• La Création du monde ou 'Briyat ha-Holam'• Le "Louah Hyvry" ou le Calendrier hébraique• Le "Chabat "et le "Yom Tov"• La "Kabbalah" ou la Sagesse Esotérique.• La Création du genre humain.• La Chaine de la Transmission du Judaïsme• Chroniques bibliques depuis la genèse de l'humanité• Ha-Maboul, le Déluge détruit l'humanité• 1948 / 2255 : Les Chlochah Avoth, les Trois Patriarches• 'Migdal Babel', la Tour de Babel• 'Brith ben ha-Bétarim' ou l'Alliance entre les Morceaux• La 'Brith Milah', la circoncision• 2048 / 2448 : De la naissance d'Isaac à la sortie des Hébreux d'Egypte• La 'Hakédah' ou le ligotage d'Isaac• Rébecca donne naissance à Jacob et Esaü• 2185 / 2205 : Jacob part en exil à Kharan• La rencontre entre Jacob et Esaü• Joseph est vendu par ses frères• 2238 / 2448 : Les Hébreux descendent en Egypte• 2332 / 2448 : La 'Galout Mitsraïm' ou l'exil d'Egypte• 'Yétsiat Mitsraïm', les Hébreux fuient l'Egypte• 'Chavouhot' ou le Don de la Torah• La 'Torah' ; la 'Torah ché-Bikhtav' ou la Loi écritte et la 'Torah ché-Béhalpé' ou la Loi orale• La 'Torah ché-Bikhtav' ou la Torah ecrite• La 'Parachat ha-Chavouah', la lecture hebdomadaire• Du Veau d'or au Grand Jour• Moïse fit assembler toute la communauté• Les Hébreux lèvent le camp• Les Hébreux achèvent quarante années dans le désert• La chaine de la Transmission de Maitres à disciples• Les "Tariag Mitsvoth" ou les 613 Commandements• 2488 / 3448 : Du Sanhédrine de Josué à la fin des Prophètes• La Nation d'Israël ; un peuple tripple, une Terre au 11 noms• Josué lance la conquête de la terre de Canahane• Les 'Choftim' ou les Juges• Les 'Mélakhim', les Rois• Le 'Beth ha-Mikdach' ou le Temple de Jérusalem• Les "Cohanim Guédolim" ou les Grands Prêtres• Les "Névyim" ou les Prophètes• Les "Korbanot" ou les Offrandes• Chroniques universelles d'Israël et des Nations• Le 'Tanakh' ou la Bible hébraïque• 3826 / 3830 : Jérusalem est assiégée par les romains• La Michnah, le premier codex de la législation hébraïqure• 219 / 460 : Les 'Amoraïm' ; les Maitres du 'Talmud'• Le Mizbéah• La "Beth ha-Knesset " ou la Synagogue• La "Téphilah" ou la Prière• Les "Tsitsit", et le "Talit" ou le port des franges.• Les "Téphilines" ou Phylactères• La "Hatounah" ou le mariage juif• Le "Lachon ha-Kodech" ou la Langue Sainte• Les "Chévah Mitsvot bné Noah" ou les 7 lois Noahides.



























































































































































































































Chroniques Universelles : De l'an 2 à 1657 du calendrier hébraïque Page
HISTORIQUE DE VOS RECHERCHES

Du 1er elloul au 1er tichri : lois et coutumes.

