| Chroniques Universelles : De l'an 2239 à 2515 du calendrier hébraïque |
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| HISTORIQUE DE VOS RECHERCHES |
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Erets Israël ou la terre d’Israël selon les sources bibliques.
Les 11 noms de la terre d’Israël et les territoires d'Israël.
La cartographie d’Erets Israël, la Terre d'Israël (ci-dessous) a été réalisée par Rav Israël Ariel, selon des sources hébraïques sûres, et éditée dans l’ouvrage intitulé : « La Terre d’Israël et ses territoires, selon les sources du Pentateuque, des Hagiographes et des Prophètes ».

Au cours des siècles, les dépositaires de la chaîne de la Transmission ont traduit, conformément à la tradition authentique, les noms des lieux, des villes, des fleuves, et de toutes les localités de la terre d’Israël et de ses frontières. La Torah écrite cite de nombreuses fois les noms des lieux permettant de déterminer les frontières et les limites naturelles de la Terre Sainte. Lorsque le terme hébraïque Gvoul est utilisé, il ne fait pas toujours référence à une frontière, contrairement à son sens commun. Il définit parfois l'espace géographique d'un territoire proprement dit, par exemple le Gvoul Yéhoudah, ou territoire de Judah. En effet, c’est seulement dans l'espace de ce territoire que s'appliquent les lois concernant la sainteté de la terre d’Israël, qui a été divisée par Josué et Eléhazar en 12 parties équivalentes. Mais, à la suite de l’exil des 10 tribus, ou Galout Achour, et la dispersion du peuple juif aux quatre coins du monde par les Romains, ou Galout Edom, de nombreuses incertitudes sont apparues dans le Talmud de Babylone quant à l’application des lois de la terre d’Israël. Ainsi, des limites et des lieux frontaliers où ne s’appliquent plus certaines de ces lois ont été néanmoins incorporées par les Maîtres du Talmud aux frontières de la terre d'Israël, à cause du doute.
La Torah enseigne que Moïse a consigné tous les événements et déplacements des Hébreux dans l’ouvrage intitulé Milhamot Ha-Chem, ou "Les Guerres de l'Eternel". Il est cité dans le quatrième livre du Pentateuque. Nombres 21-14. Raby Hizkiyah Manoah précise que cet ouvrage comporte les étapes géographiques des conquêtes de Josué. Ainsi, les Hébreux ont tracé la topographie des lieux, des vallées, des déserts et des fleuves. Ils ont, par la suite, entrepris des travaux de topométrie lors de la répartition de la terre entre les 12 tribus d’Israël. Cet ouvrage mentionne que chaque tribu a reçu une part égale, c'est-à-dire un territoire de même superficie que toutes les autres. Rappelons que les textes des Prophètes et des Hagiographes sont riches en citations de sites. S'appuyant sur toutes ces sources écrites, les Sages de toutes les générations (jusqu'aux Aharonim) ont pu traduire et préciser l'identité de certains lieux, comme Kadech Barnéah qui correspond aujourd'hui à Pétra.
Voici les auteurs de travaux de cartographie, selon les sources hébraïques : en 1522, le voyageur et géographe, rav Moché ben Mordéhaï Bassola. Il réalise une cartographie accompagnée des noms de lieux. En 1777, rav Chlomo Hahama de Lvov, auteur de "Houg Ha-Aretz". En 1816, rav Yahacov Ouchpitz réalise un atlas en hébreu intitulé "Béèr ha-Louhot", dans lequel il présente les noms des régions et des villes, selon les termes latins et hébraïques. En 1836, rav Aharon ben Haïm d'Ourdon réalise une carte avec les commentaires de Rachi dans l’ouvrage "Moréh Dérekh". En 1856, rav Its’hak ben Pinhas de Poniowitz publie une carte, dans l’ouvrage intitulé "Hidouché Its’hak". En 1881, rav Moché de Varsovie réalise une carte avec les commentaires des derniers décisionnaires, ainsi que les notes du Gaon de Vilna. (liste non-exhaustive)
2503 / 2871 - Chilo, la ville des Prêtres.
