• La Création du monde ou 'Briyat ha-Holam'• Le "Louah Hyvry" ou le Calendrier hébraique• Le "Chabat "et le "Yom Tov"• La "Kabbalah" ou la Sagesse Esotérique.• La Création du genre humain.• La Chaine de la Transmission du Judaïsme• Chroniques bibliques depuis la genèse de l'humanité• Ha-Maboul, le Déluge détruit l'humanité• 1948 / 2255 : Les Chlochah Avoth, les Trois Patriarches• 'Migdal Babel', la Tour de Babel• 'Brith ben ha-Bétarim' ou l'Alliance entre les Morceaux• La 'Brith Milah', la circoncision• 2048 / 2448 : De la naissance d'Isaac à la sortie des Hébreux d'Egypte• La 'Hakédah' ou le ligotage d'Isaac• Rébecca donne naissance à Jacob et Esaü• 2185 / 2205 : Jacob part en exil à Kharan• La rencontre entre Jacob et Esaü• Joseph est vendu par ses frères• 2238 / 2448 : Les Hébreux descendent en Egypte• 2332 / 2448 : La 'Galout Mitsraïm' ou l'exil d'Egypte• 'Yétsiat Mitsraïm', les Hébreux fuient l'Egypte• 'Chavouhot' ou le Don de la Torah• La 'Torah' ; la 'Torah ché-Bikhtav' ou la Loi écritte et la 'Torah ché-Béhalpé' ou la Loi orale• La 'Torah ché-Bikhtav' ou la Torah ecrite• La 'Parachat ha-Chavouah', la lecture hebdomadaire• Du Veau d'or au Grand Jour• Moïse fit assembler toute la communauté• Les Hébreux lèvent le camp• Les Hébreux achèvent quarante années dans le désert• La chaine de la Transmission de Maitres à disciples• Les "Tariag Mitsvoth" ou les 613 Commandements• 2488 / 3448 : Du Sanhédrine de Josué à la fin des Prophètes• La Nation d'Israël ; un peuple tripple, une Terre au 11 noms• Josué lance la conquête de la terre de Canahane• Les 'Choftim' ou les Juges• Les 'Mélakhim', les Rois• Le 'Beth ha-Mikdach' ou le Temple de Jérusalem• Les "Cohanim Guédolim" ou les Grands Prêtres• Les "Névyim" ou les Prophètes• Les "Korbanot" ou les Offrandes• Chroniques universelles d'Israël et des Nations• Le 'Tanakh' ou la Bible hébraïque• 3826 / 3830 : Jérusalem est assiégée par les romains• La Michnah, le premier codex de la législation hébraïqure• 219 / 460 : Les 'Amoraïm' ; les Maitres du 'Talmud'• Le Mizbéah• La "Beth ha-Knesset " ou la Synagogue• La "Téphilah" ou la Prière• Les "Tsitsit", et le "Talit" ou le port des franges.• Les "Téphilines" ou Phylactères• La "Hatounah" ou le mariage juif• Le "Lachon ha-Kodech" ou la Langue Sainte• Les "Chévah Mitsvot bné Noah" ou les 7 lois Noahides.



























































































































































































































Chroniques Universelles : De l'an 2 à 1657 du calendrier hébraïque Page
HISTORIQUE DE VOS RECHERCHES

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La Création du genre humain ou "Briyat ha-Adam".

Adam et Hava sont chassés du Jardin du Héden.

Naissance de l'Humanité : Le 6 ème jour de la Création du monde est marqué par la "naissance" d'Adam. Cette étape inaugure la création du genre humain et l'organisation de la civilisation : " D.ieu dit : faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance... D.ieu créa l’homme à son image, c’est à l’image de D.ieu qu’Il le créa. Mâle et femelle, Il les créa ". Genèse 1-26,27 Adam a donc été créé par D.ieu, le 6 ème jour de la Création, veille de Chabat et 1er jour du mois de Tichri de l'an II du calendrier hébraïque. Adam est créé à l’état adulte, Tamim, dans un état de perfection physique et spirituelle, c'est-à-dire déjà circoncis, ou Mahoul. Avoth déRaby Nathan chap. 2 Dès sa création, Adam a l'apparence d'un homme âgé de 20 ans selon certains Sages, ou 40 ans d'après d'autres avis. Genèse Rabbah 14-7 Adam est qualifié de Ha-Richon ou "Le Premier", puisqu'il est le premier être humain de la Création, oeuvre des "Mains" de D.ieu et façonné à son image. A ce titre, il est appelé le "Père de l’humanité". Son nom "Adam" est tiré du mot Adama, la "terre", symbole de la substance à partir de laquelle il a été créé.

D'après le Rambam, l’âme de tout être humain provient d'un "moule divin". Ce moule spirituel confère à l'homme un pouvoir intellectuel extrêmement puissant qui le classe au rang du Médabèr : l'être "pensant" et "parlant". C'est ce pouvoir intellectuel que la Torah dénomme Tsélem Elokim, soit "L'image de D.ieu", c'est-à-dire le modèle utilisé par le Créateur dans la création de l'homme. En référence à ce pouvoir-là, la Torah déclare : " Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance ". Genèse 1-26 Selon Rachi "à notre ressemblance" signifie "pour comprendre et discerner". Le premier homme a donc été créé à partir d'un "moule spirituel" lui donnant la conscience des mondes spirituels et des forces immatérielles. Il confère à l'homme la faculté de comprendre l'existence de tout ce qui est immatériel, comme les anges, mais aussi le pouvoir de leur ressembler. Lois des Fondements de la Torah, Chapitre 4, Halakha 8. Raby Hakiva enseigne, dans la Michnah : " Cher est l’homme, qui a été créé à l’image de D.ieu. Plus cher encore est le fait que l’homme a su que Dieu l’avait créé à son image ". Pirké-Avot 3-14. Raby Ichmaël rappelle l'enseignement fondamental selon lequel la Torah s'exprime dans un langage compréhensible par l'homme : " Dibra Torah kilechone béné Adam ". Talmud de Babylone, traité Bérakhot 31-b. Sifrei, Bamidbar 112.

