La forteresse de Tsion et de David En 1753 à Zolkiev, l’ouvrage du rav David Altschuler est édité ; il s'agit d'un commentaire sur les livres des Prophètes et des Hagiographes. Son fils, le rav Yéhiel Hillel,
publiera en 1780 des commentaires complets des Prophètes et des Hagiographes, parus en deux tomes et intitulés : "Métsoudat Tsion" ou la Forteresse de Sion et "Métsoudat David" ou le Forteresse de David.
Traité Maroc-Danemark
En 1753, malgré les luttes internes de succession au sein des alawites, Samuel Sumbal négocie au nom du royaume alawite un traité commercial avec le Danemark.
5515 / 1755
Paris recense ses Juifs.
En 1755 à Paris, l’inspecteur de police Buhot dresse un rapport dans lequel il fait état des
Juifs ashkénazes résidants dans la ville. Il dénombre et inscrit les Juifs par
leurs lieux de provenances, de résidences et des métiers. Les Juifs résident
principalement dans les rues de St Martin, le quartier St Denis, rue
Geoffroy-Langevin, rue Beaubourg, rue Maubé, rue du Piorier, rue des
Ménétriers, rue Simon le Franc, rue de Montmorency et rue St Julien des
Ménétriers. Et par lieux de provenance ; de Metz, de Nancy, d’Artzenheim, de
Bischeim, de Brouville, de Rosheim, de Strasbourg, de Sirentz, de Bambert, de
Berlin, de Cologne, de Francfort, de Furth, de Hambourg, de Hansbach, de
Mannheim, de Mayence, de Presbourg, de Ratisbonne, de Sarrelouis, de Worms,
d’Amsterdam, de Pologne de Bohème et de Londres.
En 1755, le duc de Lorraine Bar et gouverneur général des
Pays-Bas autrichien Charles Alexandre ordonne
le recensement des Juifs de ses états qu’il soumet à une taxe exorbitante. Il
existe officiellement vingt et une familles juives à Bruxelles, quatre familles
à Anvers, une à Gand et deux Juifs à Louvain.
5516 / 1756
1756 / 1763 ; Guerre de 7 ans ou Guerres des Colonies.
En 1756, la France, l’Autriche et la Russie affrontent
une coalition prusso-anglaise, dont les enjeux sont les possessions
territoriales en Amérique du Nord et au Canada.
Gradis fonde la Société du Canada.
En 1756, à la demande de Machault d-Arnouville, Louis XV charge l’armateur
et exportateur juif bordelais Abraham Gradis
d’une mission officielle dans les nouvelles colonies du Canada, le Québec, dont la charge d’approvisionner le Canada. Portrait ; né en 1699, fils du propriétaire des comptoirs à Saint-Domingue et à la Martinique, Abraham
possède une grande flotte navale. Gradis fondera la Société du Canada.
Cette étape marquera les prémices d’une petite communauté juive originaire de Bordeaux qui s’installe dans la Nouvelle France, mais celle-ci sera reconquise en 1759 par les anglais. L’influence de Gradis est si grande que l’on cessera
en 1780 de sonner les cloches de l’église de Bordeaux lors de sa maladie. A sa
mort, son fils Moïse Gradis lui succèdera dans son entreprise d’émancipation
des Juifs de Bordeaux et de Bayonne. En 1779, il recevra des terres en colonie
française par Louis XVI pour service rendu à la
nation.
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