un second conflit armé, Judah I infligera une sévère défaite aux séleucides conduits par le légat de Syrie Cyron, et allié à des juifs hellénisants. Quelques survivants battront en retraite et se réfugieront chez les Philistins.
Les livres des Maccabee : Il existe trois livres qui retrace l'histoire des Maccabee. Le premier livre des Maccabee I est rédigé en hébreu et fut traduit en grec. Il retrace les événements depuis Antiochus IV Epimane dit le Fou, sous lequel éclata la révolte des Hasmonéens, jusqu'à la mort du roi Simon I ben Mattathias, le fondateur du Royaume des Hasmonéens. Ces ouvrages font partie, au même titre que d'autres ouvrages juifs, des "Séfarim Hytsonyim". C'est à dire, que ces ouvrages sont considérés comme extérieur au corpus Biblique hébraïque, le Tanakh, et qu'ils n'en font pas partie. Bien que ces derniers soient à l'origine du miracle des 8 bougies de Hanoukah, il ne fut pas pardonné à cette famille d'avoir transgresser la loi établit en Israël, et qui consiste à ne pas conjuguer le statut de roi avec celui de Cohen Gadol, de Grand Pêtre. C'est également pour ses raisons qu'il n'existe pas de "Méguilat Hanoukha", et qu'il n'existe aucun traité spécifique dans le code des lois juives, la Michnah.
Un petit nombre d'homme contre une grande armée...
Empire des Séleucides : En 3595, suite aux victoires menées par les Hasmonéens, Antiochus IV charge le Régent Lysias et le général en chef des armées Nicanor de conquérir la Judée et de s'emparer de Jérusalem. Mais aussi, de massacrer sa population afin de coloniser tout le pays. Dans un même temps, Antiochus IV, qui est soutenu par des mercenaires originaires des îles grecques, part mater en Perse une rébellion d'opposants au régime des séleucides. Lors d'un ultime combat à la tête de 3 000 hommes, les Hasmonéens lancent une attaque contre les troupes des généraux Gorgias et Ptolémé, dont l'armée composée d'environ 46 000 soldats avait été placée sous les ordres de Nicanor. Malgré la supériorité en nombre, les deux généraux sont vaincus, provocant la stupeur et la fuite de Nicanor. A la suite de cette célèbre victoire, Judah I ménera d'autres campagnes jusqu'en Syrie, afin de combattre deux autres chefs militaires grecs, Bachidès et Timothéos. C'est aussi là que se cache Philippe qui sera tué au cours des combats.
Lors d'une dernière tentative menée par Lysias, les troupes séleucides parviendront à Beth Tsour où elles seront défaites par Judah I. Antiochus IV, qui est mis au courant des succès des Hasmonéens, modifie le statut imposé aux Juifs : « Le roi Antiochus au Sénat des Juifs et autres Juifs, salut. Les Juifs auront l'usage de leurs aliments spéciaux et de leurs lois comme auparavant, etc.». Maccabee II. Matityahou et ses cinq fils entrent dans le Temple de Jérusalem, qu'ils purifient des souillures et des idolâtries grecs. Matityahou oint son fils Judah I Grand Prêtre, avant de décéder cette même année le 15 héchvan.
3596 / - 165
Le Miracle des huit jours de "Hanoukah" ou la fête des Candélabres.
Victoire des Hasmonéens
Empire des Séleucides : Le 24 kislèv 3596, les combats cèssent entre les Juifs et les légions greco-séleucides. Puis, suite aux victoires des Hasmonéens , Judah I abolit les décrets séleucides qui interdisaient l'étude de la Torah sous peine de mort, ainsi que la pratique de la circoncision. Le Temple de Jérusalem ainsi que le Grand Autel qui avaient été souillés par la présence d'idoles de Bahal, de Zeus, et par des sacrifices de porcs, sont purifiés et restaurés par les Cohanim, selon la loi juive. Mais le 25 kislèv, lors de sa restauration par les prêtres, ces derniers trouvent une fiole d'huile d'olive pure, cachetée du sceau des prêtres, et utile à l'allumage de la Ménorah, le Candélabre en or à 7 branches. Malgré que la quantité d'huile ne soit suffisante pour l'allumage d'une journée, la fiole durera miraculeusement huit jours, le temps pour les prêtres d'en fabriquer de nouveau.
