| De l'an 4361 à 4461 : Chroniques Universelles du VII ème siècle |
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| HISTORIQUE DE VOS RECHERCHES |
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VII ème / X ème siècle - La Massora ou Transmission.
Le retour partiel des Juifs sous Omar I.
Empire Arabo-musulman : A cette date, l'académie talmudique de Tibériade, ville phare du Judaïsme au VII eme siècle, s'installe à Jérusalem. La ville, plus exactement le Mur Occidental, est nettoyée des détritus qui avaient été amoncelés depuis des siècles par les chrétiens, puis est embellie. L'académie est dirigée par l'Exilarque Boustenaï. Sous sa direction, la vie juive reprend une autonomie partielle, malgré les efforts des chrétiens qui oeuvrent pour que soit maintenu le décret d'expulsion en vigueur depuis Constantin I. Le calife Omar I autorise à nouveau le pèlerinage des Juifs sur le mont des Oliviers lors de la fête de Souccot. Des anciennes familles juives exilées venues de tout l'Orient émigreront et s'installeront à nouveau à Jérusalem et dans plusieurs villes de Judée et de Samarie. D'autres villes juives se renforceront grâce à l'arrivée de ces derniers, notamment à Banias, Tyr, Acre, Haïffa, Aschkélon, Gaza, Ramalah, Tibériade, Rafah, Yavné, Jéricho, Tsipori.
C'est sous la direction de l'académie talmudique de Tibériade ou "Yéchivah d'Erezt Israël", entre le VII ème et la fin du X ème siècle, qu'est entrepris par les Maîtres de cette institution la fixation des règles d'écriture des 24 ouvrages que compte le Tanakh ou la Bible hébraïque. Ces travaux sont connus sous le nom de Massora. Ils englobent l'écriture des voyelles, les signes de lecture, la marque des fins de textes, les lettres de grande ou de petite taille et les mots particuliers, le nombre des mots répétés, la tradition relative à la lecture et à la vocalisation etc. La ponctuation en usage de nos jours porte le nom de Nikoud Tivéryiani ou la ponctuation de Tibériade. Les notes postérieures à cette Massora sont appelées Massorètes et figurent en marge des pages. C'est sur la base de ces travaux écrits, eux-mêmes basés sur les manuscrits datant de l'époque des Hommes de la Grande Assemblée (début du Second Temple de Jérusalem en 3409 du calendrier hébraïque), que furent recopiés à plusieurs reprises au cour des siècles et par des centaines de rabbanim, les 24 ouvrages qui composent le Tanakh. C'est cette version qui fut diffusée dans le monde entier. Ce manuscrit porte le nom de Couronne d'Alep.
Les académies babyloniennes ouvrent leurs portes.
Empire Perse Sassanide : En 637 en Babylonie, l’académie talmudique de Soura ré ouvre à nouveaux ses portes suite à une période de plusieurs années de troubles et de persécutions des autorités perses. A Néhardéa, le savora Mar rav Ahaï, ami et confident de l’Exilarque Boustenaï est nommé recteur de l’académie. Il est l’auteur de l’ouvrage "Chéhélot de rav Mar Ahaï.
Royaume des Mérovingiens : 639 / 657 - Clovis II
En 639, Clovis II, le fils de Dagobert I et de Nantéchilde, roi de Neustrie et de Bourgogne, hérite du royaume que sa mère dirige avec l'aide des Maires du Palais Aega, puis Erchinoald.
4400 / 640
Omar I devient le maître de la Judée et du Machrek
Empire Arabo-musulman : En 640, Omar I achève les conquêtes des villes d'Ashkélon et de Tibériade. Cette même année, au terme de plusieurs mois de siège l'émir Muawiya I s'empare de Césarée et massacre les chrétiens. En 641, les arabo-musulmans achèvent la conquête de la terre d'Israël dont une partie se trouvait alors aux mains des byzantins et de l'Empire d'Orient. Les régions qui constituent l'ancien Israël seront divisées par le gouvernement arabo-musulman en deux centres administratifs, deux districts nommés : "Djound El-Ourdoun" au nord et "Djound Falastin" au sud. L'antique ville de Sichem en Samarie prendra le nom de Naplouse, de nombreuses colonies arabo-musulmanes s'installent dans plusieurs villages du pays.
L'Islamisation des peuples du Machrek.
Empire Arabo-musulman : En 640, les troupes arabo-musulmanes infligent une défaite aux byzantins, puis elles déferlent en Arménie où elles massacrent les populations et convertissent de force les survivants à l'Islam. Aux termes de deux ans de combats, lors de la bataille de Nahavend, les musulmans soumettent les armées perses sassanides et leur roi Yzdgard III prendra la fuite. Le géographe musulman du XIVème siècle, Ibn al-Balkhi écrit : « Dans les premiers temps de l'Islam, après que la Perse eut été conquise, durant une période, il n'y eut rien d'autre que massacres et pillages et chaque chose était prise par la force, etc. ».
En Egypte, au terme de deux années de campagnes Amr ibn al-As achèvera la conquête de l'Egypte qui était aux mains des gouverneurs de l'Empire d'Orient, ainsi que des côtes nord-africaines. La ville de Fustat est fondée. La Perse et l'Egypte, suite à la chute d'Alexandrie en 642, lors de la capitulation du gouverneur et évêque grec Cirus, seront intégrées à l'empire arabo-musulman et gouvernées par les Califes Omeyyades de Damas. Les Musulmans déferlent vers le Caucase où ils entreprennent des persécutions contre les Khazars.
Le Dhimmi ou le statut légal des non-musulmans en terre islamique.
Empire Arabo-musulman : Pour la majorité des historiens, c'est le calife Omar I qui aurait établi un corpus de lois valables pour les non-musulmans, fondé sur la base de la lettre de soumission de Sophronius. Ce code de lois est connu sous le nom de statut de Dhimmi. Omar I, suite aux pressions des chrétiens, autorisera à résidence à Jérusalem uniquement 70 familles juives. Le statut de dhimmi trouve sa source dans le Coran, notamment lors du traité de Khaybar conclu par Mahomet en 628. Ce statut concerne tous les sujets non-musulmans, tolérés et assujettis à l'Islam. Dans le terme de dhimmi sont inclus uniquement les courants Monothéïste que les Musulmans nomment les "Gens du Livre ou Ahl el-Kitâb". A ce titre, ils bénéficient d'une protection tout en conservant un rang social inférieur, voir humiliant selon les époques et les Califes. En règle générale, ce terme générique comprend les Juifs, les Chrétiens, les Zoroastriens et les Sabéens dont le culte est toléré sous certaines conditions. Ce statut juridique variera selon les rites musulmans et selon les décrets des Oulémas ou les juristes, mais le Calife reste la plus haute autorité. Il stipule les capacités civiques, les autorisations ou interdictions concernant les pratiques religieuses des peuples soumis, détermine les taxes diverses ainsi que le coût de la capitation qui varie en fonction de la richesse de chacun.
En règle générale, les Juifs ne peuvent officiellement exercer des charges administratives, ils payent une taxe de capitation, la "djézia", en plus des taxes variables de résidence ou de commerce. Ils doivent une assistance financière aux dépenses des conquérants arabo-musulmans, portent des habits de couleurs différents, ne peuvent porter des armes, n'ont pas le droit de monter à cheval et ne peuvent construire de synagogue, sauf autorisation. Ce n'est qu'à partir du XI ème siècle, que sera codifié par Al-Mawedi, un statut de dhimmi comprenant douze règles essentielles, il deviendra la base de tous les statuts des Califes successifs.
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