Le premier jour de Roch ha-Chanah, pendant l'office du matin ou "Chaharit", la coutume exige de lire dans le rouleau de la Torah écrite l'épisode de la naissance du Patriarche Isaac, qui est venu au monde en ce jour. Le premier jour également, après la prière de l'après-midi ou "Minha", on récite la prière de Tachlikh, près d'un cours d'eau où se trouvent des poissons. (photo) "Tachlikh", littéralement "tu jetteras" est le premier mot du verset prononcé par le Prophète Mikha : " tu jetteras tes péchés dans les profondeurs de la mer ". Mikha 7-19 Cette cérémonie est symbolique : l'eau, qui n'a pas de limite, évoque la Miséricorde divine infinie. Quant aux poissons, leur existence dépend de l'eau. Ainsi, les Juifs dépendent-ils constamment de la Providence divine. L'oeil toujours ouvert du poisson symbolise également l'attention constante que Dieu accorde au peuple d'Israël. Le deuxième jour de Roch ha-Chanah, pendant l'office du matin, la coutume exige de lire dans le rouleau de la Torah écrite l'épisode du sacrifice d'Isaac, appelé en hébreu Hakédah, ou "ligature".

Le 1er tichri ouvre la période des 10 Jours de Repentance, ou Asséret Yémé Techouva. Elle commence à Roch ha-Chanah et s'achève le Jour de Kippour, soit le 10 tichri. C'est le jour où Moïse est redescendu du Mont Sinaï avec les deuxièmes Tables de la Loi, attestant du pardon accordé au peuple hébreu, à la suite du veau d'or. Durant ces 10 jours, il est d'usage de se consacrer scrupuleusement à l'étude de la Torah et à la prière. Pendant cette période de 10 jours, on distingue également le Chabat Chouvah, au cours duquel on doit se repentir sincèrement et appliquer toutes les décisions prises à Roch ha-Chanah. En ce Chabat spécial, il est de tradition de lire une Haftarah spécifique (texte tiré des livres des Prophètes), commençant par les mots : "Chouvah Israël" ou " Reviens, Israël, jusqu'à l'Eternel ton D.ieu ". Osée 14-2.

Du 1er elloul au 10 tichri, les Hassidim ont pour coutume de rajouter chaque jour trois psaumes à la lecture quotidienne des Psaumes du roi David, de manière à terminer la lecture complète du livre des Psaumes, à l'issue du jour de Kippour, en sus de la lecture mensuelle des Psaumes. Ces deux lectures réunies totalisent 300 chapitres des Psaumes (deux fois 150 Psaumes), qui représentent la valeur numérique du mot "Kofer", qui signifie en hébreu "rachat de l'individu". Pendant le mois qui précède la fête, dès le 1er elloul, les Juifs originaires des communautés orientales, dites sépharades, ont la tradition de lire les Sélihot. Ce sont des prières de pénitence ou des requêtes lues chaque matin avant la prière quotidienne, afin de se repentir des mauvaises actions que l'homme aurait pu commettre tout au long de l'année écoulée. Ainsi, pour les Sépharadim, les 30 jours du mois d'elloul, auxquels se rajoutent les 10 jours de Repentance, correspondent aux 40 jours durant lesquels Moïse est monté pour la troisième fois au Mont Sinaï. Les Juifs originaires des communautés occidentales, dites ashkénazes, ainsi que les Hassidim, ne commencent les "Slihot" que la semaine précédant le jour de Roch ha-Chanah. Dès le 1er elloul, il est également de tradition de sonner du Chofar chaque jour, sauf le Chabat et la veille de Roch ha-Chanah. En outre, on se souhaite mutuellement : " Ktiva véhatimah tovah ", soit : " Une bonne signature dans le livre de la vie ".