En 2503, Josué déplace le Michkane, ou Tabernacle, dans le territoire de Joseph, dans la ville de Chilo. Jusqu’alors, le Tabernacle a stationné à Guilgal. En ce lieu, les offices vont se dérouler durant 369 ans. Désormais, les deux Arches Saintes contenant les débris des premières Tables et les deuxième Tables de la Loi reçues par Moïse (ainsi que le Séfer Torah ou Rouleau de la Torah, écrit de sa propre main) vont reposer là-bas également. En ce lieu, toutes les familles des tribus des Hébreux vont se retrouver, lors des cérémonies des trois grandes fêtes annuelles : Péssah, Chavouhot et Souccot. Là-bas est dressé le Mizbéah, ou Grand Autel, où seront offerts les Korbanot, ou Offrandes, avant que le premier Temple de Jérusalem ne soit construit, en l'an 2928. A Chilo, vont résider les grands prêtres. A Chilo vont se trouver les écoles de formation de tous les prêtres, ou Cohanim. Là-bas seront offerts tous les sacrifices obligatoires, comme le sacrifice de Péssah et les sacrifices expiatoires (Korban Hatat).
2503 / 2553 : De la première Jachère au Jubilé.
La Jachère ou "Chémita" - Le Jubilé ou "Yovel".
En tichri 2503, Josué, Eléhazar et les membres du Sanhédrine entament la supputation des six années agricoles et fixent la 7ème année, année de Jachère de la Terre Sainte, c'est-à-dire l'année du repos de la terre et du renoncement des produits de la terre. La septième année est décrétée par la Torah année de Chémita ou Jachère, dans le troisième livre du Pentateuque. Lévitique 25, 1-7. Dans le cadre de notre étude, nous considérons l’année 2503 comme une année de jachère, selon le compte établi depuis l’année de la création d’Adam, comptée comme la deuxième année depuis la Création du monde. Ainsi, en l'an 2504, année établie depuis la Création du Monde et appelée aussi année de Tohou, les Hébreux procèdent au compte des années qui conduiront à la première jachère de la Terre Sainte.
2504 / 1ère année - 2505 / 2ème - 2506 / 3ème - 2507 / 4ème - 2508 / 5ème - 2509 / 6ème - 2510 / 7ème année = année de Jachère. Les détails concernant ces comptes ont été développés par les Amoraïm dans le Talmud de Babylone. Traités Herkhin 13-a et Zévahim 128-b. De même que le septième jour est un jour de repos pour l’homme, la septième année est une année de repos pour la terre, d’après la loi de la Torah : " Parle aux Enfants d'Israël et dis-leur : quand vous serez entrés dans le pays que Je vous donne, la terre sera soumise à un Chabat pour l'Eternel. Six années, tu ensemenceras ton champ, six années tu travailleras ta vigne et tu en recueilleras le produit. Mais, la septième année, un repos sera accordé à la terre, un Chabat en l’honneur de l’Eternel ". Lévitique 25, 2-4. La septième année de chaque cycle, année de "Chémita", aucun travail agricole ne peut être accompli et les fruits de la terre appartiennent à tous les nécessiteux. Toutes les règles relatives au précepte de la Jachère sont enseignées dans le code des lois juives, la Michnah, Ordre des Semences, traité "Chevihit", en 10 chapitres. Ces règles traitent principalement du repos de la terre, de l'arrêt de tous les travaux agricoles et du renoncement des créances. A l'issue de cette année-là, pendant la fête de Souccot, le peuple se réunissait à Jérusalem et écoutait la lecture de la Torah écrite par le roi d'Israël. C'est le commandement du Rassemblement, ou Haqhel. Talmud de Babylone traité Sota 41-??? Réfce, et Rachi sur traité Herkhin 21-Réfce ???. Les règles de la Jachère ne s'appliquent qu'à la terre d’Israël. Ces lois sont divisées en quatre principes : l'interdiction d'ensemencer, d'élaguer, de récolter et de cueillir.
Le Jubilé, année de liberté : La cinquantième année est consacrée par la Torah comme année de liberté foncière. Elle s'appelle l'année du Jubilé, ou Yovel (soit l’an 2553 de la chronologie hébraïque) : " Tu compteras pour toi sept années chabbatiques, sept fois sept années. Vous sanctifierez cette cinquantième année et vous proclamerez la liberté dans le pays pour tous ceux qui l'habitent. Ce sera pour vous un Jubilé ". Lévitique 25, 8-9. Ce précepte, également, ne concerne que la terre d’Israël.
Discussion entre raby Yéhoudah et Rabbanan.