Depuis, chaque année à cette même date, fixée le 25 kislèv par le Grand Sanhédrine, en souvenir du miracle et de l'heureux dénouement, les Juifs sont tenus d'allumer dans chaque foyer un Candélabre de huit bougies selon le code des lois et coutumes de la fête de Hanoukah ou des Candélabres. Le terme hébraïque de "Hanoukah", qui est le nom donné à cette fête, signifie Inauguration ou Dédicace. Nommée ainsi en souvenir de la cérémonie d'inauguration du Temple et de l'allumage du Candélabre par les prêtres, affirmant ainsi son rejet pour la culture païenne et l'idolâtrie sous toute ses formes. Les exégètes proposent une deuxième lecture du mot Hanoukha : "Hanou", c'est à dire : "ils se sont reposés", et de "Kah", dont la valeur numérique est de "25". Un an plus tard, le 25 kislèv 3597, le Sanhédrine fixera les règles de la fête des Candélabres, une fête désormais incluse dans le compte des 7 lois rabbiniques déduites de la Torah. Celles ci s'ajoutent aux comptent des 613 Commandements de la Torah. Une lettre est envoyée aux communautés juives d'Egypte et de Babel afin de les informer de cette institution et fête nationale. Les Sages du Talmud commentent la raison pour laquelle la fête de Hanoukah a été instituée : « Le vingt-cinq kislèv commencent huit jours, durant lesquels on ne prononce pas d'oraison funèbre et on ne jeune pas, ceci, parce que, lorsque les Grecs pénétrèrent dans le sanctuaire de Jérusalem, ils profanèrent toutes les huiles consacrées au Temple. Mais quand les Hasmonéens vainquirent l'ennemi, ils ne trouvèrent qu'une fiole d'huile portant l'authentification et sceau du grand prêtre. Cette fiole qui devait brûler un jour, brûla miraculeusement huit jours durant. L'année suivante les Sages fixèrent ces 8 jours pour la louange et la reconnaissance à l'Eternel ». Talmud de Babylone traité Chabat 21-a.
Le 1er soir, soit le 24 kislèv au soir (nuit du 25), on allumera à l'aide du Chamach une seule bougie. Elle est placée du côté droit du Candélabre. Le second soir, on allumera deux bougies, toujours à l'aide du Chamach, puis le troisième soir on allumera trois bougies, et ainsi de suite jusqu'au huitième soir. Cependant, lors de l'allumage du deuxième jour et au-delà, on allumera en premier la bougie qui se trouve à gauche, en se déplacent vers la droite. Le "Chamach" est la bougie supplémentaire qui sert à allumer les huit bougies. Le vendredi soir, veille du Chabat, on allumera évidemment les bougies de Hanoukah avant les bougies du Chabat.
Les soirs de Hanoukah, les enfants ont la coutume de jouer à la toupie, la Sévivon en hébreu, ou Dreidel en yiddish. Car pendant cette période d'oppression et d'interdiction d'étudier la Torah sous peine de mort, les enfants jouaient à la toupie et guettaient l'arrivée des soldats. Ainsi, ils pouvaient prévenir de tout danger ceux qui étudiaient. Sur chacune de ces faces, une lettre hébraïque est inscrite, symbolisant le grand miracle qui s'était produit à Jérusalem ; la lettre "Noun" pour le mot Ness ou miracle. La lettre "Guimel" pour le mot Gadol ou grand. La lettre "Hé" pour le mot Haya tiré du verbe être au passé. Et la lettre "Chin" pour le mot Cham ou là-bas.
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