• La Création du monde ou 'Briyat ha-Holam'• Le "Louah Hyvry" ou le Calendrier hébraique• Le "Chabat "et le "Yom Tov"• La "Kabbalah" ou la Sagesse Esotérique.• La Création du genre humain.• La Chaine de la Transmission du Judaïsme• Chroniques bibliques depuis la genèse de l'humanité• Ha-Maboul, le Déluge détruit l'humanité• 1948 / 2255 : Les Chlochah Avoth, les Trois Patriarches• 'Migdal Babel', la Tour de Babel• 'Brith ben ha-Bétarim' ou l'Alliance entre les Morceaux• La 'Brith Milah', la circoncision• 2048 / 2448 : De la naissance d'Isaac à la sortie des Hébreux d'Egypte• La 'Hakédah' ou le ligotage d'Isaac• Rébecca donne naissance à Jacob et Esaü• 2185 / 2205 : Jacob part en exil à Kharan• La rencontre entre Jacob et Esaü• Joseph est vendu par ses frères• 2238 / 2448 : Les Hébreux descendent en Egypte• 2332 / 2448 : La 'Galout Mitsraïm' ou l'exil d'Egypte• 'Yétsiat Mitsraïm', les Hébreux fuient l'Egypte• 'Chavouhot' ou le Don de la Torah• La 'Torah' ; la 'Torah ché-Bikhtav' ou la Loi écritte et la 'Torah ché-Béhalpé' ou la Loi orale• La 'Torah ché-Bikhtav' ou la Torah ecrite• La 'Parachat ha-Chavouah', la lecture hebdomadaire• Du Veau d'or au Grand Jour• Moïse fit assembler toute la communauté• Les Hébreux lèvent le camp• Les Hébreux achèvent quarante années dans le désert• La chaine de la Transmission de Maitres à disciples• Les "Tariag Mitsvoth" ou les 613 Commandements• 2488 / 3448 : Du Sanhédrine de Josué à la fin des Prophètes• La Nation d'Israël ; un peuple tripple, une Terre au 11 noms• Josué lance la conquête de la terre de Canahane• Les 'Choftim' ou les Juges• Les 'Mélakhim', les Rois• Le 'Beth ha-Mikdach' ou le Temple de Jérusalem• Les "Cohanim Guédolim" ou les Grands Prêtres• Les "Névyim" ou les Prophètes• Les "Korbanot" ou les Offrandes• Chroniques universelles d'Israël et des Nations• Le 'Tanakh' ou la Bible hébraïque• 3826 / 3830 : Jérusalem est assiégée par les romains• La Michnah, le premier codex de la législation hébraïqure• 219 / 460 : Les 'Amoraïm' ; les Maitres du 'Talmud'• Le Mizbéah• La "Beth ha-Knesset " ou la Synagogue• La "Téphilah" ou la Prière• Les "Tsitsit", et le "Talit" ou le port des franges.• Les "Téphilines" ou Phylactères• La "Hatounah" ou le mariage juif• Le "Lachon ha-Kodech" ou la Langue Sainte• Les "Chévah Mitsvot bné Noah" ou les 7 lois Noahides.



























































































































































































































Chroniques Universelles : De l'an 1658 à 2238 du calendrier hébraïque Page
HISTORIQUE DE VOS RECHERCHES

1948 / - 1813

1948 / 2255 : Les "Chlochah Avoth" ou les Trois Patriarches : Avraham, Isaac, Jacob.

D'Avram à Moïse, 7 générations : Avraham, Isaac, Jacob, Lévy, Kéhat, Hamram, Moïse.

En l'an 1948 à Koutah (Our Kasdim ou Ur en Mésopotamie), Térah et son épouse Amatlaï, la fille de Karnévo, donnent naissance à Avram : " Et Térah vécut soixante dix ans, il enfanta Avram..". Genèse 11-26  Il est le premier Patriarche mentionné dans la Torah écrite. Les Patriarches sont au nombre de trois, en hébreu les Chlochah Avoth, avec Isaac son fils et Jacob sont petit-fils ; ils sont les pères fondateurs du peuple d'Israël. La nuit de la naissance d'Avram, alors que des festivités se déroulent au palais de Nemrod, les mages et astrologues observent le passage d'un astre dans le ciel. Ils prédisent alors à Nemrod qu'un roi est né, et que ses héritiers régneront sur tous les peuples. Craignant pour son trône, Nemrod décrète que l'on fasse périr immédiatement tout nouveau-né mâle, y compris le fils de Térah. Les officiers de Nemrod exécutent alors près de 70 000 enfants. Mais, Térah, voulant sauver la vie de son fils, présente à sa place le nouveau-né d'une domestique devant Nemrod, qui le fait exécuter le jour-même. Puis, craignant la colère de Nemrod, Térah cache sa femme et son fils dans une grotte. Durant trois ans, selon le Midrach, et treize ans, selon le Pirké de raby Elyhézer. Dans le Pentateuque, le nom du premier Patriarche est écrit de deux manières : Avram, soit "Av" ou "Père" et "Ram" ou "Elevé", pendant la première partie de sa vie, et Avraham, soit "Le Père d'une multitude de nations", à partir de l'an 2047.