Hillel institue le "Prouzboul" : Le Judaïsme accorde beaucoup d'importance aux paroles qui ont pu être dites tout au long de l'année, aux serments et aux promesses non tenus. Aussi, la veille de Roch ha-Chanah, la coutume exige de lire, en présence de dix personnes, le texte de l'annulation des voeux (ou Hatarat Nédarim) (photo : veille de Roch-ha-Chanah au 17 rue des Rosiers). Si l'on ne peut pas réunir ces dix personnes, la présence de trois personnes minimum est requise. Dans certaines communautés, on prononce ce rituel la veille du jour de Kippour. Lorsque l'année en cours est une septième année (dans le compte de la Jachère), on rajoute la lecture du Prouzboul. C'est un texte antique relatif à la rémission des dettes, et dont la lecture a été instituée par Hillel l'Ancien. Hormis les nombreuses lois agricoles applicables pendant l'année de la Jachère, il existe aussi une loi concernant les dettes d'un particulier. Selon cette loi, lorsque le commandement relatif à la Jachère entrait en vigueur, de par le droit toranique ("Midéoraïta") et non rabbinique ("Midérabanan"), le Sanhédrin proclamait la rémission nationale des dettes, pour toute la Terre d'Israël. Ce renoncement des créances est appelée Chémitat Késsafim. En conséquence, pendant l'année de la Jachère, le prêteur n'avait plus le droit de réclamer une dette à l'emprunteur. Ce dernier pouvait néanmoins s'en acquitter, de son plein gré. Or, les lois de la Jachère et de la rémission des dettes ne sont applicables, "Midéoraïta", qu'à l'époque du Temple de Jérusalem ("Beth ha-Mikdach Kayam") et lorsque tout le peuple d'Israël résidait en Terre Sainte. Autrement, ces mêmes lois ne sont en vigueur, pendant l'année de la Jachère, que par une institution d'ordre rabbinique ("Midérabanan"). Or, une grande misère économique toucha la Terre d'Israël, à une certaine époque. Hillel modifia alors la loi rabbinique de rémission des dettes afin que les prêteurs continuent à prêter de l'argent aux pauvres. En cette circonstance, il institua la déclaration du Prouzboul, mesure permettant au prêteur de transférer sa créance au tribunal rabbinique afin d'obtenir le remboursement de la dette. En effet, le droit rabbinique ne reconnaît pas d'amnistie pour les dettes envers un tribunal rabbinique, celui-ci étant autorisé à recouvrer les créances à tout moment. Le prêteur doit seulement faire la déclaration suivante : " Je vous transmets tous les prêts que j'ai accordés, pour que je puisse les réclamer quand je voudrais ". Jusqu'à nos jours, à l'issue d'une année de Jachère, soit tous les sept ans, on procède à la déclaration du Prouzboul, la veille de Roch ha-Chanah.

100 / - 3661

"Hassara Doroth" ou 10 générations d'Adam à Noé.

Adam, Chète, Enoch, Kénane, Mahalalel, Yéred, Hanokh, Mathusalem, Lémekh, Noé.

Le 14 nissan de l'an 100, Kaïn et Habel se réunissent sur le mont Moriah où, en ce haut lieu, ils apportent à D.ieu des offrandes sur l'Autel originel, construit par leur père Adam. Alors que Kaïn se contente d'offrir des graines de lin, Habel apporte les premiers-nés des meilleurs animaux de son troupeau : " Au bout d'un certain temps, Kaïn présenta des fruits de la terre, une offrande à l'Eternel. Et Hével offrit de son côté des premiers-nés de son bétail, de leurs parties grasses. Le Seigneur se montra favorable à Hével et à son offrande, mais à Kaïn et à son offrande il ne le fut point. Kaïn en conçut un grand chagrin et son visage fut abattu ". Genèse 4-3;5. Kaïn éprouve alors une telle jalousie qu'il cherche querelle et tue son frère : " Kaïn parla à Hével, son frère, mais ce fut, comme ils étaient dans les champs, que Kaïn se jeta sur Hével son frère et le tua. L'Eternel dit à Kaïn : où est Hével ton frère ? Il répondit : je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère ? D.ieu dit ; qu'as tu fait, la voix des sangs de ton frère s'élève jusqu'à Moi, de la terre ". Ibid 4-8;10. Kaïn porte des coups à son frère, sans savoir par où la vie va sortir, jusqu'à ce qu'il le frappe au cou et le tue. Talmud de Babylone Sanhédrine 37-b. Lorsqu'Adam découvre le corps d'Hével, il ne sait pas quoi faire. Il voit alors un corbeau enterrer un de ses congénères qui vient de mourir. Adam comprend qu'il doit lui aussi enterrer Hével et inhume le corps de son fils. Pirké de raby Elyhézer, Chapitre 21.