La Torah distingue dans le genre humain quatre degrés auxquels elle attribue quatre noms : 1/ Adam : ce nom caractérise le plus haut niveau des qualitées morales et intellectuelles. (Ce niveau est associé à celui du Hassid : "Adam était un grand Hassid" Talmud de Babylone traité Hérouvine 18-b). 2/ Ich : ce nom se réfère aux qualités du coeur et aux émotions. 3/ Enoch : ce nom révèle une certaine faiblesse soit au niveau de l'intellect, soit au niveau des sentiments, soit des deux à la fois. 4/ Guéver : ce nom désigne celui qui entreprend les efforts nécessaires et surmonte les obstacles afin de s'élever au niveau de Enoch, Ich ou mieux de Guéver.

L'âme divine, la "Néchamah" : La 1 ère heure du 6 ème jour, D.ieu réunit la poussière afin de créer un corps humain, dans lequel Il insuffle une âme vivante : "l'Eternel-D.ieu façonna l’homme, poussière du sol et Il insuffla dans ses narines un souffle de vie. Et l’homme devint une âme vivante. L'Eternel D.ieu planta un Jardin en Héden, vers l'Orient, et y plaça l'homme qu'Il avait façonné. L'Eternel D.ieu fit pousser de la terre toutes sortes d'espèces d'arbres beaux à voir et propres à la nourrriture, et l'Arbre de Vie au milieu du Jardin, avec l'Arbre de la connaissance du bien et du mal ". Genèse 2-7,8 Rachi commente ainsi les mots "poussière du sol" : " D.ieu a ramassé de la poussière de toute la terre, en ses quatres points cardinaux. Ainsi, en tout endroit où l'homme vient à mourir, la terre accepte d'être sa tombe ". La 2 ème heure, cette poussière devient une masse de matière inerte ou Golem. La 3 ème heure, les membres sont mis en place. La 4 ème heure, D.ieu insuffle dans cette matière une âme vitale, la Néchamah.

Modé Ani : " Modé ani léphanékha Mélelkh Haï vé-kayam ché-héhézarta bi nichmati bé-hémlah raba émounatékha - Je Te rends honneur, Roi Vivant et éternel, Toi qui m'as rendu mon âme avec miséricorde, grande est Ta confiance " sont les premiers mots de la prière prononcée au réveil, avant même de sortir du lit. Cette prière, qui ne comporte aucune mention du Nom de D.ieu, est récitée avant même de s’être lavé les mains et rincé la bouche, malgré le statut d’impureté des mains lors du réveil. Les Sages déduisent des versets : " Les bontés de Hachem sont nouvelles, chaque matin ; grande est ta fidélité ", Eikha 3-23 et : " Entre tes mains je mets en gage mon âme ; Tu m'as racheté, Eternel Dieu de vérité " Psaume 31-6 que l'âme divine, ou "Néchamah", quitte le corps chaque nuit et remonte à sa source pendant toute la durée du sommeil pour rendre compte à D.ieu des bonnes et mauvaises actions accomplies pendant la journée. Aussi, l’état de sommeil est défini comme étant le soixantième de la mort, raison pour laquelle on se lave les mains préalablement à toute chose. Talmud de Babylone Bérakhot 57-b Ce texte fut composée tardivement par le rabbin Moché ben Makhir de Safed (XVIe siècle) dans son "Séder Hayom", et intégré à tous les livres de Téphilah, ou prière. Auparavant, la prière commençait par les mots "Elokhaï néchamah..." Ibid 60-b actuellement récitée après les ablutions matinales. (photo : Kéli ou ustensile tradionnel pour le lavage des mains dès le réveil, ou Nétilat Yadaïm. on procède aux ablutions en versant suffisament d'eau pour recouvrir chaque main jusqu'au poignet. L'usage en vigueur préconise de recevoir l'eau de la main droite. Puis on tend le "kéli" en main gauche qui reverse de l'eau sur la main droite, et alternativement, une fois à droite et une fois à gauche, soit trois fois.

"Elokhaï Néchamah..." : " ô mon D.ieu, l'âme que Tu m'as donnée est pure, Tu l'as créée, Tu l'as formée, Tu l'as insufflée en moi, Tu la préserves au-dedans de moi et Tu me la reprendras mais Tu me la restitueras dans un temps à venir. Aussi longtemps que l'âme est en moi, je Te rendrai grâce, ô Eternel mon D.ieu et D.ieu de mes pères, Maître de toutes les oeuvres et de toutes les âmes. Béni sois-Tu, ô D.ieu, Toi qui réintroduis les âmes dans des corps sans vie. " Le Judaïsme enseigne que chaque juif est né avec une âme pure, la Néchamah Téorah, nette de tout péché. En outre, cette âme est divine : elle est issue de la Divinité, Hélek Eloka Mimahal. Elle est créée indépendamment du corps et lui survit. Seulement durant notre vie terrestre, elle est rattachée à notre corps et vit au dedans de lui. L'âme est éternelle, ayant existé avant de descendre vivre dans le corps, et continuant à exister après la mort de celui-ci. La descente de l'âme pour vivre dans le corps a pour but de la mettre à même d'accomplir les 613 Commandents qui ne peuvent être accomplis qu'avec l'aide du corps et des organes corporels. C'est pourquoi nous avons 248 préceptes dits "positifs" et 365 préceptes dits "négatifs", qui, déclarent nos Sages, correspondent aux 248 organes et 365 vaisseaux sanguins de notre corps physique. Nos Prières du Rav Mendel Nissan, Traité Makot 24-a

La 5 ème heure, Adam se dresse sur ses jambes. La 6 ème heure, Adam donne des noms à toutes les créatures : " l'Eternel D.ieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel. Il les amena devant l'homme pour voir comment il les nommera, et tout ce que l'homme aura nommé, ainsi sera son nom ". Genèse 2-19