"Père spirituel de l'Humanité" : Avraham représente la 20ème génération des dépositaires de la chaîne de la Transmission depuis Adam. La Haknasat horkhim ou hospitalité, et Hessed ou bonté sont les qualités principales d'Avraham. Les exégètes bibliques enseignent qu'Avraham est le premier Tsadik ou Juste, parmi les 7 Justes et Prophètes les plus célèbres cité dans la Torah écrite. Ces 7 Justes, qui sont Avraham, Isaac, Jacob, Lévy, Kéhat, Hamram et Moïse, ont dévoilé et transmis à l'humanité le principe fondamental du Monothéisme, à savoir, que la Majesté divine ou "Chékhina", réside en chaque chose : " En effet, la Présence divine se révélait avant tout dans le monde matériel, lors de la création. Puis, des actes indésirables firent qu'Elle se retire là-haut, jusqu'au septième ciel. Par la suite vinrent des Justes, ainsi qu'il est dit ; les Justes héritent de la terre et ils résident pour l'éternité, en mettant en évidence cette éternité et en la dévoillant. Ils firent donc redescendre la Présence divine ici-bas. Avraham, le premier, en eut le mérite, puis arriva Moché, qui était le septième, et tous les septième sont chéris. C'est à lui que revint le privilège de faire redescnedre la Présence divine ici-bas, en ce monde inférieur, ainsi qu'il est dit ; Et D.ieu descendit sur le mont Sinaï. Afin que la Présence divine puisse demeurer ici-bas d'une manière fixe, l'Injonction suivante fut ensuite donnée ; Ils Me feront un Sanctuaire et Je rédiderai parmi eux. Ce Sanctuaire fut bâti et ce même terme désigne également le Temple ". Maamar Baty Légany Ces 7 Justes ont consacré toute leur vie à la connaissance du D.ieu créateur du monde et à la diffusion de sa Sainte Parole. Avraham fut le premier à servir D.ieu par lui-même, avec les forces de son intellect et de ses émotions, et à s'opposer aux théories des idolatres, au péril de sa vie. Béréchit Rabah chap. 42 Les exégètes bibliques insistent sur la transformation spirituelle de l'humanité réalisée par Avraham, Isaac et Jacob : " Le travail fondamental des Patriarches fut de proclamer le Nom divin et de répandre la connaissance véridique du Dieu créateur dans le monde ", dit le Ramban. " Avant Avraham, D.ieu n'était connu que comme le D.ieu du ciel. Après qu'Avraham eut proclamé son Nom, il fut reconnu comme le D.ieu du ciel et de la terre ", écrit Rachi. " L'œuvre d'Avraham fut poursuivie par Isaac, puis Jacob, enseignant dans les tentes de la Torah à tous ceux qui recherchaient la Connaissance divine ", précise raby Hobadia Sforno. " Notre premier père, Avraham, par l'effort qu'il réalisa avec abnégation, pour faire connaitre la Divinité, le D.ieu unique, à l'ensemble de l'humanité, eut le mérite de pouvoir transmettre en héritage à sa descendance, jusqu'à la fin de toutes les générations, la foi pure en D.ieu et en Sa Torah ", Hayom Yom 21 Eloul 

Chem est âgé de 390 ans à la naissance d'Avraham, et de 565 ans à sa mort. Des fouilles archéologiques ont mis à jour des inscriptions babyloniennes mentionnant le nom "Abreranu", qui signifie "Père glorifié". Les dates de 1948 à 2255, de la chronologie hébraïque, représentent le temps des Patriarches, soit, la période biblique s'étalant de la naissance d'Avraham au décès de Jacob son petit-fils, soit 307 ans.