De nombreux exégètes s'interrogent sur les raisons pour lesquelles D.ieu n'a agréé que le sacrifice d'Habel, et quelles ont été les circonstances de sa fin tragique ? Selon un avis, une controverse venait d'éclater entre eux au sujet de la propriété de la terre elle-même. Kaïn prétendait que toute la terre lui appartenait, tandis qu'Habel affirmait posséder tout ce que produisait la terre. Selon certains, Kaïn convoitait la compagne et soeur jumelle d'Habel, d'une exceptionnelle beauté, et le provoqua à cause d'elle. Ibid Chapitre 21. Ce différent s'envenima et se termina par l'assassinat d'Habel. Cet homicide valut à Kaïn d'être maudit par D.ieu et exilé par son père à l'est d'Eden, au pays de Nod : " Et maintenant tu es maudit plus que la terre, elle ne continuera pas de donner sa force, tu seras érrant et fugitif par le monde...Kaïn se retira de devant l'Eternel et séjourna dans le pays de Nod ". Genèse 4-11,16  L'exégète Rachi rappelle sur le verset 16, qu'Adam fut lui aussi exilé dans cette région, lorsqu'il consomma du fruit de la "Connaissance du Bien et du Mal". D.ieu confie ensuite à Kaïn un chien pour le guider et le protéger. Puis, il grave un signe sur son front, afin que chacun reconnaisse sa faute et le chasse de sa terre : " L'Eternel lui dit ; aussi quiconque tuera Kaïn sera puni au septuple. Et l'Eternel le marqua d'un signe, pour que personne, le rencontrant, ne le frappât ". Ibid 4-15 Selon Rachi, ce signe est une lettre du Nom Divin, pour certains exégètes, ce signe n'est autre qu'une corne qui poussa alors miraculeusement sur son front en signe distinctif.

Le Repentir de Kaïn : Kaïn est le premier nom des fils d'Adam et Eve à être mentionné dans les textes de la Torah écrite, le Pentateuque. Il signifie "possession" ou "acquisition". "Habel" ou parfois "Hével" est le nom du deuxième enfant né d'Adam et Eve à être mentionné dans la Torah. Il signifie "évanescence" ou "vanité" : Habel ne donnera aucune descendance. Il est né avec deux sœurs jumelles dont l'une se nomme Balbira, alors que Kaïn est né avec sa sœur jumelle Kalmana, le sixième jour de la Création. Il est l'ancêtre de Hanokh, Irad, Méhouyael, Métouchael et Lémek. Selon les Sages du Midrach, Kaïn est également le premier homme a s'être repenti sincèrement. Genèse Rabbah, Chapitre 22. Ainsi, Kaïn fondera plus tard une ville pour son fils Hanokh, en signe de repentance : " Kaïn connut sa femme, elle conçut et enfanta Hanokh; Il bâtissa alors une ville qu'il désigna du nom de son fils Hanokh ". Genèse 4-17 Le livre de Hanokh rapporte qu'il a été le roi de Sippar, ville du dieu Soleil, mais  qu'il a régné également sur 300 rois de son époque.

130 / - 3631

Adam retrouve Eve ; naissance de Chète.