La 7 ème heure, Adam reçoit Eve (Hava, en hébreu) comme compagne : " L'Eternel D.ieu dit, il n'est pas bon que l'homme soit isolé, Je lui ferait une aide face à lui...L’Eternel fit peser une torpeur sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et forma un tissu de chair à la place. L’Eternel-Dieu édifia en femme la côte qu’il avait prise à l’homme, puis la conduisit jusqu'à lui. Et l’homme dit : celle-ci sera nommée "Icha", ("femme") parce qu’elle a été prise de "Ich", ("l'homme") ". Ibid 2-18;21;23 Adam a appelé sa compagne "Hava" ("source de vie") : " Parce qu’elle fut la mère de tous les vivants ". Ibid 3-20 La Torah évoque également le principe que toutes les créatures, ainsi que les plantes et le cadre des minéraux, furent créés Zakhar et Nékévah, le genre masculin et genre féminin, malgré que ce ne soit dit qu'à propos du genre humain : "...Il les créa mâle et femelle, Il les créa ". Ibid 1-27 Aussi, les Sages du Talmud dévelloppent à travers de nombreux exemples la règle qui établit que tous les éléments de la nature sont constitués d'une force d'influance, "koah hamachpiya", et une force de réception, "koah hamékabel", appelées également, mâle et femelle. Voir Traité Baba Batra 4-b et Torah Témimah sur ce verset. A propos de ces deux genres, les Sages précisent sur les mots du verset : " Il les créa mâle et femelle. Il les bénit et leur donna le nom d'homme ", Genèse 5-2 qu'un homme sans épouse n'est pas complètement un homme. Un homme est appelé homme que lorsqu'il est marié. Traité Yébamot 63-a

La 8 ème heure, Adam et Eve montent sur le lit nuptial et donnent naissance à Kaïn et Habel. : " Et l'homme connu Hava, sa femme. Elle conçu et enfanta Kaïn, en disant, j'ai acquis un homme avec l'Eternel. Elle enfanta ensuite son frère Habel. Hével devint pâtre de menu bétail, et Kaïn cultiva la terre ". Ces deux derniers sont nés avec leurs soeurs jumelles, qui deviendront leurs épouses. Cependant, Habel est né avec deux soeurs jumelles. Genèse 4-1,2 et Rachi Les Sages du Talmud enseignent que la conception d'un être est le produit de trois associés, dont chacun apporte une part : le père, grâce à sa semence, apporte les os, les ongles, les vaiseaux, le cerveau, et le blanc de l'oeil. La mère, par sa semence, apporte les cellules de la peau et de la chair. Le Créateur inssufle l'âme et l'esprit. (dessein, anatomie du corps humain par Laskowski) Traité Nidah 31-a

La 9 ème heure, Adam reçoit l’ordre de ne pas manger du fruit de "l'Arbre de la connaissance du Bien et du Mal" (ou Hets ha-Dahat) : " L'Eternel D.ieu donna un ordre à l'homme en disant; tous les arbres du Jardin tu peux t'en nourrir. Mais l'Arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras pas, car du jour où tu en mangeras, tu dois mourir "Genèse 2-16,17 Dans le Talmud de Babylone, il existe quatre avis sur la nature du fruit de cet arbre. Selon raby Yéhoudah, il s'agit du blé ; selon raby Méïr, il s'agit du raisin ; selon raby Néhémya, il s'agit de la figue ; selon d'autres sages, il s'agit du cédrat ("Etrog", en hébreu). Traité Sanhédrine 70-a et 70-b, Traité Bérakhot 40-a et Yalkout Chimony §21 Par ailleurs, raby Yéhochouha ben Korha précise qu'Adam prit des feuilles de cet arbre pour se tisser un vétement et se recouvrir, après avoir mangé de l'arbre.

La 10 ème heure, le serpent désir s'unir à Eve et prépare un plan. Puis, sous l’incitation de celui-ci, Eve touche l'Arbre de la connaissance du bien et du mal, et pense ne courrir aucun danger. Puis, par ruse, le serpent parvient à lui faire consommer du fruit de cet arbre : " Mais le serpent était rusé, plus que tous les animaux terrestres qu'avait fait l'Eternel D.ieu. Il dit à la femme ; est-il vrai que D.ieu a dit vous ne mangerez rien de tous les arbres du jardin...la femme vit que l'arbre était bon comme nourriture, qu'il était attrayant à la vue et précieux pour l'intelligence, elle cueillit de son fruit et en mangea, puis en donna aussi à son époux et en mlangea ". Genèse 3-1;6 Puis, après avoir consommé du fruit de cet arbre et pour avoir transgresser l'ordre de D.ieu, Adam accuse Eve : " L’Eternel-Dieu dit à la femme : pourquoi as-tu fait cela ? La femme lui répondit : le serpent m’a entraînée et j’ai mangé ". Ibid 3-13

Le serpent perd la parole : " L'Eternel D.ieu dit au serpent, parce que tu as fait cela, tu es maudit plus que tous les animaux domestiques.....et tu te nourriras de poussière tous les jours de ta vie. Je ferais régner la haine entre toi et la femme...et toi, tu lui meurtriras le talon ". Ibid 3-14,15 Cependant, à propos des quatre premier versets du chapitre 3 de la Genèse, raby Ménahem Mendel Scheersson explique : " Il faut en conclure que la punition - parce que tu as fait cela, tu seras maudit d'entre tous les animaux - fait essentiellement référence à la perte de la faculté de la parole, de même que de la ruse. De ce fait, le serpent devint effectivement inférieur à tous les animaux et à toutes les bêtes. Non seulement, il ne pouvait pas les surpasser par sa parole, mais en outre, il fut même dépossédé de la capacité qu'ont les animaux d'émettre différents sons, d'aboyer, de rugir. La bouche du serpent fut totalement fermée ". Likouté Sihot Béréchit 5733

La 11 ème heure, Adam et Hava sont jugés. La 12 ème heure, ils sont chassés du Jardin d'Héden qu'ils devaient garder : " Il le plaça dans le Jardin d'Héden pour le servir et pour le garder ". Genèse 2-15 Adam va trouver refuge au pays de Nod, à l'est d'Héden. " Et l’Eternel-D.ieu le renvoya du jardin d’Héden pour cultiver la terre d’où il avait été tiré ". Ibid 3-23