Les secrets de la "Formation" du monde : Raby Yéhoudah ha-Lévy, dans son oeuvre-dialoguée intitulée "Kouzari", Maamar 4, signe 25 suppose qu'Avraham est l'auteur du Séfer Yétsirah ou "Livre de la Formation". Cet ouvrage, à caractère mystique, fait partie de ce que l'on appelle communément la Kabbalah ou la Sagesse ésotérique. Il traite principalement des permutations et des combinaisons des 22 lettres hébraïques constituant le Lachon Ha-Kodech, ou Langue Sainte. Ce livre analyse également le rapport existant entre les lettres sacrées et leur source spirituelle, ces lettres ayant servi d'instrument au Verbe divin pour créer le monde. Avraham a reçu de D.ieu Lui-même cet ouvrage métaphysique. Il ne parviendra à en saisir le sens profond qu'après avoir étudié les sources de la Transmission auprès de Chem et HéverOtsar ha-Midrachim. Réfce véritable? Ce livre va être abondamment commenté par des Kabbalistes et législateurs célèbres, tels que Rav Sahadia Gaon.  Selon l'introduction du Beth Yahakov, il fait partie également des "400 chapitres relatifs aux lois de l'idolâtrie" que possédait Avraham et dont il ne nous reste plus aujourd'hui que cinq chapitres. Talmud de Babylone traité Havoda Zarah 14-b.

De nos jours, il existe quatre versions officielles du "Séfer Yetsirah". La première, dénommée "courte", contient 1300 mots. La deuxième version, dite "longue", renferme 2500 mots. La troisième version, de Rav Sahadia Gaon, contient 8 chapitres. Enfin, la version des kabbalistes, revue et corrigée par le Rav Elyahou ben Cholmo Zalman, possède 6 chapitres et 1800 mots. Elle est appelée "la version du GRA". Le manuscrit le plus complet date du 11ème siècle. (photo : couverture du Séfer Yétisra, édition Mantoue XVIème siècle) Il est détenu par le Vatican. Un autre manuscrit, provenant de la "Guénizah" (lieu où l'on enterre les objets sacrés) du Caire et datant du 11ème siècle, se trouve actuellement à Cambridge. En France, la Bibliothèque Nationale détient un manuscrit datant du 13ème siècle.

Rav Sahadia ben Yossef (Fayoum 882/942 Soura). En 927, il est nommé Gaon de l’académie Talmudique de Soura par l’Exilarque raby David ben Zakaï. Auteur du premier dictionnaire hébreu-hébreu intitulé "Séfer Hagron", d’un traité de droit en arabe, d’une étude sur le calendrier, "Mohadim ou les Temps", d’une traduction du Pentateuque en langue arabe et d’un Sidour ou livre de prières. Depuis les communautés juives de l’Empire carolingien, il reçoit de nombreuses questions sur des sujets de "halakha", de loi juive, auxquelles il répondra. A Bagdad, rav Sahadia Gaon rédigera en arabe son ouvrage majeure intitulé "Kitab al-Amanat wa al-Intiqadat", ou en hébreu "Emounot Vé-Déhot ou le livre des Croyances et Opinions".

Nemrod fonde l'empire babylonien et impose l'idolatrie.

En l'an 1948 à Ur en Mésopotamie, Nemrod célèbre ses victoires et organise un grand banquet en son honneur. Il s'impose tel le souverain absolu de toute la Babylonie, où il établit son empire dans la vallée de Chinéhar. Reich Lakich enseigne : " Pourquoi la Babylonie est-elle appelée Chinéhar ? Parce que tous les morts du Déluge y ont échoué ". Talmud de Jérusalem traité Bérakhot chapitre 4, Halakha 1 Rachi sur le verset Genèse 6-17 Selon les linguistes, les noms "Chinéhar" et "Summer", qui a donné son nom à la civilisation summériène, ont la même étymologie. L'archéologie moderne a découvert également que le nom Chinéhar signifie "Babylonie", en akkadien. A cette date, Nemrod règnera alors sur tous les peuples de la région de Koutah qui sont contraints de le vénérer. Lors d'une campagne militaire, il délivrera les tribus issues de Ham qui avaient été assujetties aux Japhétistes. Dès lors, il règnera en maître absolu sur toute l'humanité, et toutes les tribus descendantes de Chem, Ham et Japhèt se soumettront au culte de sa personnalité. Nemrod érigera une statue géante à son effigie et ordonnera de l'adorer : " Nemrod est le premier à soumettre plusieurs nations et à imposer sa royauté sur elles ". Radak, Genèse 10-8 Il nommera Térah chef des armées, puis instaurera le culte de la Lune. Il développera l'administration et modifiera le système des vassaux. Il créera un conseil placé sous sa seule autorité, juridique et religieuse. Nemrod, qui maîtrise les forces obscures et la sorcellerie, s'empare de tous les pouvoirs que l'on peut conférer à un roi et impose à tous ses sujets le culte des idoles.