En l'an 130, Adam et Eve donnent naissance à Chète : " Adam connut de nouveau sa femme, elle enfanta un fils et lui donna pour nom Chète. Parce que Dieu m'a accordé une nouvelle postérité au lieu d'Habel, Kaïn l'ayant tué. " Genèse 4-25. Né circoncis, Chète représente la 2ème génération de la chaîne de la Transmission, depuis Adam. Avoth de raby Nathan, Chapitre 2. Il vivra 912 ans et sera enterré dans la région de Tibériade. A propos du verst ci-dessus, Rachi rappelle qu'à la suite de la consommation de l'Arbre de la "Connaissance du Bien et du Mal", Adam s'était séparé d'Eve pendant cent trente ans. Pendant cette période, il engendra des êtres, mi-hommes mi-bêtes. Rambam, Guide des Egarés. Réfce ??? Cependant, une controverse existe à ce sujet entre raby Yirmyia ben Eléhazar et raby Méïr. Selon eux, Adam est resté pieux pendant toutes ces années-là. Les esprits qu'il avait engendrés provenaient uniquement de pertes séminales involontaires. Talmud de Babylone traité Hérouvin 18-b. Selon le Midrach Ha-Gadol, pendant toute cette période, Adam s'est accouplé avec d'autres créatures et a donné naissance à des singes.

235 / - 3526

L'idolatrie s'enracine dans les civilisations.

Décadence des hommes à l'époque d'Enoch.

En l'an 235, Chète donne naissance à Enoch : " A Chète lui aussi il naquit un fils, il lui donna pour nom Enoch. Alors on commença à invoquer (profaner) le nom de l'Eternel ". Genèse 4-26 Celui-ci représente la 3ème génération de la chaîne de la Transmission, depuis Adam et vivra 905 ans. Le nom hébraïque Enoch signifie "humanité", faisant allusion au "min énochi", le genre humain, sous-entendu qu'à cette date, la population commença à s'accroitre considérablement. Toutefois, à propos de cette génération le Midrach ajoute : " Quatre choses changèrent au temps d'Enoch... et leur face devint simiesque ". Genèse Rabbah 23-6. Cette génération-là est non seulement idolâtre, mais aussi immorale et décadente. Les hommes de cette génération fabriquaient des idoles de bronzes, de fer et de bois, envers qui ils se prosternaient, offraient des sacrifices et donnèrent des noms. Ces générations commettront des actes de bestialité, comme le mentionne le Zohar au sujet de Kaïn. Rachi commente ainsi ce verset : " On donnait aux hommes et aux plantes des noms divins, en leur rendant un culte idolâtre et en les appelant dieux. " Rachi ibid 4-26. Cette humanité décadente sera anéantie par le Déluge. A l'époque d'Enoch, les eaux du Guihon sortiront de son lit, Séfer ha-Yachar Genèse 4 et les océans submergeront un tiers du monde terrestre, dit Rachi dans son commentaire du Midrach. Genèse Rabbah, Chapitre 31.

La "Havodah Zarah" ou les cultes étrangers : En l'an 266, l'idolâtrie se propage dans toute l'humanité : " A l'époque d'Enoch, les hommes tombèrent dans une grave erreur. L'esprit des Sages de cette génération s'égara et Enoch lui-même était parmi les égarés. Puisque, disait-on, Dieu a placé les étoiles et les astres dans les hauteurs célestes pour le bénéfice de la vie terrestre, qu'il leur a donné éclat et splendeur et en a fait ses premiers serviteurs, il convient de les glorifier et de les honorer. Dès qu'ils eurent conçu cette idée, les hommes construisirent des temples en l'honneur des astres, leur offrirent des sacrifices, composèrent des hymnes en leur honneur et se prosternèrent devant eux, afin d'attirer sur eux la bienveillance divine. Telle fut leur conception erronée, origine de l'idolâtrie. On oublia peu à peu le nom de Dieu, exception faite de quelques esprits d'élite, tels que Hanokh, Mathusalem, Noé, Chem et Héver. Cette situation perdura jusqu'à la naissance d'Avraham ". Michné-Torah, Lois de l'idolâtrie, Chapitre1, Halakha 1-2 Au cour de l'histoire, les hommes qui ont précédé le Déluge, s'éloigneront des connaissances transmises par les dépositaires de la chaine de la Transmission, à savoir, que D.ieu est l'unique cause de toute la création, l'unique source vitale de toutes les causalités, à qui Il dispense la vie selon Sa justice, que ce soient selon les influences du Bien ou du Mal, et inverssement. Ainsi, au fil du temps, de leurs longues contemplations des astres et des signes du zodiaque, ils parviendront à considérer à tort que le Bien et le Mal sont des domaines distincts, des puissances indépendantes. La dissociation de telles notions aura des conséquences directes sur les motivations et choix cultuels des peuples et des civilisations. Les rapports entre l'homme et le monde, les croyances, les mythes, les moeurs, mais également l'ensemble du domaine de la communication entre les peuples, dépendent et se nourrissent des interprétations ou des incertitudes qui seront véhiculés. Des concepts dévoyés de leur source spirituelle, évoluant avec le temps dans un sens ou un autre.