Le cycle de la Jachère est composé de sept Chemitoth (au pluriel), soit 7 x 7 années, ce qui comptabilise 49 années. La 50 ème année est sacrée : c’est le Yovel, ou année du Jubilé. Le Talmud de Babylone traité Roch-ha-Chanah 8-b et 9-a fait référence à deux avis concernant le calcul du Jubilé, et de la reprise de la supputation de la jachère : l'avis de raby Yéhoudah et celui des Rabbanan, c'est-à-dire les Docteurs de la loi, selon lesquels la règlea été fixée. Ces derniers soutiennent que la cinquantième année est une année indépendante du compte des sept années, tandis que raby Yéhoudah pense que la cinquantième année est aussi la première année du prochain compte des sept années qui suivent. Lors de l’année du Jubilé, les propriétaires terriens retournent en possession de la parcelle de terre qu'ils ont héritée, depuis l'époque de Josué. Certains exégètes bibliques expliquent que le chiffre 7 représente un symbole ésotérique particulier, comme le témoignent les 6 jours de la semaine et le septième jour, appelé Chabat, et consacré au repos.
La supputation des six années, puis la fixation des festivités du Jubilé ne dépendent pas du compte des années de la Création de l’humanité ni des années du Premier ou du Second Temple de Jérusalem, mais uniquement des conclusions des membres du Sanhédrine, ratifiées ensuite par chaque Av-Beth-Din successif du tribunal rabbinique suprême. Les membres des tribunaux sont les seuls qui puissent déterminer à partir de quelle année le compte des sept années de la Chémita va commencer, comme la question a été soulevée lors du retour des exilés de Babylone et la construction du Second Temple. Le principal décisionnaire de l’ensemble de ces lois est le Rambam qui, conformément aux enseignements du Talmud et des Guéonim, a fixé la reprise des comptes de l’année de la Jachère à partir de l’an 3829 (année de jachère), et pour toutes les générations. Ainsi, l’année 3830 marque le début d’un nouveau compte de sept années, et l’année 3936 est une année de Jachère, et ainsi de suite. Le Rambam expose toutes les lois de la Jachère et du Jubilé sur plus de 13 chapitres, dans son code de lois, le Michné-Torah, Livre des Semences. Il y présente 22 préceptes de l'ensemble des 613 Commandements, dont 9 préceptes sont des lois positives et 13 préceptes des lois négatives.
"Tou bi-Chévat" ou le 15 chévat, le nouvel an des Arbres.
Le 1er ou le 15 chévat ?
Les Tanaïm enseignent dans la Michnah : " Il existe quatre Roch ha-Chanah, ou nouvel an ". Traité Roch ha-Chanah 1-a. 1/ Le 1er nissan est le nouvel an qui détermine les années des règnes des rois et l’ordre des fêtes. 2/ le 1er elloul est le nouvel an qui détermine la dîme des animaux, selon l'opinion de raby Méïr. 3/ le 1er tichri est le nouvel an qui détermine le changement des années, les années de Jachère et le Jubilé. 4/ le 15 chevat, ou Tou bichevat, est le jour du nouvel an des arbres (Selon la Guématria, "Tou" est composé les lettres hébraïques "Tèt" et "Vav", ayant pour valeur numérique 15). Le 15 chevat, il est d’usage de consommer des fruits de la terre d’Israël qui sont définis dans le verset suivant : " L’Eternel, ton Dieu, t’a conduit dans un bon pays, un pays de blé, d’orge, de raisins, de figues et de grenades, un pays d’olives huileuses et de miel de dattes. Tu mangeras, tu te rassasieras et tu béniras l’Eternel ton Dieu pour ce bon pays qu’Il t’aura donné ". Deutéronome 8-Réfce ???. Concernant le nouvel an des arbres, il existe une divergence d’opinions entre les académies de Hillel et de Chamaï quant à la date de la célébration. L’académie de Chamaï soutient que ce nouvel an doit être célébré le premier jour du mois, c'est-à-dire Roch-Hodech chevat. L’académie de Hillel considère plutôt la date du 15 chevat. En effet, à partir du milieu de ce mois, les pluies diminuent d'intensité, la sève reprend son ascension et les bourgeons se forment. Le 15 chevat représente la date à laquelle la capacité de l’arbre à donner ses fruits se révèle. Réfce ???
Les coutumes du 15 chevat : A l’origine, le jour du 15 chevat, il n’existait aucune célébration spécifique portant le nom de Tou bichevat. Cependant, ce jour était traditionellement un jour de joie pour le peuple juif. Mais, après la destruction du Second Temple de Jérusalem, le 15 chevat fut déclaré jour férié par le Sanhédrine. Il était interdit de jeûner et de réciter les prières de supplications, appelées "Tahanoune". Dans les académies talmudiques, aucun enseignement était dispensé, ce jour-là, et l'on servait aux élèves un repas de fête. Plus tardivement, vers le XVI ème siècle, les kabbalistes instituèrent un rituel, destiné à remercier l'Eternel pour les bienfaits dont Il gratifie la nature, tout au long de l’année. Lorsque les premiers kabbalistes exilés d'Espagne s'établirent à Safed, ils décidèrent de célébrer dignement le nouvel an des arbres. Depuis lors, cet usage est resté en vigueur. Il est donc de coutume, en ce jour, de dresser une table pleine de fruits, particulièrement ceux qui proviennent de la terre d'Israël. Puis, sur chaque catégorie de fruits (ceux de l'arbre et ceux de la terre), est récitée une bénédiction appropriée. Sur un fruit nouveau, et n'ayant pas encore été consommé depuis Roch ha-Chanah, est récitée la bénédiction spéciale, intitulée "Chéhé'héyanou". Le 15 chevat, lors des trois prières quotidiennes et des actions de grâce récitées après le repas, on n'ajoute aucun texte spécifique.
