| De l'an 4361 à 4461 : Chroniques Universelles du VII ème siècle |
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| HISTORIQUE DE VOS RECHERCHES |
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4403 / 643
Intrigues de succession chez les Francs
Royaume des Mérovingiens : En 643, Sigebert III, qui est à cette date sans héritier, adopte Childebert le fils de Grimoald. En 656, Grimoald exilera Dagobert II le fils qui est né à Sigebert III en 652, et placera son fils sur le trône d'Austrasie.
4404 / 644
Omar I est assassiné.
Empire Arabo-musulman ; 644 / 656 - Othman ibn Affan
Le 3 novembre 644 à Médine, le calife Omar I est assassiné par un perse nommé Abou Firuz. Othman ibn Affan, gendre de Mahomet et époux de Roqaïa, lui succède. Il est soutenu par les tribus omeyyades qui entrent en conflit avec les Musulmans fidèles à Ali, un autre gendre de Mahomet, l’époux de Fatima. Il installe sa capitale à Kufa et envahira et s'emparera suite à plusieurs campagnes militaires des régions actuelles de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan, de l’Iran oriental, de l’Afrique du Nord et de la Nubie.
Le livre du Coran et ses origines.
Empire Arabo-musulman : En 644, le gendre de Mahomet et troisième Calife en titre, Othman ibn Affan, entreprend la collecte des écrits antérieurs attribués à Mahomet et établit un premier corpus du Coran, qui selon la légende fut transmis à Mahomet par l'ange Gabriel, donc de nature divine – « Kittab Allah ou Ecriture sainte ». Othman fixe le corpus et devient le maître absolu de la religion musulmane. Le terme de Coran en arabe veut dire « lecture ou dictée », verbe tiré de la racine « Kra » ou « Likro ou Lire » en hébreu. Le Coran exprime les fondements et la doctrine de l'Islam et le nom de Mahomet y est cité quatre fois. Il est composé de 114 chapitres qui sont appelés les « Sourates », et n'ont pas toutes été écrites ou dites par Mahomet. Il existe plusieurs traditions quant à l'origine du Coran qui est au départ une tradition orale, après la mort de Mahomet. Des sources auraient été collectées par plusieurs califes, puis concurrencées par des courants dissidents dès l'origine de la collecte des sourates. Selon une tradition musulmane, c'est Abou Bakr qui aurait demandé à Zyad de mettre par écrit le Coran. Ce dernier, qui fut l'un des secrétaires de Mahomet présidera la commission de constitution des textes coraniques. Omar I aurait poursuivi ces travaux, qui furent repris par Othman et Ubayy. Selon certains historiens, Zyad et son concurrent Ubayy seraient même des Juifs de Médine (L'Histoire N°274 -Alfred Louis de Prémare). Cependant, dès la mort de Mahomet, tous les musulmans ne suivent pas la même tradition qui est contestée dès la fin du VIIème siècle, en 656.
Au IXème siècle, c'est le Calife abbasside Abd Allah al-Mamum, adepte de l'école Mutazilite (rationaliste), qui impose la nature divine du Coran, mais ce n'est qu'au Xème siècle, sous le califat d'Ibn Mujahid que la version du Coran actuel est établie. En dehors du Coran, on distingue la transmission orale - composée des «Hadits », des « dits ou faits » relatifs à Mahomet et fondateurs de la « Sunna » - la Tradition. Toutefois, ce n'est qu'au IXème siècle que la Sunna fut compilée par les premiers Califes, toujours selon des sources orales provenant de ses proches. Dans ces ouvrages quelques chapitres s'intitulent « Explication du Coran ». Les Sourates et la Tradition composent le recueil des dogmes ; le code juridique et social et la somme théologique, ils sont à l'origine de la « Sharya », la voie à suivre c'est-à-dire la loi musulmane. Cette loi sera interprétée plus tard par les « Ulamas ou Oulémas », les lettrés religieux, elle comprend les « Ibadat » et les « Muamalat ». Dans la littérature musulmane, la vie de Mahomet est écrite dans la « Syra », dont le sens est controversé jusqu'à nos jours au sein des écoles musulmanes. Le dogme musulman institut le « Djihad », la guerre sainte permanente, comme une obligation pour tous les Musulmans, le dernier grand théoricien du djihad de l'époque médiéval est Ibn Taimyah. Selon ce principe, dont la loi variera en fonction des écoles ou des rites (voir année 656), les Musulmans ont l'obligation en tout temps de combattre, au minimum trois fois par an tous les « Infidèles » de la terre, jusqu'à leur extermination ou leur conversion, jusqu'à l'instauration de l'Islam ou encore, obtenir leur soumission par le paiement de la capitation ou « djézia ». Le paiement de la capitation doit être empreint d'humiliation. Celui qui se dresse devant ce devoir fondamental doit être combattu.