Par exemple, dans les temps anciens, le phénomème naturel du jour (du au rayonnement du Soleil) et de la nuit (du au manque de lumière), les phénomènes dus aux mouvements des astres, où encore les caprices climatiques, deviendront au fil du temps des présages obscures et énigmatiques pour les peuples. Ainsi, le Soleil, d'où émane la lumière, et la Lune, visible la nuit, semblèrent tels deux domaines différents, voir des forces opposées. Ils n'avaient pas de causalité et une union divine. C'est ainsi que le Soleil ou la Lune, soit la Lumière et l'Obscurité, donnèrent naissance à des croyances érronées, à des mythes qui conduisirent les hommes à des pratiques idolatres, à donner forme à des dieux, les éloignant ainsi peu à peu du Maitre de l'univers et de Sa Volonté originelle. De fait, bien qu'un seul et unique Dieu soit à l'origine de toute chose, il ne pouvait régner à lui seul sur une telle harmonie de l'univers, une intéraction de mondes si parfait, composés d'éléments si différents, opposés dans leurs natures et forces vitalles. Il fallait donc qu'ils soient plusieurs à régner indépendament des uns des autres.

Avec le temps, c'est en opérant ce même constat pour chaque élément, que des mages et devins nommeront des dieux pour chaque partie de la création, le soleil, les arbres, la mer etc, à qui ils élèveront des cultes, dresseront des guerres, et leurs sacrifieront parfois des humains. Dans le cadre de l'histoire, le point culminant et déterminant du choix à l'idolatrie des hommes après le Déluge en l'an 1657, est constaté par l'événement décisif de la Tour de Babel construite sous Nemrod, en l'an 1998. Cette génération s'unira et s'attachera, malgré l'opposition et l'héroïsme d'Avraham, à la construction d'une société qui maitrise désormais les déstinés humaines, affranchie de son créateur. En opposition à la Havodah ha-Kodech, le "service saint", dont les Patriarches furent le socle de la transmission, le "char céleste", toutes les intentions humaines et cultes  qui n'abonderaient pas dans le sens de glorifier et servir son créateur est appelé Havodah Zarah, un "service étranger". Bien que la vitalié divine est véhiculée dans le monde physique par l'intermédiaire des astres et signes du zodiaque, il est interdit de leur conférer aucun honneur et prestation. L'idolatrie est le produit de l'abstraction de la source divine ; source de laquelle les hommes s'éloigneront peu à peu, à savoir, que D.ieu est Puissant au-delà de toutes les puissances, considérées comme néant absolu. Que le commencement et la finalité du monde et de l'homme, est de le servire à Lui, et non Ses intermédiaires, puisssants soient-ils.

325 / - 3436

De Kénane à Alexandre le Grand.