Le 15 chevat fixe également le nombre des années de l'arbre, date déterminante pour l’application du précepte de la Horla, soit l'interdiction de jouir des fruits d'un arbre pendant les trois premières années qui suivent sa plantation. A cette date, les pluies sont déjà tombées en terre d'Israël et les arbres ont déjà puisé dans la terre toute l'énergie nécessaire à leur développement pour toute l'année à venir.
2515 / - 1246
2515 / 2523 - Des années troubles.
Dès l’an 2515, les tribus des Hébreux sont assujetties par le roi Kouchan Richatayim d'Aram Naharaïm, en Mésopotamie. A la fin de la magistrature de Josué, de nombreux individus appartenant à la nouvelle génération se détourneront du D.ieu d’Israël et des lois et coutumes en vigueur depuis le Don de la Torah. Certains parmi eux servaient même des idoles canahanéennes appelées Bahal Zévouv et Achérah : « Ils prirent leurs filles pour femmes, donnèrent leurs propres filles aux fils de ces peuplades et adoptèrent leur culte ». Juges 3-6. Josué, alors âgé de 109 ans, réunit à nouveau le peuple d'Israël devant l’Autel qui avait été édifié à Sichem, et exhorte les Hébreux à respecter tous les préceptes de la Torah. Le "Midrach Kohélèt" atteste que le nom de "Kacha Richati", origine du nom "Kouchan", figure dans les archives mésopotamiennes antiques.
Affaire de la concubine de Guibea: Lors de la magistrature de Josué, une guerre fratricide avait éclaté entre une coalition des tribus hébraïques et la tribu de Benjamin. (Cet événement, consigné dans le Livre des Juges 19,21, se situe selon le Ralbag, peu de temps avant la magistrature du Juge Hotniel, ou selon Rachi, pendant la magistrature même de Josué). Pendant cette période, il n’y a encore pas de roi sur Israël, et toutes les tribus sont juridiquement indépendantes les unes des autres. Au départ de cette querelle, des notables de la tribu de Benjamin, résidant dans la ville de Guibea, près de Jérusalem. Ces derniers avait causé la mort, suite à une agression, de la concubine d’un membre de la tribu de Lévy, originaire de Beth-Léhem. Puis, réunies à Mitspa, son compagnon avait alors témoigné du méfait devant tous les Néssyim ou princes des autres tribus d'Israël. Après délibération, ces derniers avaient exigés des chefs de la tribu de Benjamin de leur livrer les coupables, pour qu’ils soient jugés selon les lois de la Torah. Mais, se sentant exclus et humilié de toute négociation, les notables benjaminites avaient refusé de livrer les coupables. Suite à ce refus, les Hébreux réuniront alors une coalition de toutes les autres tribus d'Israël, de 400 000 soldats, à la tête de laquelle seront placées les légions judéennes. Les Sages du Talmud de Babylone, Taité Guittin ??, enseignent que les représailles menées contre la tribu de Benjamin, qui éclatèrent un Chabat, causèrent des dizaines de milliers de morts, la destruction de plusieurs villes et le quasi-anéantissement de la tribu de Benjamin.
L'exégète raby Don Itshak Abrabanel précise que la guerre commença un 23 chevat. Celle-ci se déroula en trois étapes : lors de la première bataille, les alliés hébreux devaient perdre 22 000 hommes, puis 18 000 hommes dans la seconde bataille. Ils ne l’emporteront définitivement sur la tribu de Benjamin qu'à la troisième bataille, après avoir reçu les encouragements de Pinhas. La tribu de Benjamin perdra, dans toutes ces batailles, 25 100 hommes. A la suite de cet épisode, plus de mille membres de la tribu de Benjamin ayant refusé de combattre avaient choisis de quitter la terre d’Israël pour émigrer, selon une tradition, vers les terres actuelles de Roumanie, ou bien en terre dite Aschkénaze (l’Allemagne actuelle, plus exactement à Wirmeiza ou Worms, d’après raby David Kimhi). A la suite de ce conflit fratricide, toute la tribu de Benjamin avait été mise en quarantaine par les autres tribus, et il avait été désormais interdit de se marier avec ses membres. Quelques générations plus tard, à la demande des Benjaminites menacés de disparaître s’ils ne trouvent pas de femmes pour leurs hommes, le Sanhédrine lèva l’excommunication le 15 av. Il fut à nouveau permis aux filles d’Israël de se marier avec eux. Durant des générations, le 15 av va rester un jour de fête célébré par tout le peuple d'Israël.