Chez les Musulmans d'obédiences chiites, les non-musulmans ou « kuffar » - les infidèles - sont considérés comme des êtres impurs et doivent être combattus et humiliés par des mesures imposées. Tous les biens ou propriétés qui seront pris aux infidèles lors des conquêtes portent le nom de « Fay ». Ces biens ou ces terres conquises, qui constituent le butin collectif, ne sont qu'une restitution aux Musulmans. La loi musulmane interdit la propriété foncière aux non-musulmans et autorise l'esclavage. En règle générale, toutes ces lois varieront en fonction de chaque rite musulman et de chaque Calife. Dans l'Etat musulman, les institutions religieuses et les directives politiques trouvent leurs fondements dans le Coran.
Le Coran, Israël et les Gentils.
Empire Arabo-musulman : L'ouvrage de référence à tous les Musulmans, le Coran, empreinte dans plusieurs versets ou sourates des personnages du Pentateuque et des Prophètes bibliques. De même que dans les "Hadiths", certains événements sont similaires à ceux vécus par des personnalités de l'histoire juive. Aussi, il a été établit par plusieurs experts que certains des versets du Coran sont parfois des adaptations de textes bibliques et talmudiques. Par ailleurs, dans plusieurs passages, le texte se réfère aux Banu Isra'il ou Bné Israël qui sont présentés de façon élogieuse : "O Fils d'Israël, rappelez-vous le bienfait dont Je vous ai comblés ! Que Je vous ai mis au-dessus du monde" Coran II, 40,47. Les noms d'Israël et de Juif apparaissent dans plusieurs sourates, parfois sous des traits détestables, soit sous des traits auréolés de noblesse, notamment la sourate 5 qui rappelle : "le don de la terre d'Israël au peuple juif, ainsi que l'ordre de s'y installer" - la sourate 29 qui rappelle : "le caractère identique du Dieu juif et du Dieu musulman" - la sourate 10 qui rappelle : "le respect à l'égard des Juifs", etc. Cependant, dans d'autres sourates le Coran interdit de se lier d'amitié avec des Juifs et des Chrétiens, de discuter avec eux, et oblige les Musulmans à les humilier.
Selon la tradition courante établie par les exégètes musulmans des siècles postérieurs, tous les personnages du Tanakh c'est-à-dire, la Bible hébraïque, ainsi que ceux des Evangiles, sont tous des "croyants ou musulmans". Mahomet est selon l'Islam, le dernier prophète, le successeur de cette révélation, que ni les uns ni les autres n'ont été dignes de garder. Dans plusieurs sourates, Mahomet reprochera aux Juifs de ne pas l'avoir suivi, et les exégètes musulmans médiévaux insisteront sur l'enseignement de l'insoumission des Juifs à Moïse, à Jésus et ensuite envers Mahomet. Certains exégètes musulmans, dont Ibn Hazm de Cordoue (994 / 1064), dont les enseignements sont diffusés jusqu'à nos jours, forgeront l'idée que le texte de la Torah écrite, le Pentateuque actuel étudié par les Juifs, est un faux. Que tous les personnages bibliques sont des Musulmans. Et que le texte authentique reçu par Moïse a volontairement été falsifié par les Juifs à la suite de la destruction du second Temple de Jérusalem en l'an 69 et 70.
4409 / 649
Les musulmans s'emparent de Chypres
Empire Arabo-musulman : En 649, les troupes musulmanes menées par Othman s’emparent de l’île de Chypre.
4412 / 652
Le clergé wisigoth menace les nouveaux chrétiens.
Royaume des Wisigoths ; 652 / 672 - Receswinth
En 652, Receswinth monte sur le trône wisigoth. Cette même année, lors du huitième concile de Tolède, le clergé accuse les Juifs convertis de force au christianisme, de continuer à pratiquer le Judaïsme en cachette. L'église oblige ces nouveaux chrétiens à prouver qu'ils observent la foi catholique sous peine de mort.
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