En l'an 325, Enoch donne naissance à Kénane, qui représente la 4ème génération de la chaîne de la Transmission depuis Adam. Kénane vivra 910 ans. Dès 365, Kénane, qui est d'une grande sagesse influencera les hommes afin qu'ils rejettent l'idolatrie. Une légende rapporte que, lors des guerres de conquêtes d'Alexandre III le Grand, les Macédoniens découvrirent un peuple vivant près d'un mausolée, sur lequel était gravé le nom de Kénane. Cette population-là ne se nourrissait que de poissons et racontait que Kénane avait consigné par écrit les événements du Déluge, qu'il avait vus dans les astres. Mahalalel représente la 5ème génération de la chaîne de la Transmission depuis Adam. Il vivra 895 ans. En l'an 395, il donnera naissance à Mahalalel, puis à Hénan, Mared, Hadah et Tsila. En l'an 460, naîtra Yéred, le fils de Mahalalel. Il représente la 6ème génération de la chaîne de la Transmission depuis Adam. Il vivra 962 ans.

Quelques temps plus tard, Lémek, le fils de Métouchael, épousera Hadah, et donnera naissance à Yaval et Youval. Yaval est le premier homme, dans la Torah, à être qualifié de berger. Alors que Youval forme les premiers musiciens joueurs de harpes et de flûtes : " Hada enfanta Yaval, le père de ceux qui habitent sous la tente et conduisent le troupeau. le nom de son frère était Youval, celui-ci fut le père de ceux qui manient la harpe et la lyre. Tsila de son côté enfanta Touvalkaïn, forgeant toute sorte d'instruments de cuivre et de fer, et Touvalkaïn eut pour soeur Nahama ". Genèse 4-20;22 Selon l'exégète Rachi, ces derniers utilisaient leur art pour l'idolatrie. Avec sa seconde femme, Tsila, Lémek donnera naissance à Touvalkaïn et Nahama. Touvalkaïn est, dans la Torah, le premier forgeron de l'humanité. Il fabriquera des ustensiles de fer et de cuivre, mais aussi des armes sanguinaires, restées inconnues des hommes jusqu'à l'époque de Kaïn. Genèse Rabbah Chapitre 23.

Lors d'une partie de chasse, alors que Lémek est vieux et aveugle, Touvalkaïn croit apercevoir un animal sauvage qui n'est autre que Kaïn (dont la corne lui prête, de loin, l'apparence d'une bête). Puis, sur les conseils de Touvalkaïn Lémek décoche une flêche et tue Kaïn sur-le-champ. Mais, lorsque Lémek découvre sa propre erreur, il est persuadé que cet accident annonce un mauvais présage. Il entre alors dans une terrible fureur et tue accidentellement son fils Touvalkaïn : " Lémek dit à ses femmes Hada et Tsila, écoutez ma voix. Femmes de Lémek prêtez l'oreille à ma parole, j'ai tué un homme parce qu'il m'avait bléssé, et un jeune homme à cause de ma blessure ". Rachi sur verset Genèse 4-23

622 / - 3139

Hanokh transmet la connaissance de D.ieu.

En l'an 622, Yéred donne naissance à Hanokh. Il représente la 7ème génération de la chaîne de la Transmission depuis Adam. Il vivra 365 ans. Dès l'an 687, Hanokh, qui était d'une grande sagesse, fit régner la paix sur l'ensemble des tribus qui composaient alors l'humanité. Il enseigna durant deux cent quarante trois ans aux hommes de sa génération les secrets de la création du monde afin qu'ils se comportent selon la volonté de D.ieu. Puis, il se retira, à la suite du décès d'Adam. Il fut le premier homme à enseigner l'écriture, l'arithmétique et la science du mouvement des astres, base du calcul du calendrier hébraïque. Selon certains avis, il décèdera d'une mort naturelle. Genèse Rabbah, Chapitre 25. Selon d'autres opinions, il entra vivant au ciel, suite au scepticisme de la génération qui venait d'assister à l'enterrement d'Adam, père de toute l'humanité, et ce, afin de redonner espoir à cette génération-là. Traité Dérekh Erets Zouta, Chapitre 1. Voir Baalei Tossefoth, Yévamoth 16-b. Il est aussi le père d'Elichouah, Elimélekh, Milka et Naama.

   
     
 
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