| De l'an 5461 à 5561 : Chroniques Universelles du XVIII ème siècle |
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| HISTORIQUE DE VOS RECHERCHES |
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Les Juifs de Savannah En 1733, plus d’une quarantaine de familles juives Ã
majorité séfarade fondent la communauté de Savannah en Georgie.
La caisse des Pékidé Hébron
En 1733, grâce au soutien financier des Juifs de Constantinople, raby Guédalyah Hayoun d'Istanbul fonde une caisse d'entraide et de soutien aux Juifs de Hébron au nom de "Pékidé Hébron".
5494 / 1734
Pogroms en Ukraine.
Du 20 au 23 juin 1734 à Ouman, des bandes de cosaques ukrainiens connues sous le nom de Haïdamacs massacrent en trois jours plus de 20 000 hommes, femmes et enfants juifs. Près de 3000 seront fusillés dans la synagogue. Ces derniers lancent une vague de persécutions et de pogroms afin que soient chassés les Juifs et les seigneurs polonais.
Le Bahal Chem Tov révèle la Hassidout.
En 1734, raby Israël ben Elyhèzer voyage à la rencontre des communautés juives de Russie, auprès de qui il diffuse les enseignements liés à la partie profonde de la Torah, la Hassidout. Cette nouvelle approche des sources hébraïques et dévoilement des sagesses spirituelles fondatrices du Judaïsme sont basés sur les sources traditionelles de la Sagesse Esotérique, la Kabbalah, et complètent les enseignements de raby Ist'hak Louria, le Ari zal. Raby Israël est choisi par l'assemblée des Tsadikim Nistarim, les Justes Cachés, pour ses qualités spirituelles exceptionnelles, afin de rapprocher les Juifs de la Torah, de dévoiler les Lumières profondes de la Torah, et d'éveiller ainsi les Juifs à la Téchouvah, c'est-à-dire, au retour sincère vers Dieu, dans la joie de l'accomplissement des préceptes divins. Pendant six années raby Israël refusa cette mission, avant d'accepter celle-ci le 18 elloul de cette année.
Portrait : raby Israël ben Elyhèzer est né le 18 elloul en 1698 à Okop en Podolie, il est également célèbre sous le nom de Bahal Chem Tov - le Maître du Bon Nom, soit le Becht par acronyme. Dans un courrier, il écrit avoir eut le mérite d'étudier les sources profondes de la Torah avec son maître le Prophète Ahia de Chilo pendant 10 ans, puis, le 1 tichri 1746 (5507), il révèle à ses disciples que lors d'une élévation spirituelle, le Machiah - le Messie, lui a garantit qu'il se dévoilerait à l'humanité quand les sources de son enseignement se seront répandus dans le monde entier. Il part de Mezebozh et visite de nombreuses communautés juives de Russie et d'Europe de l'Est où il organise des conférences hassidiques, des Hitvahadout. Il est le fondateur du mouvement des Hassidim, les Pieux (se dit Hassid au singulier), lequel s'étendra au début en Russie et en Pologne avec le travail de ses successeurs, avant de gagner le monde entier au XX ième siècle. Ces enseignements sont regroupés dans les ouvrages "Keter Chem Tov" et "Tsvat Haribach". Durant plusieurs années, il sera suivi par des milliers de disciples, parmi lesquels on distingue son premier successeur raby Dov Baer, ainsi que raby Yahacov Yossef ha-Cohen de Polnoï, l'auteur de l'un des premiers livres de Hassidout intitulé "Toldoth Yahacov Yossef", ainsi que de "Ben Porath Yossef", et de "Tsafnath Pahanéah". Le Bahal Chem Tov a eu deux enfants, Odélia et raby Tsvi ben Israël.
La Torat ha-Hassidout.
En règle générale, la Torat ha-Hassidout, c'est à dire, l'enseignement de la Hassidout, est l'expression d'une dimension nouvelle de l'étude de la Torah (écrite et orale), telle qu'elle fut révélée par son instigateur raby Israël ben Elyhèzer. Dans sa doctrine de base, la Hassidout fait état du même rapport qui existe entre le corps de l'homme (la matière) et la partie spirituelle (l'âme), et la Torah dans sa globalité avec la Hassidout elle-ême. Ainsi, la Hassidout traite essentiellement de la partie spirituelle intrinsèque aux corps des textes qui fondent le Judaïsme, source du Monothéisme hébraïque. Cette approche approfondie de la vitalité des mots de la Langue Sainte, que ce soit les écrits bibliques du Tanakh ou bien les écrits du Talmud de Babylone, prend sa source dans le fondement même des enseignements liés à l'origine de la Création du monde et du but de celui-ci par Dieu ; ceux-ci étant l'expression de Sa Volonté. L'étude de la Hassidout offre à l'érudit comme au simple juif la possibilité de saisir des concepts spirituels très élévés, et de parfaire son potentiel spirituel. Ainsi, par l'étude de la Hassidout, dans un rapport plus intime avec le divin, l'homme parvient naturellement à une observance des préceptes dans la joie, grâce à l'expression de son amour et de la crainte qu'il porte à Dieu. La Hassidout développe également les thèmes de l'unité profonde et du lien qui existent entre Dieu, la Torah et le Peuple Juif. Celle-ci émane du contrat d'association née lors de la Révélation sinaïtique au moment du Don de la Torah, entre le Créateur et le peuple d'Israël, par l'intermédiaire de Moïse. Et dont l'objectif suprême pour l'homme est de faire une demeure ici-bas à Dieu selon Son désir, par le biais de l'observance des 613 Commandements.
En parallèle, la Hassidout développe abondament les thèmes liés à l'amour du prochain, Hahavat Israël, à l'amour de Dieu, Hahavat Hachem, à la fixation de cours d'étude de Torah, ainsi qu'à la concentration nécessaire lors de la prière, la Téphilah. Lors de celle-ci, l'homme prend conscience qu'il se tient debout devant le Tout-Puissant. C'est à ce moment qu'il éveille ses sentiments et manifeste son enthousiasme envers son créateur. Ainsi, la Hassidout souligne la necessité d'un temps de méditation avant la prière, la Hitbodédout, une réflexion relative à la grandeur de la Création ex-nihilo du monde par Dieu. C'est dans le cadre de ces trois piliers, l'étude, la prière et la méditation, que l'homme manifeste son attachement à son devoir envers Dieu. C'est en accomplissant son devoir avec sincérité que l'homme parvient aux rafinements de ses traits de caractères, et qu'il s'élève jusqu'à atteindre le niveau de Hassid. Le niveau de dévotion le plus élevé, acquis par l'expression joyeuse de l'amour et de la crainte qu'il éprouve pour le Créateur et Ses préceptes.
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