Le Jardin du Héden ou le Gan Héden : " Un fleuve sortait d'Héden pour arroser le Jardin, de là, il se divisait et formait quatre bras ". Ibid 2-10 Le premier fleuve nommé Pichon, c'est le Nil nous dit Rachi ; le second, c'est le Guihon ; le troisième c'est le Hidékèl, et le quatrième, le Prat ou l'Euphrate. Ibid 2-11;14 Le Talmud souligne cependant, que le Gan est le nom d'un lieu en soit, et Héden, un nom distinct à part. A l'image d'une maison qui se trouve dans une ville. Traité Bérakhot 34-b, voir Torah Témimah. Traité Tahanit 10-a En l'an 2, après avoir désobéi à l'ordre divin et consommé de "l'Arbre de la connaissance du Bien et du Mal", Adam est chassé du Gan Héden, ou le Jardin du Héden. Puis, suite à des jours de jeune et de prière,  Adam retourne s'établir sur le mont Moriah et y dresse un Autel, où il offre à D.ieu des sacrifices expiatoires. Par la suite, il quittera cet endroit pour s'installer à Hébron, le lieu de sa future sépulture. (Photo : plaque en argile trouvée à Akkad, en - 2250 ans environ avant l'ère commune. Il représente un homme, une femme, un arbre fruitier et un serpent.) Les sources hébraïques soulignent que l'emplacement où Adam a érigé cet Autel n'est autre que le lieu-même de sa création, le lieu choisi par D.ieu. C'est également à cet endroit que Kaïn et Habel offriront leurs sacrifices au Créateur du monde, que Noé bâtira un autel en sortant de l'arche (à l'issue du Déluge), qu'Avraham dressera l'autel du sacrifice d'Isaac et c'est également en cet endroit que le roi Salomon érigera le futur Temple de Jérusalem, le "Beth ha-Mikdach". Ibid Traité Zévahim 62-a ; Pirké de raby Elyhézer, Chapitre 31 ; Genèse Rabbah, Chapitre 34 ; Michné-Torah, Lois de la Maison d'Election, Chapitre 2, Halakha 2

La tunique et les sciences que reçoit Adam.

Les kabbalistes, les maîtres en Sagesse ésotérique, la Kabbalah, révèlent que les nombreux enseignements et sciences transmis à Adam par l'ange Raziel figurent tous dans l'ouvrage intitulé "Séfer Raziel ha-Malakh", "Le Livre de l'Ange Raziel". Celui-ci traite de l'ordre de la Création du monde, des raisons de la Création du monde, de l'organisation des organes du corps humain et de leur source de vitalité émanant des mondes spirituels, de physique et d'astronomie. Il offre aussi certaines révélations sur la vie des générations futures. Selon le "Midrach Rabah", et d'après l'interprétation du commentaire "Matenot Kéhouna", Adam possède alors l'ouvrage intitulé "Séfer Toldot Adam", le "Livre des descendances de l'homme", qui n'est autre que le livre de l'Ange Raziel. Réfces, dans le Midrach Rabah et le Zohar ha-Kadoch. Adam reçoit également la science du feu. A la fin du premier Chabat de la création, Adam constate que la lumière diminue. C'est alors que D.ieu lui montre comment créé du feu à l'aide de pierre, et c'est à ce moment qu'il récite la bénédiction : "Baroukh ata ha-Chem Elokhénou Mélech ha-Holam Boré méoré ha-ech". Cette bénédiction est dite chaque sortie de Chabat et fait partie intégrante des bénédictions de séparation avec les jours profanes, la Havdalah.

L'intelligence d'Adam, le premier homme de l'humanité, est réprésentée notamment par le pouvoir de la parole, que D.ieu confère exclusivement aux êtres humains. Talmud de Babylone traité Roch ha-Chanah 11-a. Aussi, la première langue avec laquelle il s'exprima fut naturellement la Langue Sainte, langue avec laquelle le monde a été créé par la "parole" de D.ieu. Cette qualité  lui permettra de déterminer le nom de chaque créature en fonction de sa source céleste et de la vitalité spirituelle que ce nom véhicule ici-bas. Mais, la consommation du fruit du Hets ha-Dahat, "l'Arbre de la Connaissance", provoque la chute spirituelle d'Adam et un retrait de la "présence divine" de sept cieux. Adam commencera alors à délaisser l'usage de la Langue Sainte, au profit de l'araméen, pour le langage profane. L'araméen va retomber dans l'oubli, à l'époque du Déluge, où Noé introduit et transmet à nouveau l'usage de la Langue Sainte. Ce n'est qu'à l'époque de la Tour de Babel que l'humanité va oublier la Langue sainte, à l'exception de Chem, Héver et les Patriarches, et opter pour l'usage définitif de l'araméen. Elle va devenir la "Langue de Babel", après la dispersion de tous les descendants de Noé en 1996, suite à l'échec du projet de la Tour de Babel. L'emploi de l'araméen va alors se généraliser et cette langue va devenir l'une des plus populaires, pendant des siècles. Elle se propagera d'abord depuis le mont Ararat, vers la Mésopotamie, en terre d'Aram Naharaïm, à Padan Aram (ou Sdé Aram), puis s'étendra aux peuples résidant le long de l'Euphrate, jusqu'au sud de l'Assyrie. Là-bas, se constitueront plusieurs petits royaumes indépendants parlant l'araméen. Cette langue sera fréquemment employée par les peuplades issues de Chem. Plus tard, elle servira de langue internationale et également vérnaculaire au peuple Hébreu. Après l'exil des Juifs en Babylonie, l'araméen connaîtra, à l'époque d'Hézra le Scribe, un renouveau dans toutes les académies d'étude de la Torah. Par la suite, l'araméen va être utilisé dans toute la littérature hébraïque et intégré à la culture d'Israël, dans le cadre de la transmission de l'enseignement de toutes les Académies talmudiques, les "Baté Midrachot" et "Yéchivot". Tous les enseignements de la loi orale, développés dans le Talmud de Babylone, sont rédigés partiellement en araméen. Au II ème siècle, la Torah écrite, ou Pentateuque, sera même traduite en araméen. Les différentes traductions sont connues sous le nom de Targoum. De nombreuses prières ont été également composées en araméen pour que leur sens reste compréhensible au sein de la masse populaire juive de l'époque.