Les ancêtres des Samaritains : En 1854, le consul britannique de Basra, J.E. Taylor, est mandaté par le British Museum de Londres pour entreprendre des fouilles archéologiques. Il découvre, sur l'une des plus hautes collines de Mésopotamie, les vestiges de la ville d'Ur ou Our Kasdim. Les recherches reprendront en 1922 sous la direction de Sir Leonard Wooley, qui va y découvrir des tombes royales. Les rois d'Ur étaient généralement inhumés, recouverts de riches ornements en or, et ensevelis avec tous leurs serviteurs. On retrouvera également des centaines de tablettes recouvertes d'inscriptions sumériennes. Certaines relatent l'événement du Déluge et font le récit des générations ultérieures. Dans un ancien manuscrit du Talmud de Babylone, rav Hysda enseigne : " La petite ville de Koutah, c'est Ur en Chaldée ". Traité Baba Batra 91-b. Les peuples de cette région sont les ancêtres des Samaritains, appelés les Koutim en hébreu ou encore les Kutéens. Ils sont originaires des villes de Babel, de Ur, de Hamat, de Hava et de Séfarvaym et étaient au service de Nemrod. Ces villes comptaient des milliers de divinités, plus de 5000 selon les archéologues, qui étaient toutes subordonnées à Nannar, la divinité de la Lune. Beaucoup plus tard, lors des guerres de conquête du royaume d'Israël (2964/3205) par les monarques assyriens, ces derniers déporteront des milliers d'hébreux aux frontières de l'empire. Et, sur leurs ordres, la région de la Samarie (ou Chomron) sera colonisée par les descendants des koutim, les samaritains.

1958 / - 1803

Les "Harbah Imaot", Sarah, la première Matriarche.

En l'an 1958, Haran est âgé de 42 ans lorsqu'il donne naissance à Saraï. Elle est la soeur de Loth et Milkah, nés de Haran en 1956 et 1957 et porte aussi le nom de Iska. Elle est la première des Imahot, les Matriarches, qui sont au nombre de quatre, avec Rébecca la femme d'Isaac, et Léah et Rachel les femmes de Jacob. Dans le Pentateuque, son nom s'écrit de deux manières : Saraï, lors de la première période de sa vie, puis Sarah, à partir de l'an 2047. Rachi sur le verset : " Avram et Nahor se marièrent. Le nom de la femme d'Avram est Saraï et le nom de la femme de Nahor est Milka, la fille de Haran, le père de Milka et de Iska ", Genèse 11-29 précise que le nom de Iska se rapporte au fait qu'elle "voyait" par inspiration divine, et que Sarah signifit princesse. Les textes du Tanakh, la Bible hébraïque, dénombrent 55 Prophètes, dont quarante-huit sont des hommes et sept sont les femmes suivantes : Sarah, Myriam, Déborah, Hannah, Avigaïl, Houlda et Esther.

Cette même année, Avraham sort de la grotte où il s'était réfugié. Il part s'installer avec sa mère chez Chem et Noé, au Mont Moriah, emplacement de la future Jérusalem. C'est auprès de ces derniers qu'il va étudier et approfondire durant trente-neuf ans les sources de la chaine de Transmission. Aussi, en l'an 1973, Avraham âgé de 25 ans, épousera Sarah, la fille de Haran son demi-frère. Celle-ci est alors âgée de 15 ans.

1996 / - 1765

"Migdal Babel" ou la Tour de Babel.

Echec de Nemrod, les peuples se disperssent sur la terre.