Les 15 Av à travers l’histoire : Raby Chimhon ben Gamliel I a dit : « Il n’y eut pas de plus grandes fêtes pour Israël comme le 15 Av et Yom Kippour ». Ibid Tahanit 26-b Le Talmud cite plusieurs événements joyeux qui eurent lieu le 15ème jour du mois d’Av. Ibid Tahanit 30-b (Voir également le 15 av 2488)
Le 15 av, il fut permis aux tribus d’Israël de se marier les unes aux autres. Jusqu’alors, une femme qui avait hérité de son père des terres tribales ne pouvait épouser un homme d’une autre tribu. Car cela aurait entraîné le transfert des terres d’une tribu à l’autre et donc porter atteinte à l’intégrité territoriale d’une des tribus. Ce décret, qui ne concerna que la génération qui conquit et s’installa en Terre sainte, fut levée un 15 Av. L’événement fut considéré jour de réjouissances.
Le 15 av 3187, le dernier roi d’Israël, Hochéah, annule les postes de gardes frontières entre le royaume de Judée et le royaume d’Israël (2964/3205), et ré-ouvre les routes vers Jérusalem à toutes les tribus du royaume. Ces postes avaient la charge de veiller à faire respecter le décret datant de Jéroboam I, interdisant aux 10 tribus de monter à Jérusalem et de se rendre au Temple durant les trois grandes fêtes annuelles, les Chaloch Régalim.
Le 15 av 3898 (138 è.v.), Rome permet aux Juifs d’enterrer les morts de Bétar qui jonchent le sol. A la suite de trois ans et demi de siège, le général Julius Sévère, s’emparait un 9 av de la forteresse de Bétar, mettant un terme au règne de Simon Bar Kohbah. (monnaies datant de Bar Kohbah - IIème siècle - façade du Temple et instruments de musiques) Les Sages témoignent : «..les romains égorgèrent tant de Juifs que les chevaux s'enfonçaient dans le sang jusqu'aux naseaux. Et le sang soulevait des quartiers de rocs pesant 40 séah et les roulait à la mer...Hadrien l'impie possédait un vignoble de 18000 m2, autant que de Tibériade à Séphoris. Il l'entoura d'une clôture faite des dépouilles des habitants de Bétar, de la taille d'un homme tenant les bras écartés. Et il ordonna de ne pas les enterrer jusqu'à la venue d'un autre roi qui décréterait leur mise au tombeau ». Talmud de Jérusalem traité Tahanit Raby Yéhoudah et Chmouel témoignent au nom de Rabban Chimhon ben Gamliel I qu'à cette époque : «..Bétar comptait quatre cents écoles, dont chaque école comptait 400 maîtres, et chaque maître comptait quatre cents élèves..». Talmud de Babylone traité Guittin 58-a Le chroniqueur romain Dion Cassius écrit : « cinquante de leurs principales forteresses et neuf cent quatre vingt cinq localités furent détruites, cinq cent quatre vingt milles hommes périrent dans les attaques et les combats...mais le nombre des victimes de la faim, de la maladie et du fer est infini, de sorte qu'il s'en valut de peu que la Judée ne fût changée en désert, comme on leur avait prédit avant la guerre, etc ». Malgré les protestations des Juifs, Hadrien ne permit pas que les morts soient enterrés et pourrirent. En 138, l’empereur Antonin donna enfin l’ordre de donner une sépulture aux morts de Bétar. Le 15 av, le Sanhédrine ajouta une bénédiction supplémentaire, "haTov véhaMétiv", aux actions de grâce après le repas, le "Birkat ha-Mazone".
Le 15 av était connu sous le nom de « jour où l’on brisait la hache ». Du temps du Temple de Jérusalem, la coupe du bois utilisé pour les buchés du Grand Autel s’achevait le 15 Av. Cet événement était célébré avec des banquets et des réjouissances. Aussi, lors d’une cérémonie des haches étaient brisées, donnant son nom à ce jour.
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