D.ieu confectionne une tunique à Adam : Après qu'Adam ai consommé de "l'Arbre de la Connaissance", et provoqué sa chute spirituelle, celui-ci constate qu'il est désormais nu. Aussi, D.ieu confectionnera à Adam et Eve une Caténot Hor, un vêtement splendide afin de les revétir : " L'Eternel D.ieu appela l'homme, et lui dit ; où es-tu ? Il répondit, j'ai entendu ta voix dans le jardin, j'ai eu peur parceque je suis nu et je me suis caché. Alors Il dit ; qui t'a dit que tu était nu ? Est-ce de l'arbre dont Je t'avais défendu de manger, que tu as mangé ?...L'Eternel D.ieu fit pour l'homme et pour sa femme des tuniques de peau, et les en vêtit ". Genèse 3-10,11 et 21 Dans le Talmud, à propos des mots "les beaux", Ibid 27-15 les Sages soulignent que ce vêtement prestigieux était destiné au service de la Grande-Prètrise, la Kéhounah Guédolah. Il était porté notamment lors du service des sacrifices sur l'Autel. Talmud de Jérusalem traité Méguilah chapitre 1, halakha 11, voir commentaire du Torah Témimah Jusqu'au moment de la construction du Tabernacle et de l'Autel par Moïse, sur lequel étaient consummées les Offrandes par le Cohen Gadol, le Grand-Prètre, les aînés avaient pour tradition d'offrir des sacrifices sur des Autels, les Bamot. Et Adam était l'aîné du l'humanité. Midrach Tanhoumah section Toldot siman 12 Lors des sacrifices, des Bigdé Kéhounah, de beaux vêtements prestigieux étaient portés. Talmud de Babylone traité Zévahim 112-b, traité Sota 24-a et Nidah 25-a A son propos, Rachi rapporte deux avis ; que cette tunique était faites tel l'ongle, lisse et fixée sur la peau, et/ou, qu'elle provenait de la peau, tel le poil de lièvre qui est fin et chaud. Cette tunique reviendra à Chem, puis à Hanokh, à Mathusalem, à Noé et aux Patriarches, qui la révitiront tous lors des sacrifices. Béréchit Rabah section Toldot p. 114 Après le Déluge, en 1656, Nemrod s'en emparera et règnera sur toute l'humanité, mais plus tard, Esaü le tuera et la lui volera. Rébecca récupérera la fameuse tunique qui était gardée dans sa tente et que Esaü conservait de force ; avant de la remettre à Jacob, l'héritier du droit d'aînesse. Les Sages précisent que ce vêtement confèrait de nombreux pouvoirs à qui la portait, et qu'elle protégait Adam et Eve des animaux sauvages. Sur celle-ci étaient déssinés et grâvés tous les animaux de la création. Rachi sur traité Péssahim 54-b ; Genèse Rabah 20-12 et 63-12 ; pirké dé-Raby Elihézer chap. 14 et 24

La "Chalchélèt ha-Kabbalah" ou la Chaîne de la Transmission.

Les étapes chronologiques, d'Adam au Don de la Torah.

" Voici le Livre des générations d'Adam, le jour où D.ieu le créa ". Genèse 5-1 S'appuyant sur ce verset, le Zohar fait état de l'existence d'un "Livre" mystérieux, révélé à Adam, et contenant l'explication des secrets de la création de l'univers et de l'existence. Zohar, Genèse, 37-b C'est l'ange Raziel (signifiant "le secret divin"), préposé à la garde de tous les secrets célestes, qui a remis ce livre à Adam lorsque celui-ci a été chassé du Gan Héden. Par la suite, Adam remet ce livre saint à son fils Chète, qui le remettra plus tard à Hanokh. L'étude approfondie de cet ouvrage vaut à Hanokh de passer maître dans la science astrologique. Il cache alors ce livre, jusqu'à l'époque de Noé, qui va, lui aussi, s'élever en sagesse grâce à ce livre. C'est ainsi qu'il va assimiler la science de la construction navale et réussir à construire une gigantesque arche. Il va accéder également à la connaissance des espèces animales, du rythme de vie des animaux et de leurs besoins alimentaires. Il va aussi pouvoir discerner le jour et la nuit, sans l'aide d'un quelconque instrument d'observation navale. Après le Déluge, Noé remet ce précieux ouvrage à Chem, son fils. Ce dernier le transmettra à son tour à Héver, puis à Avraham, qui le donnera à Isaac, et celui-ci à Jacob. Par la suite, ce livre va passer entre les mains de Lévy, Moïse, Aharon et Pinhas, et ainsi de suite, de génération en génération. (Bien plus tard, à l'époque du Deuxième Temple, le Grand-Prêtre raby Ichmaël ben Elisha possède encore cette connaissance mystique.) Grâce à ce livre sacré, tous ces justes ont accédé à la contemplation de la Majesté Divine et à la connaissance de la Sagesse sacrée. Ils ont également pu maîtrisé les secrets de l'univers et la connaissance des événements futurs. Introduction au livre de l'ange Raziel.

Mais, c'est surtout au temps d'Avraham que la Kabbalah connaîtra son premier développement. A cette époque, est rédigé le premier ouvrage spécifique de Kabbalah. Il s'agit du Séfer Yétsirah, ou "Livre de la Création", attribué au premier Patriarche, Avraham. Le Séfer Yétsirah traite intégralement des secrets de la Torah : les mystères de la création du monde, la connaissance des trente-deux voies menant à la Sagesse cachée, le système des dix sphères suprêmes et les pouvoirs secrets des vingt-deux lettres de l'alphabet hébraïque qui composent la Langue Sainte (incluant leurs règles de combinaisons et permutations). Ce livre est considéré comme l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de la littérature kabbalistique. En outre, il a attiré l'attention des plus éminents Sages d'Israël, au cours de l'histoire, tels que Rav Sahadia Gaon, Rav Haï Gaon, raby Yéhoudah ha-Lévy et raby Elyahou ben Chlomo Zalman. Ils ont tous écrit respectivement un commentaire sur cet ouvrage. (photo : page Raziel, symboles et noms divins)

Nos Sages rapportent que raby Hanina, ainsi que raby Hochaya, grâce à ce livre, avaient acquis le pouvoir de créer un veau, chaque veille de Chabat. Ils pratiquaient alors l'abattage rituel de l'animal, qu'ils consommaient ensuite pendant les trois repas de Chabat. Talmud de Babylone traité Sanhédrine 65-b. Selon une certaine version, le véritable auteur de ce livre ne serait autre que raby Hakiva. Certains disent qu'il aurait seulement recomposé l'ouvrage, en y ajoutant des versets tirés de la Bible, tels que ceux mentionnant "Hachem-Tsévaoth" ("L'Eternel des Armées"). Cet attribut divin a été dévoilé pour la première fois de l'histoire par Hanna, mère du Prophète Samuel, et apparaît fréquemment dans la "prière de Hanna", dans le Premier Livre de Samuel. Ces passages-là ont donc été composés obligatoirement à une époque postérieure à celle d'Avraham. Traité Berakhot 31-b.