En l'an 1996, Pélèg, fils de Héver, décède à l'âge de 239 ans. A cette date, trois cent quarante années après l'événement du Déluge, Nemrod est incontestablement le grand-prêtre suprême de toute la civilisation. Il est aussi un empereur puissant qui règne en despote sur les peuples qui composent l'humanité et sur toutes les créatures. A la suite de plusieurs campagnes, il réunit sous son autorité tous les clans issus de ses frères hamites ainsi que les clans de Chem et Japhèt. Depuis plusieurs années, il a entreprit de rassembler toute l'humanité dans la vallée de Chinéhar et a ordonner que soit construit en ce lieu un gigantesque édifice, ("Zygourat", en assyrien) la Tour de Babel, siège de son pouvoir absolu. Rachi commente sur le verset : " Toute la terre avait une même langue et des paroles semblables Et ce fut en voyageant de l'est, les hommes trouvèrent une vallée dans le pays de Chinhar, et s'y étaient arrétés. Ils se dirent l'un à l'autre, venez préparons des briques et cuissons les au feu. Et la brique leur tint lieu de pierre et le biume de mortier", Genèse 11-1;3 qu'ils vinrent tous avec un même dessein, et disaient ; tout ne dépend pas pas de Lui. D.ieu n'a pas le droit de choisir pour Lui le monde supérieur. Montons au ciel et faisons lui la guerre. Rachi précise également que le terme hébraïque "Safah Ehat", une langue unique, fait référence à la Langue Sainte. Les hommes de cette génération avaient donc décidé de s'exprimer en Langue Sainte, pour atteindre leur but collectif. Cette langue, la langue de la "création", que tout le monde parlait, devait leur permettre de se comprendre totalement, malgré que 70 langues originelles étaient parlées par les différentes familles. Leur projet était d'édifier une société unique et unifiée, libre de toute intervention divine, de tout rapport avec la source divine. Ainsi, le but suprême de cette construction était "d'atteindre le Maître du monde" et le défier : " Ils dirent, venez, bâtissons-nous une ville, et une tour dont le sommet atteigne le ciel, faisons-nous un établissement durable, de peur d'être dispersés sur toute la surface de la terre ". Ibid 11-4 Cependant, tous les penseurs de cette époque ne furent d'accord avec une telle entreprise vouée à l'échec. Noé, Chem, Avraham furent contre ce projet utopique. Certains exégètes bibliques affirment qu'Achour, le frère d'Arpakhchad, a été le seul, avec Avraham, à s'être révolté contre la souveraineté de Nemrod et le culte de sa personnalité. (peinture, la Tour de Babel par Rapahael Lacoste)

La Torah précise explicitement que Nemrod et ses acolytes avaient l'intention, à travers cette entreprise, de se faire un "Nom" sur terre à l'instar de D.ieu qui avait créé le ciel et la terre, et ce, afin que les peuples ne se dispersent plus à la surface du globe : " Toute la terre nous appartient, disaient-ils. Il est temps de conquérir les cieux. Au sommet de la tour, nous placerons une statue brandissant une épée, en signe de guerre contre les puissances célestes. Cette tour sera visible de loin par tous les hommes, en signe de ralliement. Ainsi nous seront toujours forts et unis ". Genèse Rabbah, Chapitre 38. Par cet édifice, par la maitrise ds forces physiques et scientifiques, les instigateurs de la Tour de Babel souhaitaient ainsi remettre en question la réalité de la présence divine, s'affranchir de la royauté de D.ieu et ainsi édifier l'histoire selon leur propre initiative. Sur les mots "Ils dirent l'un à l'autre" Genèse 11-3 le rav Elie Munk explique : " Il apparait ainsi que l'idée initiale de Nemrod et de sa génération fut de rassembler les contemporains en une même contrée, en vue de concentrer les efforts collectifs pour la découverte des forces cachées dans la nature, dont la mise en valeur serait susceptible de protéger le genre humain contre toutes calamités et catastrophes de la nature comme contre toutes les puissances maléfiques. les hommes pensèrent que l'organisation collective servirait également de bouvlier contre la misère sociale et la guerre ...ces hommes pensèrent, en effet, que la possession des secrets de la nature les rendrait indépendants de la providence divine; L'union de toutes les races et de toutes les classes de la société devait leur procurer la liberté vis-à-vis de la dignité omnipotente, et c'était là le but final qu'ils visaient à travers leurs différents objectifs ". Par l'instauration universelle de la pratique de l'idolâtrie, ils tentèrent d'occulter la présence du Créateur de l'histoire du monde pour mieux affirmer leurs indépendances intellectuelles, matérielles et politiques, et ainsi dominer la destinée des hommes et accroitre leurs recherches des plaisirs. Le Talmud précise que leur intention réelle était de pratiquer librement l'idolâtrie et la sorcellerie. Traité Sanhédrine 109-a.

Les Sages rappellent que la "Guématria", la valeur numérique du mot "Nom" ou "Chem" en hébreu, est égale à 340, correspondant au nombre d'années écoulées entre l'événement du Déluge et la Tour de Babel. Trois cents quarante ans également séparent la naissance du Patriarche Jacob du temps de la sortie d’Egypte de ses descenfants, les 12 Tribus d’Israël fondées par ses fils. Cette date correspond à la naissance de la nation d’Israël, en tant que peuple libre et indépendant.

La Langue Sainte est oubliée des peuples.

Cette même année, le projet de construction de la Tour de Babel tourne à l'échec. Nemrod nomme ce lieu Babel, car D.ieu a mélangé, Bilbel, en hébreu, les mots et leur sens, semant ainsi la confusion parmi les hommes de cette génération : désormais, ils ne partageront plus le même langage : " Et l'Eternel dit, voici un peuple uni, tous ayant une même langue...C'est ainsi qu'ils ont pu commencer leur entreprise..l'Eternel les dispersa de ce lieu sur toute la surface de la terre, les hommes arrêtèrent de construire la ville. C'est pourquoi on la nomma Babel, parce que l'Eternel confondit le langage de tous les hommes, et de là, l'Eternel les dispersa sur toute la surface de la terre ". Genèse 11-6;9 Selon les linguistes, Babel signifie, en akkadien, "la Porte de Dieu" : "Bab" = "porte" et "El" = "Dieu". En effet, précisent les Maîtres du Talmud, la langue répandue jusqu'alors dans toute l'humanité était le Lachon ha-Kodech, la Langue Sainte. Talmud de Jérusalem traité Méguilah, chapitre 1, Halakha 9. Ainsi, afin que cette construction impossible cesse, leur châtiment fut naturellement de perdre la connaissance de cette langue unique et divine que représentait la Langue Sainte. La Langue Sainte, avec laquelle fut créé le ciel et la terre, était enseignée dans le cadre de la chaîne de la Transmission, dans les académies de Chem et Héver. Toutefois, il existait 70 langues majeures parlées par les 70 grandes familles nées de Chem, Ham et Japhèt, les fils de Noé, les "pères" des 70 Nations. Adam, lui aussi, parlait ces 70 langues. Midrach Tanhouma, Section Dévarim. Cependant, de nombreuses sources évoquent que les 70 langues ont toutes une étymologie commune dont la source est la Langue Sainte, la "langue-mère" par excellence, que D.ieu utilise pour céer l'univers à chaque instant.

Mais, le comportement hérétique de cette génération entraîne un châtiment sur tous les hommes : l'oubli de la Langue Sainte, c'est à dire, la perte du sens réél et commun qu'ils avaient des mots. Dorénavant, les peuples se diviseront et formeront les 70 Nations, chacune d'elles ayant sa propre langue ou idiome et revendiquant l'union sous son autorité intellectuelle. Ainsi, la sanction divine ne s'arrête pas seulement à la division des langues, elle sévit aussi sur la communication entre les hommes. Chaque peuple va développer sa langue spécifique, sans pouvoir comprendre le sens de celle des autres communautés. Cette impossibilité des hommes à communiquer entre eux va faire échouer le projet de la Tour de Babel. L'incapacité de dialoguer provoque non seulement la discorde entre les hommes, mais aussi l'effondrement du gouvernement de Nemrod et l'éclatement de son empire en de nombreuses entités indépendantes. (photo : stèle babylonienne évoquant l'événement de la construction de la tour)

Le langage et la langue : De nos jours, la science qui a pour objet l'étude de la langue et du langage porte le nom de linguistique. La fondation de cette science moderne est attribuée au linguiste suisse Ferdinand de Saussure. Il établira la distinction des concepts entre les langages et les langues. L'utilisation des 70 langues respectives des 70 Nations est évoquée dans les commentaires du livre de la Genèse, notamment lors de la rencontre entre le Pharaon d'Egypte, qui maîtrisait les 70 langues, et Joseph, qui maîtrisait de surcroît la Langue Sainte. Moïse et Josué traduiront la Torah écrite en 70 langues. En outre, pour qu'un Sanhédrine puisse juger, il fallait impérativement qu'il compte au moins deux Sages parlant les 70 langues, et que ses autres membres comprennent au minimum ces langues. Talmud de Jérusalem, traité Chékalim, Chapitre 5, Halakha 1.

Les Maîtres du Talmud et les exégètes de la Torah cherchent les diverses raisons ayant poussé les hommes de cette génération à construire ce monument. Mais, le châtiment divin qui sévit sur cette génération ne se limita pas à la division des peuples par l'usage des 70 langues. Les descendants de Ham, aux mœurs dépravées, avaient voulu "faire la guerre à D.ieu", du haut de la tour. Une partie d'entre eux se retrouvèrent métamorphosés en singes, démons et mauvais génies. Talmud de Babylone traité Sanhédrine 109-a Les Japhétistes, adeptes de la culture et de la logique et soucieux de donner à cette entreprise un sens rationaliste et scientifique, virent plutôt dans le Déluge un phénomène naturel qu'il fallait maitriser. Selon leur compréhension des événements, il était nécessaire de construire sous le firmament une structure protectrice destinée à renforcer la voûte des cieux. En effet, ils craignaient que le ciel ne s'effondre une fois tous les 1656 ans, comme cela s'est produit au temps du Déluge. Mais, leur intention réelle était de créer, à travers l'unité que symbolise la Tour, un centre mondial du paganisme. Un lieu commun à tous, tout en sachant que l'humanité devait inéxorablement s'étendre et conquérir le monde. Ils sont alors divisés par le langage, l'expression différente des langues, et, faute de pouvoir communiquer, ils s'entretuèrent dans le plus grand désoeuvrement. Quant aux Sémites, ils ne virent dans la Tour qu'un symbole de ralliement des hommes, afin de ne pas oublier les "innocentes victimes du Déluge". Leur souhait était d'élever un mémorial en souvenir des morts du Déluge dont les cadavres jonchaient encore le sol de Chinéhar. Ils seront seulement dispersés dans toutes les directions du globe. Pour toutes ces raisons, cette génération est appelée le Dor ha-Pélaga, ou "La Génération de la Dispersion".