Il apparaît donc clairement qu'un capital important du savoir humain est parvenu à l'humanité, depuis la plus haute antiquité, par des sources extra-rationnelles. Ce savoir a été préservé par des individus d'élite qui ont transmis oralement toutes ces connaissances, de génération en génération. C'est ce que nous appelons, dans notre ouvrage, la chaîne de la Transmission, ou Chalchélèt ha-Kabbalah en hébreu. Le but d'une telle transmission a toujours été de former de nouveaux Prophètes. Il y avait donc, dans les temps antiques, des écoles de prophétie, où l'on s'adonnait à l'étude approfondie des sciences métaphysiques. Seuls les prophètes détenaient les secrets de cette science qu'ils transmettaient, en privé, à leurs disciples jugés dignes de devenir à leur tour des prophètes. Séfer Habrith, Divré Emeth, Maamar n°9, Chapitre 1.

Toutefois, dans le cadre de notre chronologie, nous considérons le début de cette chaîne à partir de l'an 1723, avec la transmission des 7 lois de Noé dans l'Académie de Chem et Héver (située sur le mont Moriah).

"Roch ha-Chanah" : la Tête de l'An hébraïque

ou la proclamation de la royauté de D.ieu.

Anniverssaire de la création de l'homme.

Le jour anniversaire de la création de l'homme, Adam "ha-Richon", correspond au 1er du mois de Tichri, début de la seconde année. Effectivement, le monde a été créé en six jours, la Création de l'univers a déjà débuté, du 25 au 29 elloul de l'an I, année fictive appelée également année de Tohou. En ce jour, le vendredi 1er tichri, D.ieu a achevé la création du monde, en formant le premier être humain, à la veille du premier Chabat de la création. Ce jour, le 1er Tichri, porte le nom hébraïque de Roch ha-Chanah, soit la "Tête de l'Année", il marque le commencement de l'année hébraïque. Il est appelé Reich Chatah en araméen. Ce jour le calendrier hébraïque augmente d'une année. Le terme "Chanah" est tiré du verbe "léchanot", qui signifie "changer" en hébreu. Dans le corpus législatif de la Michnah uniquement, cette célébration est appelée expressément au nom de Roch ha-Chanah. La seule fois où cette expression apparaît dans le Tanakh, c'est pour évoquer le "Roch ha-Chanah" de l'année jubilaire, le Yovel, c'est à dire, la 50ème année des 7 cycles de la Chemitah, lequel fut célébré exceptionnellement le 10 tichri, et non le 1er tichri (soit le même jour que le "Yom Kippour") comme il est écrit : " A Roch ha-Chanah, au commencement de l'année, le 10ème jour du mois ". Ezéchiel 40-1.

Toutefois d'après la Torah, en rapport à la saison à laquelle la fête du nouvel an coïncide, il existe quelques versets du Pentateuque faisant allusion à ce temps du renouvellement de l'année : " La fête de la récolte, au déclin de l'année ". Exode 23-16  et : " La fête de la récolte, au renouvellement de l'année ". Exode 34-22. Selon l'opinion de raby Elyhézer ben Horkénos, qui définit que le monde a été créé en Tichri. C'est pourquoi, dans la liturgie de Roch ha-Chanah, il est dit : " Ce jour-ci est le début de tes oeuvres, en souvenir du premier jour ", car le jour de la création de l'homme apporte désormais une plénitude à tout ce qui a été créé avant lui grâce à ses actions, et que débute le service de l'homme, celui de faire de ce monde une résidence à D.ieu. Et même, si la Torah écrite qualifit parfois le mois de Tichri de "septième mois", par rapport au mois de Nissan, ce mois est fixé comme étant le premier des 12 mois de l'année hébraïque. Lors des festivités qui se déroulaient au Temple de Jérusalem, les Cohanim, ou prêtres, apportaient les Offrandes rituelles : " Au septième mois, le premier jour du mois, il y aura pour vous une convocation sainte. Vous offrirez en holocaustes, comme odeur agréable à l'Eternel, un jeune taureau, un bélier et sept agneaux d'un an sans défaut ". Nombres 29-1;6 Ils sonnaient également du Chofar et de deux trompettes d'argent. Le mois de Tichri comprend les jours de fête de Roch ha-Chanah (les 1er et 2 tichri), le jour de Kippour (le 10 tichri) et les huits jours de Souccot (du 15 au 22 tichri). En raison de l'importance décisif des évènements de ce mois, ces jours sont également appelés Yamim Noraïm, des "Jours retoutables".

De tout temps, les 1er et 2 tichri commémorent la fête de Roch ha-Chanah conformément aux paroles des Prophètes. Ce sont des jours de Yom Tov, et de convocation sainte ou Mohèd : des jours chômés, des jours de fête, célébrés dans le plus grand respect des lois relatives aux sollennités. De tout temps, ces deux jours ont été considérés comme une seule longue journée de 48 heures, appelés Yomah harikhta en araméen talmudique, et comme une seule convocation sainte. Pour les habitants de la terre d'Israël, comme pour ceux résidant en Diaspora (en dehors d'Israël), ces deux jours sont chômés. Les Sages recommandent d'étudier avec un maître les lois et coutumes spécifiques à ces jours, un mois avant la fête, afin de s'y préparer. Le nom "Roch ha-Chanah" a également été donné à l'un des traités du code de la loi juive, la Michnah. Les Maitres de la Michnah, les Tanaïm, définissent au traité Roch ha-Chanah, les lois relatives à la Sanctification du mois ou Kidouch ha-Hodech et à la fixation de la néoménie ou Roch-Hodech. Dans ce traité, figurent également les lois relatives à la sonnerie du Chofar et aux bénédictions appropriées.