Témoignages : Hérodote d'Alicarnasse consacre un article à la tour de Babel, dans son carnet de voyage : " Au milieu, se dresse une tour massive, longue d'un stade, surmontée d'une autre tour qui en supporte une troisième, et ainsi de suite, jusqu'à huit tours. Une rampe extérieure monte en spirale jusqu'à la dernière tour. A mi-hauteur environ, se trouvent un palier et des sièges, afin de s'asseoir et se reposer, au cours de l'ascension. La dernière tour contient une grande chapelle, dans laquelle on voit un lit richement dressé, et près de lui une table en or. Mais, il n'y a point de statue, et nul mortel n'y passe la nuit, sauf une seule personne, une femme du pays, celle que le dieu a choisie entre toutes, disent les Chaldéens qui sont les prêtres de cette divinité ". Une partie de la tour sera démolie par Alexandre III le Grand. (photo : vue arérienne du site supposé de la Tour de Babel.) Le "Séfer ha-Yachar" mentionne que la tour a été partiellement détruite par une pluie de boules de feu qui a causé la mort de milliers d'hommes. Ce sont les trois types de comportement humain ci-mentionnés, poursuit le Talmud, qui ont incité le Maître du monde à anéantir la présence arrogante de la tour, selon un partage similaire : un tiers de l'édifice fut détruit par le feu, un tiers fut englouti dans la terre et un tiers reste présent, comme symbole de soumission totale au Créateur omnipotent. Sanhédrine 109-a, selon le commentaire du Maharsha.

1997 / - 1764

"Dor Ha-Pélagua" ou la Génération de la dispersion.

Les descendants de Sem, Ham et Japhèt, après la Tour de Babel.

1997 / 2023 - L'empire des Hélamites.

En l'an 1997, Nahor I, fils de Séroug, décède à l'âge de 148 ans. A cette date, le sémite Kédorlahomer, général des armées de Nemrod, se révolte contre ce dernier et fonde le royaume d'Hélam (situé au nord du golfe persique, et le royaume de Zagros dont la capitale est l'antique cité de Chouchane ou Suze, actuellement la ville de Hamadan en Iran). Il lève une armée et lance une campagne contre les Hamites. Nemrod est défait, Babylone est assiégée par ses troupes, puis livrée au pillage. Kédorlahomer étend son hégémonie, pendant douze ans, aux cités des cinq rois hamites de la région de Sodome, puis s'empare du mont Séïr, du Néguev et du désert de Paran. (cartographie "Géographie des Hébreux" tirée de l'Atlas réalisé par Delamarche - 1843)

Malgré deux échecs cuisant, celui de la construction de la Tour de Babel et sa défaite face à Kédorlahomer, Nemrod continuera à régner pendant plusieurs années sur la région de Chinéhar, et fondera quatre villes : Babel, Erekh, Akkad et Calné. Les sources hébraïques attribuent à Nemrod l'origine de la civilisation summérienne et du futur empire babylonien, qui atteindra son apogée avec Nabuchodonosor II, 47ème roi de Babel. A la mort de Nemrod, son fils Mirdone lui succèdera. A cette époque, les descendants des fils de Mitsraïm (Canahan, Kouch et Phout), de souche hamite, voyageront vers d'autres régions qu'ils nommeront d'après leurs noms. Parmi eux, figurent : les Loudim, les Hanamim, les Léhavim, les Naphtouhim, les Patroussim, les Kaslouhim et les Kaftorim qui s'installent le long du Nil. L'union des Patroussim et des Kaslouhim donnera naissance aux Philistins, Guérarim, Hazatim, Guitim et Ekronim. Les rois, fondateurs des villes de Sodome, Hamorah, Admah et Tsévoyim, sont des descendants de Canahan. Séïr, fils de Houre, fils de Hivi, fils de Canahan, s'installe près du désert de Paran, où il fonde la ville de Séïr, future terre d'Edom.

Noms des descendants de Sem : Parmi les fondateurs des peuples sémites, figure Achour, fils de Chem. Il fondera la ville de Ninive, capitale du futur empire assyrien. Les descendants d'Achour vont fonder d'autres villes, notamment Ressen, Kalah et Réhovoth Ir. Parmi les descendants du fondateur de la dynastie assyrienne (et originaire de Ninive), figure Balah, qui s'installera avec sa famille dans une région portant le nom de Tsoar, en face de Sodome, où il fondera une ville en son nom. Rav Yahacov Gabison cite dans son livre "Homer ha-Chikha" une tradition orale selon laquelle Ninive se situerait sur les côtes du Maghreb, près de la ville de Cherchell, à côté d'Alger. Selon la plupart des historiens, la ville de Ninive est située en terre de Naharaïm, région qui portera tardivement les noms d'empire assyrien et royaume de Mitani. Figurent également le chef sémite Aram, qui fondera la ville de Houts, du nom de son frère, ainsi que les descendants d'Hélam, ou Hélamites, et enfin Arpakhchad. Les descendants d'Achour, ou Achourim, font partie des peuples chaldéens et parlent l'araméen. Le Talmud cite fréquemment l'utilisation du "ktav achouri" ou "écriture d'Achour", célèbre pour la clarté et la précision de ses caractères.

1997 / 2489 - Les 31 cités canahanéenes.

En cette année 1997, les tribus guirgachites, hivites, harkites, sinites, arvadites, tsémarites et hamatites fondent les 31 cités canahanéennes. Certaines familles d'Amoréens s'installeront sur le mont Moriah. Ils y détruiront l'Autel qu'avait construit jadis Noé, et qui était gardé par Chem. Les Canahanéens sont des idolâtres, adorateurs de "Bahal-Zévouv". L'année 2489 marque l'année de leur déclin lors de la conquête de Canahane par les Hébreux et la chute de Jéricho la grande métropole. Le Talmud témoigne des cinq commandements enseignés par leurs ancêtres : " Aimez-vous les uns les autres, aimez le vol, aimez la débauche, haïssez vos maîtres et ne dites jamais la vérité ". Talmud de Babylone, traité Péssahim 113-b.

Noms des descendants de Japhèt : Parmi les descendants de Gomer, fils de Japhèt, figurent ; les Aschkénazes, qui fonderont Prague, les Phrankous, qui résident dans les terres de Phrantsa (France), près de la Seine. Parmi les descendants de Rifat, figurent les Bartonim (Bretons), qui résident près du fleuve Lidah. Ce fleuve déverse ses eaux dans la Mer de Guihone, "Ha-Okyanous", ou Océan Atlantique. Parmi les descendants de Togarma (Turquie), figurent les peuples Kouzar, Phratsinakh, Boulgar (Bulgarie), Elikanous, Ragvina, Tourki, Vouz, Zaboukh, Oungar (Hongrie), et Tilmets. Ils nomment leurs villes et leurs régions d'après les noms de leurs ancêtres. Certains s'installent le long du Danube. Parmi les descendants de Yavan, le père de tous les Ioniens, figurent les Yévanim (Grecs), qui résident sur les terres de Mokdonia (Macédoine). Parmi les descendants de Madaï (Médie, soit le peuple des Mèdes), on distingue les Arézlous, qui résident sur les terres de Koursane. Les descendants de Touval (Toscans), habitent sur les terres de Touchkana, le long du fleuve Phchia. D'autres fonderont la ville de Sabénah. Parmi les descendants de Méchékh, figurent les Chévchani. Parmi les descendants de Tiras (Perse), figurent les Bosni et les Anguéli. Les descendants d'Elichah, les Almania (Alamans), habitent entre les fleuves Yov et Chivatmou. Certains vont s'installer dans le nord de l'Italie. En outre, les exégètes rabbiniques précisent que les Guermanim (Germains) sont des descendants de Magog. Les Kitim, descendant des Ioniens, sont à l'origine des peuples qui coloniseront la région de Rome et la Campagnie, à l'embouchure du Tibre : ce sont les Romains et les Italiens. Les descendants des Dodanim résident dans les terres de Bardana, près des montagnes qui longent la Mer de Guihone. l'éxégète Rachi précise que la génération de la Tour de Babel a connu, pour la seconde fois de l'histoire de l'humanité, une gigantesque innondation provoquée par un débordement de la Mer Méditerranée. Genèse Rabbah 38-16 ; Séfer ha-Yachar.

   
     
 
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