Séder de Roch ha-Chanah : Ces deux jours de fêtes sont célébrés par des offices aux litturgies spécifiques à ces jours et des repas en famille. Lors des repas des deux soirs de Roch ha-Chanah, la coutume est de consommer des mets particuliers selon un ordre et des formulations particulières, c'est le "Seder Roch ha-Chanah". La coutume demande également d’'introduire le repas de Roch Ha-Chanah par un fruit de la nouvelle récolte ou un fruit encore non consommer afin de dire la bénédiction appropriée aux choses nouvelles : " Baroukh Ata A-donay Elo-hénou Mélekh ha-Holam Chéhéhiyanou Vékiémanou Véhiguiyanou la-zémane hazé - Béni Sois-Tu notre D.ieu Roi de l'Univers qui nous a fait vivre, subsister et parvenir à ce moment là. " (Ne se dit qu'une seule fois dans la soirée, en général sur des jujubes). A table, en premier le chef de famille lira les bénédictions sur le vin appropriées à la fête, le Kidouch. Ensuite, après avoir procéder à l’ablution des mains, le Nétilat Yadayim, la coutume est de tremper le Motsi, le morceau de pain, dans le miel, et non dans le sel. Les Sages soulignent que la valeur numérique du mot "Dvach" ou miel est de 306, la même valeur que les mots "Av Harakhamim – D.ieu de Miséricorde". Puis, avant les repas des deux soirs, la coutume est de consommer des mets particuliers, sur lesquels sont dites des bénédictions particulières, préfigurant les souhaits de chacun pour la nouvelle année. Cependant, selon les origines de chacun, il existe quelques différences sur les mets consommés et variantes sur les bénédictions.

En premier, la coutume est de tremper un morceau de pomme dans le miel. Cependant, avant de le manger on dira préalablement la bénédiction sur les fruits : " Baroukh Ata A-donay Elo-hénou Malekh Aolam Boré Péri Ha-etz - Béni Sois-Tu notre D.ieu Roi de l'Univers qui a créé le fruit de l'arbre " ; Puis on dira : " Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chétithadech halénou chanah tova oumétouka kédévach méréchit ha-chanah véhad hakharit ha-chanah - Qu'il te soit agréable Seigneur notre D.ieu et D.ieu de nos pères de renouveler pour nous une année bonne et douce comme le miel, du début de l’année jusqu’à la fin de l’année ".

Sur la datte : On dira également cette phrase avant de manger la datte : " Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chénifra ka-tamar véïtamou haïtanou - Qu'il te soit agréable Seigneur notre D.ieu et D.ieu de nos pères que nous nous élevions comme un palmier dattier et que nos pêchers disparaissent. "

Sur la grenade : La grenade est un symbole de fécondité en raison de l'abondance de ses grains. De plus, on demande à D.ieu de former un peuple aussi uni que les grains de la grenade le sont entre eux : " Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chéyrbou zakhyoténou ka-rimone - Qu'il te soit agréable Seigneur notre D.ieu et D.ieu de nos pères que nos vertus et nos mérites augmentent comme les grains de la grenade. "

Sur les épinards, poireaux ou blettes : avant de manger on dira préalablement la bénédiction sur les légumineuses : " Baroukh Ata A-donay Elo-hénou Mélekh ha-holam Boré péri Adama - Béni Sois-Tu notre D.ieu Roi de l'Univers qui a créé le fruit de la terre ". Puis, on dira avant de manger : " Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou ché-ystalkou oyévénou vésonéénou vékhol mévakeché raâténou mippanénou - Qu'il te soit agréable Seigneur notre D.ieu et D.ieu de nos pères que soient écartés nos ennemis, ceux qui nous haïssent et tous ceux qui désirent notre malheur. "

Sur la courge ou la citrouille : avant de manger on dira : " Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chétikra roâ guezar dinénou véykaréou léfanékha zakyoténou - Qu'il te soit agréable Seigneur notre D.ieu et D.ieu de nos pères que soient annulés, déchirés, les mauvais décrets et que nos mérites soient présentés devant Toi. "

Sur la tête de mouton : avant de manger on dira la bénédiction appropriée aux autres nourritures : " Baroukh Ata A-donay Elo-hénou Malekh ha-holam Chéakol nyhia bidvaro - Béni Sois-Tu notre D.ieu Roi de l'Univers qui a tout créé par Sa parole »" Puis, on dira : " Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chénihyé lé roch vélo lé zanav vé tizkor lanou élo chel Itzhak avinou halav ha-chalom - Qu'il te soit agréable Seigneur notre D.ieu et D.ieu de nos pères que nous soyons à la tête et non à l'arrière et en souvenir du bélier d'Isaac notre père. "

Sur le poisson on dira : " Yéhi Ratsone miléfanékha A-donaï Elo-hénou vélohé avoténou chéniferé vénirebé kadaguim vétichgah halane bééna pakikha - Qu'il te soit agréable Seigneur notre D.ieu et D.ieu de nos pères que nous croissions et multiplions comme les poissons et protèges-nous d'un regard attentif. "

Les noms de "Roch-ha-Chanah" ;  Souvenir, Jugement et Sonnerie du Chofar, le son de la délivrance.

Le jour de Roch ha-Chanah porte aussi les noms de Yom ha-Zikaron, le "Jour du Souvenir", et de Yom ha-Din, le "Jour du Jugement". En effet, à Roch ha-Chanah, D.ieu s'installe sur son Trône pour juger le monde et les actions des hommes. En ce jour, Il ouvre les livres des Tsadikim (les "Justes"), des Réchahim (les "Impies") et celui des Bénonim (les "Hommes moyens"). En ce jour, D.ieu fait défiler devant Lui toutes les créatures terrestres afin de les juger, selon leurs actions accomplies, l'année précédente. A Roch ha-Chanah, tous les habitants de la terre passent devant Lui comme le troupeau du berger, comme il est dit : " Celui qui a façonné leurs cœurs distingue tous leurs actes ". Psaumes 33-15Talmud de Babylone traité Roch ha-Chanah 16-a.

Le Chofar du Machiah : Dans le code des lois juives, il est un précepte de célébrer le premier jour de l'An hébraïque au son du Chofar, c'est la Tékihat Chofar. Celui-ci évoque le souvenir du son du Chofar entendu au Mont Sinaï, lorsque  les Hébreux ont accepté d'accomplir les préceptes de la Torah, pour l'éternité. (photo : peinture de Elena Flerova) Dans la Torah écrite, ou Pentateuque, Roch ha-Chanah porte deux noms liés avec le précepte relatif à la sonnerie du Chofar :

1/ Zikhron Térouha ou "Souvenir de Sonnerie" : " Et le septième mois, le premier jour du mois sera pour vous un jour chômé, souvenir de sonnerie, appel de sainteté. Vous ne ferez aucun travail et vous offrirez des sacrifices au nom de l'Eternel ». Lévitique 23-24.

2/ Yom Térouha ou "Jour de Sonnerie" : " Au septième mois, le premier jour du mois, il y aura pour vous une convocation sainte. Vous ne ferez aucune œuvre servile. Ce sera pour vous un jour de sonnerie du Chofar ". Nombres 29-1. La célébration essentielle de cette fête est centrée sur le couronnement de D.ieu, Roi des rois et Créateur de l'univers. Or, dès qu'Adam fut créé (et doté d'une intelligence), il couronna aussitôt D.ieu, Maître de l'univers, comme il en est fait mention dans les Ecritures Saintes : " Venez, allons adorer D.ieu, notre Créateur, nous incliner et nous prosterner devant Lui ". Psaumes 95, 1-6. De même que le couronnement d'un roi terrestre est accompagné du son des trompettes, ainsi les Juifs sonnent-ils du Chofar, en récitant des prières et des louanges à la gloire de D.ieu, le Roi qui accorde la vie. Le Chofar est généralement une corne de bélier. Il doit obligatoirement être fabriqué à partir d'une corne d'un animal "cacher", c'est-à-dire autorisé à la consomation par la loi juive. Dans les temps antiques, le Chofar de Roch ha-Chanah provenait généralement d'une corne d'un chamoix sauvage ou d'un bouquetin. Talmud de Babylone, traité Roch ha-Chanah 3-b.

Le son du Chofar évoque aussi le bélier qu'Avraham a sacrifié, à la place de son fils Isaac. Ce bélier symbolise le don de soi d'Avraham, en cette circonstance, et préfigure aussi les étapes marquantes des futures délivrances du peuple d'Israël. Raby Hanina Ben Dossa enseigne : " Ce bélier servit entièrement au service de Dieu. Il fut consumé sur l'Autel, au Mont Moriah. Ses nerfs servirent de cordes pour la harpe du roi David. Sa peau fut transformée en ceinture pour le prophète Eliyhaou. Avec sa corne gauche, D-ieu sonna sur le Mont Sinaï, au moment du Don de la Torah. Avec sa corne droite, la Délivrance (ou Guéoulah) sera annoncée, comme il est écrit : En ce jour, résonnera le son du grand Chofar ". Isaïe 27-13. Pirké de Raby Elyhézer, chapitre 31.

Raby Moché ben Maïmon précise que la sonnerie du Chofar symbolise un appel au repentir : " Bien que le précepte de sonner du Chofar à Roch ha-Chanah soit un décret divin irrationnel, il recèle néanmoins une allusion au repentir. Ainsi, le Chofar semble dire aux hommes : Réveillez-vous de votre sommeil, levez-vous de votre somnolence, faites un bilan de vos actes, repentez-vous et souvenez-vous de votre Créateur ! Vous oubliez la vérité et perdez vos années en vanités et leurres ! Considérez la valeur de vos âmes, considérez votre conduite et vos fautes, et que chacun abandonne ses mauvaises voies et ses mauvaises pensées ". Michné-Torah, Lois du Repentir, Chapitre 3, Halakha 4.

Le contrat de la parnassa : Selon Raby Tahlifa, tout ce que l'homme doit gagner pendant la nouvelle année est décidé entre Roch ha-Chanah et le Jour de Kippour, à l'exception des dépenses faites pour le jour du Chabat, les jours de fêtes et l'enseignement de la Torah aux enfants. Ces dépenses ne sont pas déterminées par le Jugement divin de Roch ha-Chanah. C'est pourquoi, plus l'homme dépense pour ces trois besoins-là, plus il reçoit du Ciel des ressources supplémentaires. Talmud de babylone traité Bétsa 16-a.

La Torah énumère 4 "Roch ha-Chanah".

La Michnah énumère, au 1er chapitre du traité Roch ha-Chanah, quatre dates portant le nom de Roch ha-Chanah. (photo : première page du Talmud traité Roch ha-Chanah)

1/ le 1er du mois de Nissan : c'est le jour de l'an utilisé pour le compte des années des Rois d'Israël, et pour le compte des mois dans la Torah écrite : " Ce mois-ci est pour vous le commencement des mois. Il sera pour vous le premier des mois de l'année "Exode 12-2. En ce mois-là (Nissan), les Enfants d'Israël sont sortis d'Egypte. La fête de Péssah est considérée comme la première des trois grandes fêtes de l'année hébraïque, ou Chaloch Régalim en hébreu : " A la fête des Matsot, à la fête de Chavouhot et à la fête de Souccot ". Deutéronome 16-17.

2/ le 1er du mois d'Elloul : selon l'opinion de raby Méïr, c'est le jour de l'an du recensement de la nouvelle portée des animaux, dont il faut prélever la dîme, Mahasser Béhémah. Mais, d'après raby Chimon Bar Yohaï et son fils raby Eléhazar, le nouvel an de la portée des animaux tombe aussi le 1er tichri. La Halakha est conforme à cette seconde opinion. Michné-Torah, Lois des premiers-nés, Chapitre 7, Halakha 6.

3/ le 1er du mois de Tichri : c'est le Jour de l'An hébraïque, Roch ha-Chanah. Il marque aussi le début du compte des années de Jachère, la Chémitah, et des années du Jubilé, le Yovèl. Ainsi que les années des peronnages bibliques. Il règlemente également le compte des trois premières années de plantation des arbres fruitiers, et le compte des années de production agricole pour la dîme des légumes. En règle générale, la néoménie de chaque mois hébraïque (Roch-Hodech) est annoncée et bénie à la synagogue, le Chabat précédant le nouveau mois, avec la récitation d'une bénédiction spéciale appelée en hébreu "Birkat ha-Hodech". A l'exception du Chabat qui précède le mois de Tichri.

4/ le 1er du mois de Chevat : il correspond au Jour de l'An des Arbres (Roch-ha-Chanah la-Ilanot) selon l'avis de l'école de Chamaï. Selon l'école de Hillel, cette célébration a lieu le 15 chevat (Tou bichevat), et la loi est conforme à ce second avis. Refce ???

   
     
 
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